"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
- le 17 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les
nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la
discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »
-le 24 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
richesse ?
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !
Ségolène Royal
Il est vrai que l'Italie est aujourd'hui dans un triste état : une démographie comateuse, une industrie en recul, un chômage persistant, des universités mal placées dans la course à l'économie de la connaissance, des élites internationalisées qui se désintéressent de leur propre pays, une immigration incontrôlable, un Etat impuissant face aux sociétés criminelles du Mezzogiorno. Ce n'est pas un hasard si la Ligue du Nord d'Umberto Bossi, autonomiste, xénophobe et anti-européenne, obtient un succès retentissant en Vénétie et en Lombardie, après que le gouvernement Prodi s'est révélé incapable de résorber la montagne d'ordures napolitaines, fruit d'un fructueux trafic de la Camorra.
La ligne politique de Berlusconi est plus que jamais une ligne populiste alimentée, selon l'analyse de Marc Lazar, par les frustrations du Nord et les peurs du Sud. D'un côté, les petits industriels, commerçants, artisans mais aussi ouvriers de la partie septentrionale du pays, de l'autre, les femmes au foyer, les personnes âgées, les couches sociales défavorisées inquiètes de la modernisation, dans la partie méridionale.
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Tout, pourtant, n'est pas négatif dans le vote très clair qui vient d'avoir lieu. D'abord, grâce à la prime majoritaire contenue dans la loi électorale, Berlusconi, demain, à la différence de
Prodi hier, va disposer pendant cinq ans d'une majorité stable. La tendance à la bipolarisation est très nette dans un pays où se mouvaient récemment, selon certains décomptes, jusqu'à 39 partis
politiques. Désormais, quatre seulement seront représentés au Parlement, le PDL de Berlusconi, le PD (Parti démocrate) de son adversaire de gauche Walter Veltroni, la Ligue du Nord à l'extrême
droite et, au centre, la petite Démocratie-chrétienne résiduelle de Ferdinando Casini. Cet échec des centristes qui voulaient échapper à la logique bipolarisante Berlusconi-Veltroni n'est pas une
bonne nouvelle pour François Bayrou. L'écrasement de la coalition «arc-en-ciel», communistes- Verts, qui a pratiqué à l'égard de Prodi la politique du pire, en est une très mauvaise pour Olivier
Besancenot. Partout en Europe, les électeurs de gauche estiment en effet que leur camp a déjà trop de difficultés pour se payer le luxe de surenchères plébéiennes et d'utopies
paléontologiques.
Les temps sont durs pour une gauche européenne qui dominait la scène pendant les années 1990. En France et en Italie, la droite est solidement installée aux affaires; en Allemagne, la grande coalition tourne à l'avantage d'Angela Merkel; au Royaume-Uni, Gordon Brown est au plus bas dans l'opinion publique. La conjoncture est contre la gauche et, quelle que soit la tactique employée, son noyau électoral oscille entre 40% et 45% du corps électoral.
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Le Nouvel Observateur









