"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste estime que le discours de rentrée de Nicolas Sarkozy révèle l'absence de résultats de la majorité depuis huit mois voire un constat d'impuissance, notamment sur le front économique.
"Quand un responsable public n'a pas de chiffres à présenter, il produit des mots", déclare le premier secrétaire du PS publié en réaction à la conférence de presse du chef de l'Etat, mardi à l'Elysée.
"Son long propos a eu au moins un mérite : celui de révéler l'absence de résultat depuis huit mois, le défaut de propositions immédiates de nos concitoyens", ajoute-t-il.
"Le temps n'est plus au verbe, aux proclamations, aux coups de menton péremptoires et à l'autojustification (...) Notre pays n'attend pas un discours de campagne, mais des résultats. Ils ne sont pas là. Et rien aujourd'hui ne permet de dire qu'ils seront davantage au rendez-vous à la fin de l'année 2008", estime-t-il.
Pour François Hollande, un "plan de rigueur" va se substituer au "plan de civilisation" que le chef de l'Etat appelle de ses voeux après les élections municipales de mars.
Dans un autre communiqué, le PS fustige la volonté annoncée par Nicolas Sarkozy de mettre fin au régime des 35 heures en 2008 et dénonce dans cette attaque contre "la durée légale du travail une régression sans précédent depuis un siècle".
"Après avoir défendu la valeur travail, Nicolas Sarkozy s'en prend aux travailleurs et à leurs droits", dit le PS.
CIVILISATION ?
Pour Julien Dray, porte-parole du PS, le chef de l'Etat s'est livré à "un constat d'impuissance".
"Il a beaucoup disserté, il est très fort pour disserter de manière philosophique", a ironisé le dirigeant socialiste qui était interrogé sur LCI.
"Mais sur la question essentielle (...) le pouvoir d'achat, les prix à la consommation, les prix de l'énergie, les prix des loyers, il n'y a pas de proposition", a-t-il expliqué.
"Au contraire, le président de la République nous annonce finalement que tout va continuer à aller mal (...) on parle de civilisation, la civilisation ça commence par le fait que chacun puisse vivre décemment, donner à manger à ses enfants (...), travailler correctement", a ajouté Julien Dray.
Dans un autre communiqué, le secrétaire national du PS chargé de la riposte, Razzy Hammadi, dénonce le "long discours creux" de Nicolas Sarkozy.
"Ayant déjà dépensé 15 milliards d'euros avec le vote de son paquet fiscal, le Président de la République est venu les mains vides", dit-il. "Rien pour les salaires, rien sur le dérapage des prix, rien sur la croissance, rien sur l'emploi, rien sur les inégalités".
"Cet exercice démontre que le président de la République et sa majorité tentent maladroitement de gagner du temps pour mettre en place, dès les élections municipales, un vaste plan de rigueur au détriment du pouvoir d'achat des Français, comme en atteste ses propos fort flous sur la TVA sociale", souligne-t-il à l'unisson avec le premier secrétaire.
"Au final, seules ses positions sur la politique internationale de la France sont précises et éminemment dangereuses, faisant de la 'Realpolitik' le nouveau talisman de la diplomatie française", dit encore Razzy Hammadi.










