"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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ce matin plus de 5000 signatures
n'oubliez pas la vôtre !
Le moyen de passer au travers du rapport Attali sans y rien comprendre ? Le réduire à des critères politiques, le juger avec des lunettes teintées à
l'idéologie. D'évidence, le rapport est d'inspiration libérale mais c'était sans doute inévitable. Il y avait peu de chances que, pour «libérer h croissance», on emmaillotât encore un
peu plus les acteurs. «Libéral» ne s'oppose pas ici à «social», voire à socialisme, mais à dirigiste et même étatique. La conviction des membres de la commission, toutes opinions confondues, est
en effet que la conception d'une société réglementée, qui continue de prévaloir en France, la rend incapable d'affronter les défis de la mondialisation et explique en grande partie son déclin, au
moins relatif, dont aucun en vérité ne doutait. Pendant plus d'un quart de siècle, la réglementation a eu sa chance : elle n'a su ni relancer l'économie ni réduire le chômage. Il est grand temps
d'essayer autre chose.
Trois cent quatorze mesures : c'est beaucoup trop. Cela tourne à l'inventaire de Prévert ou à la boîte à idées sur le comptoir de l'accueil. Mais qu'importe. Le Parisien, qu'il soit de droite ou
de gauche, sait bien que, s'il ne trouve plus jamais de taxi quand il en a besoin, c'est que le rationnement en a été soigneusement organisé. Chacun sait aussi que la carte scolaire, loin d'avoir
instauré l'égalité, a au contraire cantonné les plus modestes dans de véritables ghettos éducatifs. La commission a raison de vouloir abolir les privilèges et les niches de toutes sortes. Je
serais en revanche plus réservé sur la libéralisation totale des grandes surfaces : l'existence de commerces de proximité ne participe-t-elle pas à la création d'un Bonheur national brut, que
Nicolas Sarkozy a chargé de grands économistes comme Stiglitz et Sen de redéfinir ?
Reste le fond du diagnostic : la France va mal et, dans tous les domaines, elle a besoin de remèdes de cheval. Soit. Mais il va falloir en convaincre les Français, et d'abord Nicolas Sarkozy lui-même qui, dès son arrivée en fonction, a tourné le dos à cette façon de voir. Au lieu du discours churchillien qui s'imposait, il a commencé à distribuer de l'argent à ceux qui n'en avaient pas besoin et s'est assis sur sa promesse de réduire la dette. Tout en développant un discours cosmétique teinté de grandes ambitions (la «politique de civilisation») , il se chiraquise à toute allure, traitant au cas par cas les affaires courantes pour ne contrarier personne : interdiction des OGM, c'est-à-dire concession énorme à l'écologie du sous-développement; mais aussi remise en cause des quotas de pêche, c'est-à-dire acceptation pure et simple de la course à l'épuisement de la planète. Tout cela manque terriblement de cohérence et surtout de courage.
On le voit mal, dans ces conditions, épouser la logique d'un rapport fondé sur le pessimisme de l'analyse et l'optimisme de la volonté. Tout indique qu'il picorera à l'intérieur, comme il est en train de le faire à propos du rapport Balladur sur les institutions. Mais sans en épouser l'exigence. L'écart entre le Verbe et l'Action est devenu tel à la tête de l'Etat que les Français sont en train de détaler à toutes jambes.











Une contribution tout de même au débat sur ce minable rapport :
http://agitlog.zeblog.com/291117-rapport-attali-le-nouvel-oracle-des-neoliberaux/
"Il a le mérite d'être là" a-t'elle dit , c'est à sciences PO qu'on vous apprend la désinformation ?