"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Les violences qui ont éclaté à Villiers-le-Bel représentent un défi pour le président français. Il doit prouver que son discours sur la diversité et l'ouverture n'est pas de l'esbroufe, estime The Independent. |
Pour la deuxième fois cet hiver, la France
semble revivre son passé récent. D'abord, c'est la grève des transports qui a paralysé le pays ; maintenant, ce sont les émeutes des jeunes dans les banlieues* de Paris. Ces
deux événements constituent pour le président Sarkozy un avertissement et une occasion de prendre l'initiative. Les grèves ont tourné court. Sa détermination personnelle et son apparence de
détachement tactique ont permis à M. Sarkozy, qui dispose d'un mandat solide, de contraindre les syndicats naguère puissants à reconnaître un nouvel équilibre des forces. Aujourd'hui,
la question n'est plus de savoir si les syndicats accepteront une réduction des privilèges de leurs membres, mais quels seront exactement les termes de cette réduction.Toutefois, le président français doit veiller à ne pas jubiler, d'autant que l'un des fantômes les plus menaçants de son passage au ministère de l'Intérieur sous la présidence de Jacques Chirac – la violence dans les banlieues* - a refait son apparition. La mort de deux adolescents, tués lors d'une collision avec une voiture de police, a provoqué deux nuits d'émeutes dans les cités du Nord-Est parisien. L'incident s'est produit non loin de Clichy-sous-Bois, où avaient éclaté les émeutes il y a deux ans. Considérée comme hostile et raciste par nombre d'immigrés de la deuxième et de la troisième génération, la police est une nouvelle fois considérée comme la responsable. Ce n'est pas le grand amour entre M. Sarkozy et les "enfants des banlieues*". Ceux-ci avaient rallié en masse Ségolène Royale, la candidate socialiste, lors de l'élection présidentielle, surtout pour exprimer leur fureur à l'égard de Nicolas Sarkozy, qui les avait qualifiés de "racailles" pendant les émeutes de 2005. Le fait que M. Sarkozy soit un fils d'aristocrates immigrés qui a réussi n'a par ailleurs rien fait pour le faire aimer. Le retour de la violence donne cependant au président français une chance de montrer premièrement qu'il a tiré les leçons de son mépris d'il y a deux ans et, deuxièmement, qu'il a l'intention de mettre en application les idéaux d'intégration sociale qu'il a prônés pendant sa campagne. Et, surtout, il doit démontrer que la diversité tellement vantée de son gouvernement ne sert pas qu'à épater la galerie. Chose prometteuse, l'une des plaintes qui revient le plus souvent à propos des dernières violences ne concerne pas la présence envahissante de la police, mais l'anarchie provoquée par son absence. Les gens qui vivent dans ces cités se sentent abandonnés. Le président français doit appliquer la même habileté tactique et la même détermination pour ramener les banlieues* dans la société française que celles dont il a fait preuve pour réduire les privilèges dépassés des syndicats des transports. * En français dans le texte. The Independent
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Pour la deuxième fois cet hiver, la France
semble revivre son passé récent. D'abord, c'est la grève des transports qui a paralysé le pays ; maintenant, ce sont les émeutes des jeunes dans les banlieues* de Paris. Ces
deux événements constituent pour le président Sarkozy un avertissement et une occasion de prendre l'initiative. Les grèves ont tourné court. Sa détermination personnelle et son apparence de
détachement tactique ont permis à M. Sarkozy, qui dispose d'un mandat solide, de contraindre les syndicats naguère puissants à reconnaître un nouvel équilibre des forces. Aujourd'hui,
la question n'est plus de savoir si les syndicats accepteront une réduction des privilèges de leurs membres, mais quels seront exactement les termes de cette réduction.



