"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Didier Migaud (PS), a déclaré mercredi redouter
«un plan de rigueur d'une ampleur sans précédent» après l'annonce par le Premier ministre d'une révision à la baisse des
prévisions de croissance pour 2008. «Nous sommes dans le scénario parmi les plus pessimistes qui avaient été présentés au moment de la loi de finances initiale», à
l'automne dernier, a déclaré à l'AFP le député de l'Isère.
M. Migaud réagissait à l'entretien de François Fillon à paraître jeudi dans l'Express. Le chef du gouvernement prévoit une croissance «entre 1,7% et 2%» pour 2008, alors que
l'exécutif a bâti le budget 2008 sur une hypothèse de 2,25%. «Nous n'augmenterons pas les dépenses», s'est engagé M. Fillon. «Pour les maintenir au niveau prévu, nous annulerons tout
ou partie des sept milliards
d'euros (NDLR: du budget 2008) mis en réserve en début d'année». «Si le Premier ministre envisage d'annuler sept milliards de crédit, cela représenterait un plan de rigueur
d'une ampleur sans précédent», commente M. Migaud.
Le président de la commission des Finances a aussi estimé qu'il y avait «des silences troublants» dans l'entretien de M. Fillon. «Lorsque le Premier ministre dit que la
"dette accumulée par la Sécurité sociale ne sera pas financée par des prélèvements obligatoires supplémentaires", il manque quelque chose : par quoi sera-t-elle financée ?»,
s'interroge-t-il. «Un gouvernement peut-il accepter une dégradation aussi forte de nos comptes publics sans réagir ? Nos partenaires européens nous laisseront-ils ? Ne nous
imposeront-ils pas un certain nombre de mesures ?», poursuit M. Migaud. «Lorsque le Premier ministre dit que, depuis juillet 2007, on travaille quatre heures de plus par
mois, soit il est mal informé, soit il est trompé, soit il ne dit pas la vérité. Cela n'est pas vrai», assure-t-il.
Sur la forme, le président de la commission des Finances regrette «que le Premier ministre soit plus précis dans une interview qu'il ne l'a été hier (NDLR: mardi) devant la
représentation nationale».
Le premier secrétaire du PS, François Hollande, devrait de nouveau interpeller le Premier ministre mercredi sur la situation économique.
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