"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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n'oubliez pas la vôtre !
«Jack Lang est venu me voir pour me dire: "Tu avais raison sur Laurent Gbagbo,je te fais mes excuses." J'ai savouré.» Dans son bureau de l'Assemblée nationale, le député Henri Emmanuelli raconte volontiers combien son camarade socialiste a été bien reçu à Abidjan. Objet d'un vif contentieux interne en 2004, débouchant sur la «prise de distance» du parti socialiste, la relation PS-Gbagbo évoluerait-elle vers un rapprochement,par la grâce des discothèques de la rue Princesse ?
Le 29 mars, dans une interview au quotidien Fraternité Matin, Jack Lang estime «qu'en France même,
il y a eu une énorme manipulation, organisée par certains médias et le gouvernement sans doute.
Et quelques autres. Quoique de bonne foi, mais ça n'excuse rien, les socialistes ont été victimes ou complices de cette manipulation». Et d'indiquer son intention de «rétablir le pont
entre les socialistes français, le président Laurent Gbagbo et la Côte-d'Ivoire».
Les appels à la démission du Front populaire ivoirien de l'Internationale socialiste ne seraient donc plus d'actualité?
Egalement du voyage en Côte-d'Ivoire, le député strauss-kahnien Jean-Marie Le Guen dit avoir «une
mémoire vive des tensions d'alors, et surtout de leur principal thuriféraire, le grand socialiste Eric Besson».
Pour le vice-président de l'Assemblée nationale, interrogé par Mediapart, «on n'est pas forcément un lobbyiste quand on
essaie d'agir et il est évident que le PS a eu des mots injustes pour Gbagbo, qui a été victime d'une politique de désinformation».
Présent à Abidjan«à l'invitation du gouvernement ivoirien et parce que des gens nous ont dit qu'il était important d'avoir un regard renouvelé sur la situation», Le Guen confie enfin avoir été «impressionné par la dimension humaine, profonde et solide du président Gbagbo».
- "Sur le fond" du dossier ivoirien, Jean-Marie Le Guen dit avoir constaté que «le processus de Ouagadougou [lire le rapport de l'Onu] était à l'œuvre et que tout le monde s'y retrouvait à peu près». De son séjour, il se dit «stupéfait de voir combien la France est désengagée du pays» et il estime ne pas voir «comment la France pourrait être absente d'un processus démocratique invraisemblablement cher et compliqué», faisant allusion au contrat de 100 millions d'euros liant le pays avec la société Sagem. Enfin, il confirme «réfléchir à la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire sur les événements de Bouake» [lire le dossier de RFI]. Lui et Jack Lang étaient repartis quand ont éclaté les heurts et manifestations contre la vie chère, dans les rues d'Abidjan.
- Lire aussi cet article de Rue89 du 31 mars, sur un complot anti-Gbagbo jugé à Paris
- La fiche «Côte-d'Ivoire» extraite du rapport 2007 d'Amnesty international
- Le dossier Côte-d'Ivoire du Monde diplomatique










