"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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DÉGRADATION DES CONDITIONS DE RESSOURCES
A quelques jours de cette action, Nicolas Sarkozy a pris les devants en confirmant, mardi 25 mars à Tarbes (Hautes-Pyrénées), une revalorisation de 5 %, en septembre, de l'allocation aux adultes handicapés (AAH), une aide versée à un peu plus de 810 000 personnes. Vendredi, à la veille de la manifestation, Xavier Bertrand, le ministre du travail et de la solidarité, et Valérie Létard, la secrétaire d'Etat chargée de la solidarité, ont affirmé que "la politique du handicap [était] au cœur des priorités d'action" du gouvernement.
Malgré la mise en œuvre des dispositions de la loi de 2005 "pour l'égalité des droits et des chances des personnes handicapées" – un des chantiers du dernier mandat de Jacques Chirac –, les associations s'inquiètent de la dégradation des conditions de ressources. "Les lois sur le handicap ont toujours évité d'aborder la question des ressources, souligne Jean-Marie Barbier, président de l'Association des paralysés de France (APF). Par rapport à la valeur travail qui sert désormais de référence, les pouvoirs publics semblent ignorer tous ceux qui n'ont pas et n'auront jamais accès à l'emploi." De surcroît, 265 000 handicapés reconnus aptes à travailler sont sans emploi. "On ne peut se résoudre à accepter que la grande majorité des handicapés soient condamnés à vivre en dessous du seuil de pauvreté [817 euros]".
UN TAUX DE CHÔMAGE DE 19 %
Révisée en 2005, l'AAH est fixée à 628,10 euros, sans inclure les prestations de service et d'équipements liés à la nature du
handicap. Alignée sur le minimum vieillesse, cette prestation, qui fait partie des "minima sociaux"
d'assistance, devrait être revalorisée de 25 % d'ici à 2012 et à partir de cette année, selon l'engagement pris par le chef de l'Etat
pendant la campagne présidentielle.
Le nombre de bénéficiaires étant passé de 710 000 en 2000 à plus de 800 000, l'effort financier est important. Mais il reste très en deçà de la demande des associations qui plaident pour l'équivalent d'un smic brut, soit 1280 euros par mois. L'instauration des franchises médicales depuis le 1er janvier, même plafonnées à 50 euros par an, a renforcé la crainte d'une aggravation de l'accès aux soins. D'autant que le montant de l'AAH n'accorde pas le bénéfice de la complémentaire santé de la couverture maladie universelle (CMU-C).
Dans ce dossier, le gouvernement mise sur l'insertion et le retour à l'emploi des personnes handicapées. A Tarbes, M. Sarkozy s'est inquiété d'un taux de chômage de 19 %, soit le double du niveau national. De son côté, M. Bertrand a évoqué une réforme des conditions d'attribution de l'allocation qui pourrait inclure un cumul entre AAH et revenus d'activités. Malgré la manifestation des associations, le gouvernement ne devrait préciser ses propositions que lors de la Conférence nationale du handicap, qui sera réunie le 10 juin.










