"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
Télécharger la contribution (pdf)
Voir les signataires
ce matin plus de 5000 signatures
n'oubliez pas la vôtre !
La pénibilité du travail n'est pas toujours où l'on croit. Prenez les artistes de l'Opéra de Paris. Trompeter «Aïda» à 60 ans, c'est usant pardi ! Chanter le rôle
de la Traviata à 50 ans, c'est crevant. Et danser «le Lac des cygnes» passé la quarantaine, c'est carrément tuant. Du coup, la révolte gronde à l'Opéra Bastille et au Palais Garnier depuis que
le gouvernement a entrepris de réformer les régimes spéciaux de retraite. 50 corps de métiers, 2 000 salariés, du manutentionnaire au maestro, qui bénéficient d'un régime aux petits oignons
fondé par Louis XIV : la quille à 40 ans pour les danseuses, à 50 ans pour les chanteurs, à 55 ans pour les techniciens, à 60 ans pour les musiciens. «Le problème, c'est que nous ne
touchons pas de retraite à taux plein et que le gouvernement veut nous faire passer de 37,5 à 40 annuités en appliquant une décote pour les années manquantes. Compte tenu du fait que la plupart
des musiciens débutent leur carrière à 28 ou 30 ans, les pensions vont fondre de 20%», explique Christophe Grindel, hautboïste et délégué syndical FO. En grève 98% du personnel - le 18
octobre, les salariés de l'Opéra ont déposé un préavis de cinq jours à partir du 28 octobre. «Si on poursuit dans cette direction, le gouvernement va affaiblir l'un des plus grands
orchestres du monde», lance Maxime Tholance, premier violon de l'orchestre.
Partout on entend le même air. Des artistes de l'Opéra et de la Comédie-Française aux clercs de notaire en passant par les gros bataillons de la SNCF,
de la RATP ou d'EDF, tous visés par le projet défendu par le ministre du Travail Xavier Bertrand (voir l'infographie p. 12)... Dans le club très fermé des «régimes spéciaux»,
l'augmentation de la durée de cotisation de 37,5 ans à 40 ans d'ici à 2012, l'introduction progressive à partir de 2010 d'un système de décote rabotant la retraite en fonction des années
manquantes et la remise à plat du système de bonification qui permet le départ anticipé de certains agents passent mal. Très mal même...la suite.ICI










