Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
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Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
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nous allons le continuer ensemble" 

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« Chères amies, chers amis,

vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.

Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »

                                                                                Ségolène Royal


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Dimanche 3 février 2008
Éric Le Bourg chercheur au CNRS, Centre de recherches sur la cognition animale, à l’université Paul-Sabatier de Toulouse.
Cinq ans après la promulgation de la loi Fillon sur les retraites arrive le moment où le gouvernement va vraisemblablement augmenter à 41 ans en 2012 la durée d’assurance pour bénéficier d’une retraite à taux plein, et à 41,5 ans en 2020. Cette augmentation est contestée par certains, alors que les conséquences de l’adoption des réformes de 1993 et de 2003 en terme de paupérisation progressive des futurs retraités sont maintenant connues.http://izipik.com/images/20071016/joc0aql17usqhork9d-groupes.jpg

 

Dans les années 80, il était courant d’entendre que la baisse de la natalité était une menace pour nos retraites, car ne permettant pas le renouvellement des générations. Jacques Chirac déclarait en 1996 : «Le recul de la natalité porte en germe la baisse de notre compétitivité, et menace à terme notre dynamisme», et le Parti communiste français, peu sensible a priori à la «pensée unique», écrivait, lors de son congrès de la même année, que le «renouvellement des générations n’est plus assuré». Depuis qu’il est devenu évident qu’il n’y a pas de dénatalité en France, puisque le nombre d’enfants que les femmes ont au cours de leur vie ne baisse pas, et que par ailleurs la fécondité de l’année a atteint deux enfants par femme en 2006, ce discours se fait plus rare. Il est donc probable que le débat sur les retraites ne se fera pas autour d’une prétendue dénatalité, d’autant plus que les perspectives démographiques publiées en 2006 par l’Insee et prises en compte par le Conseil d’orientation des retraites dans son rapport de janvier 2007 ont permis de revoir à la baisse le coût des retraites en 2050 (14,6 points de PIB, contre 16 points prévus en 2006).

On pourrait donc espérer que le prochain débat sur les retraites se fasse autour d’un projet de société et ne soit pas perturbé par une peur sans fondement.

Toutefois, la parution de plusieurs ouvrages permet de craindre que ce débat se fera aussi autour de la notion de «guerre des âges». Ces livres expliquent que les générations nées avant 1955, après avoir bénéficié du plein-emploi et de salaires élevés, profitent des cotisations de retraite payées par leurs enfants, qui, eux, connaissent le chômage et les salaires réduits. Nous serions face à un début de guerre des âges provoquée par l’égoïsme des retraités et des baby-boomeurs, qui seraient responsables de la situation des jeunes.

De façon transparente, ces ouvrages nous suggèrent, quand ils ne l’affirment pas directement, que notre pays doit encore et toujours durcir les conditions donnant droit à la retraite, celle-ci pouvant survenir à 70 ans, comme le propose François de Closets dans Une vie en plus. L’entreprise de culpabilisation à l’œuvre au temps où la dénatalité semblait une évidence à beaucoup se renouvelle : les couples refusant les enfants, considérés comme responsables du vieillissement de la population, sont remplacés par les baby-boomeurs qui auront vécu «à crédit sur la génération suivante», selon les mots de Bernard Spitz dans le Papy-Krach. Existerait-il donc une «collaboration des classes» d’un nouveau genre unissant les vieux ouvriers à leurs vieux patrons pour ponctionner, de façon indifférenciée, les jeunes des cités et des beaux quartiers ? A cette aune, les salariés mis en préretraite vers 50 ans auraient une part de responsabilité dans le fait que leurs enfants font des stages en entreprise rémunérés une misère.

Quoi que l’on pense de la réalité d’un égoïsme de certains membres des générations les plus âgées (l’image du vieux grippe-sou mourant sur son tas d’or a fait les délices de la littérature), instiller dans l’opinion l’idée d’un égoïsme de génération ne peut que polluer le débat sur l’avenir de nos retraites. Recourir à des boucs émissaires signifie qu’une prise de position basée sur des critères émotionnels est préférée à celle découlant d’un vrai débat. Opposer les générations entre elles peut être aussi dangereux pour notre société qu’opposer les Français de souche à ceux issus de l’immigration, les fonctionnaires aux salariés du privé, ou les cheminots à tous les autres. La politique du bouc émissaire flatte les sentiments les plus vils et peut mettre en cause la cohésion sociale, et dans ce cas précis aussi la cohésion familiale.

Le débat sur les retraites doit donc avoir lieu, mais toute tentative d’opposer les générations entre elles, d’où qu’elle vienne, doit être considérée comme une tentative de manipulation de l’opinion. Après tout, peut-être n’est-il pas forcément souhaité par tous qu’un débat faisant appel au raisonnement de chacun, et non à ses émotions, ait lieu.

Dernier ouvrage paru :le Vieillissement. Faits, peurs et fantasmes, aux éditions Vuibert.

par Yvon GRAIC publié dans : Solidarité
 

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citation

"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


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