La Cour des comptes dresse un bilan exhaustif du plan cancer dans un rapport publié hier. Le Parti socialiste tient à
souligner les points suivants :
- Le plan Chirac a poursuivi le plan Jospin qui avait accordé 300 millions d’euros en deux ans à la lutte contre le cancer.
- Pour le dépistage, le
rapport qualité prix n’y est pas et notre pays reste très en retard au regard des autres pays européens, pour le cancer du sein, et encore plus pour le cancer du côlon.
- Les soins constituent le plus gros échec du plan cancer. Si on excepte le remboursement à l’euro près des chimiothérapies, l’argent réellement injecté, dans les hôpitaux, est très faible.
- Les Cancéropôles sont un succès du plan cancer. Ils avaient été initiés en Rhône-Alpes et en Ile de France sous le gouvernement Jospin. Pour autant, le financement par les Régions explique en grande partie ce succès.
- Les créations de postes dans l’hôpital public ont été tout à fait insuffisantes, face à une augmentation de 25% en 5 ans du nombre des cancers. La situation pour les physiciens en radiothérapie, est au bord de l’explosion.
- Malheureusement, la lutte contre le Tabac s’essouffle et le sujet Cancer / Environnement, reste un échec majeur du plan cancer.
Le Parti socialiste souhaite qu’un troisième plan cancer soit officiellement lancé -ce qui n’est toujours pas fait- que des indicateurs précis et publics soient définis en particulier pour le lien Cancer / Environnement. La première cause de mortalité chez l’homme et la femme doit être une priorité et s’inscrire, dans une vision de coopération européenne, perspective dramatiquement absente de la politique actuelle.
Communiqué de
Pascal TERRASSE, Secrétaire national à la Santé,
Thierry PHILIP, délégué national aux maladies chroniques et au cancer
Yvon GRAÏC délégué Santé PS76


