"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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L'Assemblée nationale s'est penchée, mardi 1er avril, sur la première traduction officielle, dans les programmes, de la politique scolaire de Nicolas Sarkozy. Le Président de la République avait promis, durant sa campagne, de «liquider une bonne fois pour toutes l'héritage de Mai 68» et de remettre les élèves au travail ; dans son sillage, Xavier Darcos avait dénoncé la «démagogie» qui «a voulu faire [des classes] un lieu de vie, un espace ludique». Concrètement? Le ministre de l'éducation nationale a présenté mardi, lors d'une audition devant les députés de la commission des affaires culturelles, sa rénovation des programmes du primaire, quasiment bouclée. Objectif de cette refonte, qui doit entrer en vigueur dès la rentrée 2008 : «Diviser par trois le nombre d'élèves en situation d'échec important.»
La rue de Grenelle a voulu réécrire un texte initié par la gauche (mais étrenné sous la droite en 2002), supposé truffé de lubies "pédagogistes", accusé d'avoir omis de faire bûcher, voire besogner les enfants : pourquoi donc disqualifier la discipline, le labeur, la répétition, le "par-cœur", semblent dire ses détracteurs? La nouvelle version des programmes, recentrée sur «les fondamentaux», réconciliée avec la récitation ou les exercices grammaticaux systématiques, a toutefois déclenché une large contestation en mars dernier : deux anciens ministres issus de bords opposés (Jack Lang et Luc Ferry) ont fait part de leurs réserves ; les principaux syndicats de l'école primaire, ainsi que de nombreux chercheurs, ont paraphé un appel intitulé «Copie à revoir», qui réclame une suspension immédiate de la réforme. «Votre projet est marqué par l'inadaptation des contenus, par un affaiblissement de leur dimension culturelle et par une conception mécaniste des apprentissages», écrivent notamment les pétitionnaires.
Mardi soir, les élus socialistes attendaient donc Xavier Darcos de pied ferme. A la seconde où le ministre a franchi le seuil de la commission, la gauche s'est dressée comme un seul homme: «On se lève quand le professeur entre!», ont ricané les socialistes, remontés contre la réintroduction de «l'instruction civique et morale». Ils ont illico dénoncé une réforme «hâtive», empreinte d'esprit «nostalgique» et de «revanche idéologique». Le ministre, blindé, a prié les «enfants» de s'asseoir. Il a ensuite dressé un bilan critique des programmes de 2002, moquant les méthodes nouvelles et l'idée d'«imprégnation des savoirs» chez l'enfant:
- les nouveaux programmes de l'école primaire, quasi définitifs, sont consultables ici
- le texte de l'appel pour une suspension des nouveaux programmes est là
- sur Mediapart, allez consulter les blogs des historiens Claude Lelièvre et Philippe Joutard, qui livrent leurs analyses sur le sujet










