vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail
collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous.
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Armistice au PS qui se met en ordre
de bataille pour les municipales
Au Parti socialiste, qui a réuni dimanche 20
janvier, à Paris, ses secrétaires de section ainsi que ses candidats aux élections municipales et cantonales, l'heure est à l'apaisement. A sept semaines du premier tour, les grands leaders – y
compris Dominique Strauss-Kahn, qui a fait une apparition surprise – effectuent leur retour dans les instances du PS et acceptent un armistice préélectoral.
Samedi, Maison de la
chimie.
Ségolène Royal est applaudie par un millier de
personnes réunies pour la séance de clôture des journées de l'Institut Edgar-Quinet du député européen Vincent Peillon. L'ex-candidate, qui intervient sur la question des classes moyennes – il
faut, dit-elle, "déculpabiliser et encourager la réussite individuelle" –, a composé une tribune qui fait sens. Autour d'elle, ont notamment pris place, le n° 2 du PS François Rebsamen,
les strauss-kahniens Pierre Moscovici et Marisol Touraine, le "rénovateur" Gaëtan Gorce et André Vallini, proche de François Hollande.
Présence ne vaut pas allégeance, mais la photo
doit apporter un démenti à l'isolement supposé de Mme Royal. Les plus hardis y voient même les contours d'une future majorité.
Dimanche, Maison de la Mutualité.
10 h 00. A la Maison de la Mutualité, où se tient le troisième et dernier "forum de la
rénovation" sur le thème "les socialistes et l'individu", Ségolène Royal fait une entrée plus discrète. Pour son grand retour au PS, elle se réfugie incognito au balcon de la salle, au milieu des
secrétaires de section.
11 h 15. Un autre socialiste met à
profit cette journée pour effectuer, à la surprise générale, son come-back. De passage à Paris dans le cadre de ses fonctions au FMI, Dominique Strauss-Kahn, qui doit rencontrer lundi après-midi
Nicolas Sarkozy, fait un détour par la Mutualité.
DSK, visiblement satisfait d'avoir créé la
surprise, retrouve ses habits de chef de courant. "Le gouvernement a de bonnes raisons d'être sanctionné par les Français" , déclare-t-il aux journalistes qui l'attendent à l'extérieur.
"Je suis de très près ce qui se passe", ajoute M. Strauss-Kahn, qui avoue pourtant que les grand-messes socialistes ne lui manquaient "pas vraiment". "Un jour,
rappelle-t-il, je reviendrai en France." Ce dont, à vrai dire, personne n'a jamais douté au PS.
"Dominique adresse des signes dans cette
campagne; il reste socialiste et continue de s'inscrire dans le paysage", insiste Christophe Borgel, son ancien directeur de
campagne lors des "primaires""Pour que DSK ait vraiment un avenir au PS, il faudrait que la guerre des chefs s'éternise et que le parti soit incapable de se trouver un leader dans les deux ou
trois prochaines années. On n'en est pas encore là", remarque toutefois un strauss-kahnien. socialistes.
11 h 20.L'entrée de DSK en vedette américaine dans la grande salle, où sont rassemblés 3000 participants, interrompt quelques instants la séance. "C'est ce que
l'on appelle la personnalisation du débat politique", grince le fabiusien Jacques Généreux, contraint de s'interrompre au milieu d'une diatribe enflammée. Derrière lui, un grand panneau
rappelle le thème du forum : "Quelle place pour l'individuel et le collectif?"
12 h 30.Un militant distribue "une lettre ouverte aux dirigeants nationaux, adoptée à l'unanimité", par la section de Toulouse-Le Mirail. "Cessez de
vous regarder le nombril et faites bloc contre Sarkozy" , réclame le texte.
13 h 00.François Hollande appelle à la paix des braves : "Il n'y aura de réussite individuelle au Parti socialiste que dans la solidarité et les valeurs
collectives."
14 h 30.Décidément, la famille socialiste veut faire bonne figure. Avant l'ouverture du rassemblement national qui doit lancer la campagne du PS, les photographes
mitraillent Ségolène Royal et Bertrand Delanoë assis au premier rang, non loin de Laurent Fabius, un peu isolé. François Hollande n'est pas en lice; il laisse le champ libre aux trois ténors qui
doivent prendre la parole.
14 h 50.Premier de cordée, Bertrand Delanoë est d'accord pour jouer collectif. "A ces élections locales, nous sommes candidats en équipe, même s'il y a un
animateur; aucun d'entre nous ne peut gagner seul et c'est une chance pour notre famille politique, pour le PS." Le maire de Paris appelle à "faire rempart" contre la droite et salue
la salle, une main sur le cœur.
15 h 15.Les partisans de Ségolène Royal lui font un triomphe pendant qu'une petite partie de l'assistance reste de marbre. L'ex-candidate évite de s'exprimer à la
première personne et d'évoquer le parti. Elle préfère centrer son propos sur la critique du gouvernement. "Ils veulent faire de ces élections un test national ? Eh bien, ils l'auront !",
affirme-t-elle. 15 h 45. Pour Laurent Fabius aussi, ce sont des retrouvailles. Descendu de son Aventin
de "sage actif", il propose d'infliger "un carton jaune" à Nicolas Sarkozy, mais ne peut s'empêcher d'envoyer une pique à ceux qui adressent "des œillades à la
dro 16 h 10. François Hollande, très en verve, tire le principal enseignement de cette
journée de retrouvailles : il est redevenu, ne serait-ce que pour une poignée de semaines, le seul chef d'orchestre du parti. "Ne regardez nulle part ailleurs, choisissez comme seule boussole
les Français, la démocratie; gagnez les élections municipales !", lance-t-il.
Contesté par une partie de l'appareil,
confronté à des conflits internes qu'il maîtrise de plus en plus difficilement, François Hollande, premier secrétaire depuis onze ans, peut encore s'offrir une standing-ovation.