"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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n'oubliez pas la vôtre !
Comment "faire du social" sans argent ? Parmi les causes de sa défaite aux élections locales, l'UMP met en avant
la défaillance de l'électorat populaire qui avait voté pour Nicolas Sarkozy il y a moins d'un an. Pour reconquérir ces électeurs, le parti du président insiste sur la nécessité d'une relance
sociale. C'est une gageure. Le président de la République l'a déjà dit : "Les caisses sont vides" ; le déficit public s'est encore aggravé en 2007 ; et la crise mondiale imposera plus que
probablement au gouvernement, en 2009, un budget rigoureux et des coupes claires dans les dépenses sociales.
La loi pénitentiaire de Rachida Dati, la loi sur le logement de Christine Boutin pourraient faire les frais de cette rigueur qui ne veut pas dire son nom. Mais le sacrifice risque de s'étendre au revenu de solidarité active (RSA), cette réforme que Martin Hirsch avait portée dans la campagne de Ségolène Royal et qui est à l'origine de son entrée au gouvernement. Le RSA devait être généralisé en 2009. Mais il coûte cher - de 2 à 3 milliards d'euros -, et Matignon songe à l'étaler jusqu'en 2011. "Je ne veux pas que le wagon des pauvres soit décroché du train (des réformes)", a lancé M. Hirsch. Pour l'heure, il est déjà en queue du train.
Enfin, le gouvernement entend boucler la réforme des retraites avec l'objectif, prévu par la loi du 21 août 2003, de porter à 41 ans en 2012 la durée de cotisations requise pour une retraite à taux plein. Sauf que les conditions ne sont pas remplies. Le financement n'est pas assuré. Et le taux d'emploi des seniors (38,1 % en 2006) est bien loin des 50 % que les partenaires sociaux se sont promis d'atteindre en 2010. Le Medef veut reculer l'âge légal de départ à la retraite à 61 ou 62 ans, mais les entreprises continuent de faire partir les salariés de plus de 55 ans !
M. Sarkozy va donc devoir expérimenter le social à sec, sans moyens. Qui plus est, il devra simultanément donner à ses partenaires européens des gages de bonne gestion, au moment de prendre la présidence de l'Union. Certes, cela n'empêche pas le gouvernement de relancer concertation et négociations avec les syndicats et le patronat.
Mais l'équation est d'autant plus complexe que les règles du jeu social sont en train de changer. La représentativité syndicale est au coeur d'une négociation qui doit aboutir d'ici au 10 avril, mais qui fait du surplace, notamment à cause des divisions au sein d'un patronat en crise. La perspective d'un échec va obliger le gouvernement à reprendre la main sur un sujet des plus conflictuels, car il met en jeu l'avenir même de certains syndicats. Finances en panne, méthode en chantier, engagements européens : tout concourt, dans l'immédiat au moins, à faire avorter la relance sociale. Donc à aiguiser les impatiences des Français.
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