"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
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Le travail malade
L’alliance des générations, un défi majeur pour notre avenir à tous !
La santé pour tous. Une protection sociale solidaire.
Les personnes handicapées sont des citoyens comme les autres
27 septembre au Zénith à Paris
Pourquoi le Rassemblement de la fraternité et de l'avenir ?
Le monde qui vient laisse apparaître d’immenses défis. Circulation folle de l’argent, pauvreté, crise alimentaire, délocalisations sauvages, crise écologique et climatique, conflits et guerres : voici la mondialisation malheureuse, celle qui interroge chaque citoyen, en France et dans le monde.
Mais la mondialisation n'entraîne pas que des désastres. La science, grâce à une recherche sans frontières, a repoussé les limites de la vie et amélioré la santé des humains. Les nouvelles technologies de la communication ont unifié le monde plus vite que des siècles d’exploration maritime. Les investissements se réalisent aux quatre coins de la planète et créent de la richesse. Les accords internationaux organisent peu à peu une communauté juridique et politique mondiale.
Il n’est donc pas trop tard : soit la mondialisation provoque un progrès de civilisation. C’est possible. Soit elle est porteuse de toujours plus de malheurs. C’est possible aussi. C’est de la volonté politique que cela dépendra.
Education, santé, travail, écologie, lutte contre la pauvreté : des responsables d’associations, des syndicalistes, des artistes viendront partager leur vision des enjeux qui nous attendent.
Moment de réflexion collective, le rassemblement sera aussi un évènement festif : des grands noms de la chanson donneront un concert, pour que la joie d’être ensemble et de préparer l’avenir soit plus forte que la gravité de l’époque.
Dons Renseignements pratiques Déplacement Hébergement Accueil des handicapés
Edito
La sagesse ou plutôt la méfiance populaire tient pour évident que "l'on peut faire dire aux chiffres ce qu'on veut". Nul doute qu'elle en trouvera une nouvelle démonstration dans l'examen par la Cour des comptes du budget 2007 du régime général de la Sécurité sociale.
Bicentenaire, impavide, ostensiblement besogneuse, la haute juridiction financière fait là son travail : éplucher les comptes de l'Etat, de la Sécurité sociale et des collectivités territoriales et apporter autant que possible aux citoyens la garantie que l'argent public, c'est-à-dire leurs impôts, est géré de façon précise et transparente. Depuis trois ans et la réforme des lois de finances, la responsabilité de la Cour n'a jamais été aussi grande : dès lors que l'Etat est considéré, peu ou prou, comme une entreprise, ce n'est plus seulement son budget qui est passé au crible, mais également son bilan (actifs et passif, endettement et engagements, amortissements et provisions).
Comme le commissaire aux comptes d'une entreprise, la Cour est donc chargée de certifier les comptes publics : le 21 mai, elle l'a fait pour les comptes 2007 de l'Etat, mais avec de sérieuses réserves puisqu'elle estimait le déficit public sous-évalué d'une dizaine de milliards d'euros... Elle vient de franchir un nouveau pas, spectaculaire, en refusant, le 30 juin, de certifier les comptes de la branche recouvrement de la Sécurité sociale. Les magistrats de la rue Cambon estiment que son déficit a été, l'an dernier, de 10,5 milliards d'euros, soit 1 milliard de plus que le chiffre avancé par le gouvernement.
La réaction du gouvernement a été immédiate : le ministre du budget, Eric Woerth, a réfuté point par point l'analyse et les arguments de la Cour. Il a confirmé "son" chiffre de déficit public pour 2007 et assuré que les comptes de la Sécu sont "fidèles" à ses résultats. Ce différend sera tranché à l'automne par le Parlement.
L'agacement du ministère des finances, publiquement épinglé, est donc compréhensible. Mais pas admissible. Dès lors que la haute juridiction financière est chargée de certifier les comptes publics, le devoir du gouvernement est d'en respecter les jugements. Quoi qu'il lui en coûte. Sauf à nourrir un peu plus la méfiance à l'égard des accommodements de l'Etat avec l'argent public.
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