Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
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"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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« Chères amies, chers amis,

vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.

Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »

                                                                                Ségolène Royal


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Samedi 8 décembre 2007

 

PARIS (AFP) — Avant la visite du colonel Kadhafi en France, l'ex-émissaire européen en Libye a affirmé jeudi que les négociations Paris-Tripoli sur les armements et le nucléaire avaient été décisives pour la libération des soignants bulgares, contredisant ainsi les autorités françaises.

"L'élément décisif a été la disponibilité de la France à se prêter à une discussion, fondamentale pour le colonel (Mouammar) Kadhafi, sur les armements et le nucléaire", a déclaré Marc Pierini à l'Assemblée nationale devant la commission d'enquête parlementaire sur les conditions de cette libération.

Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont affirmé à plusieurs reprises qu'il n'y avait eu "aucune" contrepartie à cette libération.

Le conseiller diplomatique de l'Elysée, Jean-David Levitte, a également nié la semaine dernière devant cette commission que les accords signés à Tripoli lors de la visite de M. Sarkozy le 25 juillet aient été liés à l'élargissement des ex-otages.

Paris et Tripoli avaient conclu un mémorandum d'entente sur le nucléaire civil et plusieurs accords de coopération, notamment dans le domaine militaire. Peu après, un contrat de ventes d'armes entre le groupe européen EADS et la Libye était annoncé.

Cela a provoqué une vive polémique en France et même en Europe quant à d'éventuelles contreparties.

M. Pierini a expliqué aux députés français que les autres Etats européens impliqués dans le processus de libération comme la Grande-Bretagne ou l'Italie ne répondaient pas "aux attentes" de Tripoli.

"Tout au long de cette affaire", Tripoli a demandé la libération du Libyen Abdel Basset Ali al-Megrahi, emprisonné en Ecosse pour l'attentat de Lockerbie (270 morts en 1988), qui "a toujours fait l'objet d'un refus" de Londres.

Cette revendication "ne pouvant aboutir, la Libye a regardé ailleurs", a-t-il estimé. "Le colonel Kadhafi connaît très bien" le chef du gouvernement italien Romano Prodi, mais "M. Prodi n'a pas de centrale nucléaire à vendre", a-t-il ajouté.

M. Pierini, promu ambassadeur de l'UE à Ankara, a participé à tout le processus qui a permis la libération le 24 juillet des 5 infirmières bulgares et du médecin palestinien incarcérés depuis 1999 et condamnés à mort sous l'accusation d'avoir inoculé le virus du sida à des enfants libyens.

Les infirmières, premières personnes auditionnées par la commission, lui ont d'ailleurs rendu un hommage appuyé.

Il a indiqué avoir signé le 15 juillet à Tripoli un accord d'indemnisation d'un montant de 460 millions de dollars, précisant que cette somme a été "avancée" par la Libye. Pour l'instant, seule la Bulgarie a contribué, pour 56,6 M de dollars, au remboursement. Il a révélé n'avoir aucune trace d'une contribution du Qatar, alors que celle-ci avait évoquée dans cette affaire.

Il a insisté sur le rôle de Cécilia, ex-épouse du président français, tout en soulignant que Bruxelles n'avait pas été informé de son premier voyage à Tripoli le 12 juillet.

"Je n'étais pas du tout partie (prenante) à cette discussion, mais il était tout à fait clair pour moi qu'elle était un ingrédient tout à fait indispensable" aux yeux du colonel Kadhafi "pour clôturer cette affaire" a-t-il dit.

C'est un avion français qui a ramené les soignants en Bulgarie avec Mme Sarkozy et la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner à son bord.

par Yvon GRAIC publié dans : Droits de l'homme
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