"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Dominique
Labbé, maître de conférences à l'IEP de GrenobleNicolas Sarkozy devait présider, mercredi 19 décembre à Paris, une conférence avec les partenaires sociaux sur l'"agenda social" 2008. Spécialiste des syndicats, Dominique Labbé, maître de conférences à Sciences Po Grenoble et auteur de plusieurs ouvrages en collaboration avec Dominique Andolfatto, comme Sociologie des syndicats (La Découverte, 2007), analyse cette nouvelle donne sociale.
Nicolas Sarkozy est-il en train, à travers sa pratique du dialogue social, de réhabiliter les syndicats ?
Le président de la République a beaucoup de pouvoirs mais pas celui de faire changer les esprits. En dehors de la volonté présidentielle, il y a de bonnes raisons de prendre le syndicalisme au sérieux.D'abord le syndicat est un moyen efficace pour compenser l'inégalité existant entre l'employeur et le salarié. La première fonction d'un syndicat est de s'occuper des problèmes quotidiens : fiches de paie incompréhensibles, heures et primes non payées, qualifications non reconnues, brimades de la hiérarchie ou des collègues, promotions refusées, horaires de travail impossibles, machines dangereuses, bruits, pollutions, fatigue... Ce n'est pas (ou plus) le cas en France.
Dans la majorité des pays européens, les contrats collectifs sont la voie normale pour organiser les relations au travail. On voit difficilement comment la France pourrait éviter d'aller dans ce sens.
La loi du 31 janvier 2007 impose une concertation, ou une négociation, préalable à toute réforme sociale. S'agit-il d'un simulacre de négociations ou d'une nouvelle articulation entre la loi et le contrat ?
Pourquoi avoir annoncé que "les décrets sont dans les tiroirs" tout en refusant de les montrer et en se réservant de siffler la fin de la partie ? Les politiques français ont des progrès à faire ! Deux questions se posent. Les salariés et les employeurs se reconnaissent-ils dans ce qui est dit en leur nom ? Se sentiront-ils engagés par un éventuel compromis passé entre leurs "représentants" et l'Etat ? Vous connaissez les réponses. Nous sommes donc dans le simulacre...la suite iciCommentaires
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