"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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En affirmant vouloir sauver des "orphelins du Darfour", bien que les enfants qu'elle s'apprêtait à embarquer à bord d'un avion fussent majoritairement dotés d'un parent et plutôt originaires du Tchad que du Soudan, L'Arche de Zoé a fait la démonstration qu'elle estimait pouvoir s'affranchir du respect de la vérité.
Cette liberté est à rattacher avec la perception de l'organisation, qui rejoint une mouvance de groupes d'activistes - en France, l'organisation Urgence Darfour,
ou, aux Etats-Unis, la coalition Save Darfur, entre autres -, selon lesquels un génocide aurait lieu au Darfour, amenant à justifier toutes les actions pour en sauver les victimes. Ce qui conduit
des sapeurs-pompiers bénévoles à se transformer en kidnappeurs d'enfants comme sans doute ici, dans cette atmosphère que dénonce Rony Brauman, cofondateur de Médecins sans frontières, lorsqu'il
dénonce "la responsabilité morale" de personnalités comme Bernard Kouchner et Bernard-Henri Lévy.
Y a-t-il un génocide en cours au Darfour, c'est-à-dire une élimination méthodique des ethnies décrites comme "africaines", afin de faire place à des groupes "arabes" ? L'assertion, soutenue par le président américain George Bush, et que des groupes d'experts, notamment de l'ONU, ont réfutée, constitue déjà une dérive.
L'extrême violence des attaques orchestrées par le gouvernement soudanais et ses milices, en quatre années de guerre civile, n'a été liée à aucune volonté identifiée d'organiser une "solution finale" pour les populations noires, dont certaines collaborent avec les forces gouvernementales. Cela n'empêche pas L'Arche de Zoé d'affirmer sur son site Web que "la réalité incontournable et accablante (...) laisse bien peu d'espoir de survie aux populations du Darfour". Affirmant que, "dans quelques mois, des milliers d'enfants vont mourir", l'association promet d'arracher des enfants à "l'extermination".
Les responsables de L'Arche de Zoé sont allés plus loin dans la prise de liberté avec les faits. L'association avait "emprunté" des cartes de l'ONU en travestissant
leurs légendes. Elle a cité des chiffres de mortalité infantile présentés comme des informations du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) - de loin l'organisation la plus efficace au
Darfour - en leur faisant subir une "inflation" qui les rendait "grossièrement faux", selon une source du CICR. Ce dernier a obtenu que les manipulations au sujet de ses noms, de ses
logos et de ses rapports disparaissent du site de L'Arche de Zoé. L'étendue de la crise au Darfour n'a pas besoin de ce type d'inflation. Outre que ces supercheries en série disqualifient une
démarche fondée sur la morale, elles ont aussi pour effet d'instaurer une confusion dangereuse. Des dérapages de cette sorte ont déjà été sanctionnés par la justice. En août, des organisations
regroupées autour de Save Darfur avaient lancé dans la presse, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, une campagne affirmant que le conflit dans l'ouest du Soudan avait fait 400 000 morts. Cette
campagne a été condamnée, par les tribunaux britanniques, pour publicité mensongère.....la
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