"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
- le 17 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les
nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la
discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »
-le 24 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
richesse ?
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !
Ségolène Royal
Faut-il que rien ne bouge dans le monde feutré de la culture ? Certainement pas. Et d'abord parce qu'il souffre d'un mal endémique : celui de ne pas savoir faire coïncider ses efforts d'investissement - toujours plus nombreux - avec les moyens de leur fonctionnement - trop souvent négligés. Cette fracture croissante contribue à diminuer automatiquement la part des subventions attribuées à chacun. A moins d'augmenter de façon notable le budget général de la Rue de Valois, ce qui n'est pas à l'ordre du jour, ou de remettre à plat le système d'attribution des subventions. Mais il faut là une vraie détermination et des idées claires pour l'entreprendre. Elles sont absentes aujourd'hui.
Pourtant, il serait absurde d'assimiler le domaine culturel mis en place à l'époque des ministères Malraux et Lang à quelques privilégiés, porteurs d'un discours élitiste et n'intéressant que les nantis du savoir. En deux générations, ce domaine s'est à la fois élargi et diversifié. Même s'il reste encore et toujours des améliorations à apporter, l'accès au théâtre, à la danse, à toutes les musiques et aux arts plastiques s'est ouvert à une population qui en était privée. Qui aurait imaginé dans les années 1980 implanter un musée à Vitry-sur-Seine ou à Lens ?
La culture est devenue un pan non négligeable de l'économie. Elle contribue à revivifier les villes et les régions, qui en ont souvent fait un argument électoral. C'est aussi, potentiellement, un puissant moteur social dans les banlieues. Il n'est aujourd'hui relayé par personne. Les messages envoyés par Nicolas Sarkozy et son entourage vont exactement dans le sens contraire. Plus qu'une revendication corporatiste, les récentes manifestations reflètent une inquiétude réelle et un profond malaise, qu'il serait imprudent de négliger.









