"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Il revient donc aux présidents d'universités et aux équipes qui les entourent, équipes élues par leurs pairs et représentatives de la communauté universitaire, de rétablir la vérité. Comme cela a été rappelé récemment par la Conférence des présidents d'université, ce sont les universités elles-mêmes qui ont demandé à ce que les nouvelles dispositions prévues par la loi LRU (libertés et responsabilités des universités) s'appliquent à l'ensemble des établissements et ne soient pas limitées à un petit nombre d'universités privilégiées.
En engageant cette démarche, les universités ont manifesté clairement leur volonté de garantir la pérennité du service public d'enseignement supérieur et de lui donner les moyens de conforter ses missions de recherche et de formation. En particulier, la possibilité pour les universités de maîtriser la globalité de leur budget, de maîtriser la gestion de leurs locaux constituent à nos yeux des avancées décisives et il serait totalement irresponsable de les remettre en cause aujourd'hui.
Prétendre que la présence de membres extérieurs dans les conseils d'administration, ce qui au demeurant était déjà le cas auparavant, conduit à une soumission de l'université aux intérêts privés, est une contrevérité flagrante. Au contraire, les universités ont absolument besoin du regard extérieur que leur apporteront des représentants des collectivités territoriales et des agents économiques pour progresser dans leur offre de formation et dans leur potentiel de recherche. Les conseils d'administration restent d'ailleurs très majoritairement composés d'élus des personnels et des étudiants.
Prétendre que faciliter l'accès des universités à des soutiens privés va les affaiblir est une autre contrevérité et il suffit pour s'en convaincre de regarder l'avantage que cela apporte à certaines universités étrangères.
La mise en place de l'ensemble des nouvelles dispositions suscite au contraire un élan nouveau dans nos établissements, et la communauté universitaire s'est rapidement mobilisée pour les traduire en perspective de progrès décisifs pour nos étudiants et nos équipes de recherche. Briser cet élan serait une régression dramatique pour nos établissements. Il nous appartient aujourd'hui de le dire et de défendre nos universités et leur avenir contre le danger que ces actions font peser sur nos établissements.
Bernard Bosredon, président de Paris-III-Sorbonne nouvelle ;
Guy Cousineau, président de Paris-VII-Denis-Diderot ;
Jean-Robert Pitte, président de Paris-IV-Sorbonne ;
Jean-Charles Pomerol, président de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie ;
Bruno Varet, administrateur provisoire de Paris-V-René-Descartes ;
Louis Vogel, président de Paris-II-Panthéon-Assas.
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