"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Ségolène Royal s'auto-congratule. La candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007, ravie d'avoir "défriché" le terrain sur l'alliance PS-MoDem, a salué mardi les accords entre les candidats socialistes et centristes pour le second tour des municipales.
Lors d'un déplacement à Colombes (Hauts-de-Seine), la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes a appelé les électeurs centristes à
sanctionner le pouvoir dimanche prochain.
"Je vois que mes idées progressent. C'est une bonne chose (...) cette idée qui était très contestée en 2007 devient une vérité sur les territoires, je ne peux que m'en féliciter", a déclaré Mme Royal à Colombes, où elle était venue soutenir le candidat socialiste Philippe Sarre. Ce dernier affronte Nicole Goueta et la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme Rama Yade, troisième sur la liste de la maire UMP sortante, dans un duel serré.
"C'est toujours difficile de défricher de nouveaux espaces pour l'action publique", a remarqué Ségolène Royal, très critiquée au printemps dernier par ses "amis" socialistes pour ses appels du pied à François Bayrou entre les deux tours de la présidentielle.
Alors que la question des alliances divise toujours les socialistes dans la perspective de leur congrès, son appel dimanche soir après le premier tour des municipales à des accords "partout entre la gauche et le MoDem" a été contredit par François Hollande, son ex-compagnon et Premier secrétaire du PS, venu soutenir M. Sarre mardi à Colombes. Mais de nombreux candidats socialistes, à commencer par Martine Aubry à Lille, ont fusionné leurs listes avec celle du MoDem.
Dautres candidats MoDem ont choisi l'alliance avec l'UMP. A Colombes, Nicole Goueta, devancée par Philippe Sarre au premier tour avec 42,46% des voix contre 43,56%, a fusionné sa liste avec celle du centriste Laurent Trupin.
A Colombes, où elle reprenait ses déplacements de soutien aux candidats socialistes, Mme Royal s'est efforcée de mobiliser l'électorat des banlieues, qui avait massivement voté pour elle à la présidentielle. Elle s'est notamment rendue dans le quartier des Fossés Jean, où a vécu Rama Yade, pour un meeting improvisé au pied des immeubles devant plusieurs centaines d'admirateurs enthousiastes. "Je vous demande de venir voter massivement", a-t-elle lancé sous les vivats.
Un peu plus tôt devant la permanence de Philippe Sarre, Ségolène Royal a appelé les électeurs centristes et de gauche à sanctionner le pouvoir dimanche. "J'ai entendu Nicolas Sarkozy à Toulon dire que les résultats du premier tour étaient pour lui encourageants. Il n'a pas compris le message du premier tour", a estimé Mme Royal.
"Les Français doivent faire entendre très fortement ce message de sanction et de mécontentement au second tour de ces élections municipales", a-t-elle ajouté. "Il faut que le pouvoir en place comprenne la leçon que les Français veulent lui donner", a-t-elle dit en dénonçant "l'arrogance ministérielle".
Après Colombes, Ségolène Royal poursuivra mercredi son marathon à Noisy-le-Sec et Longjumeau, en banlieue parisienne, puis en Lorraine. Des déplacements destinés à soigner sa popularité autant qu'à préparer son offensive à venir sur le Parti socialiste. AP










