"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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- Le PS se donne deux semaines pour décider
Mardi 23 octobre, au terme d'une réunion du bureau national qui s'est– presque à la surprise générale – déroulée dans une ambiance jugée unanimement " sereine ", le PS s'est donné deux semaines pour choisir lors de la ratification parlementaire entre l'adoption du traité simplifié ou l'abstention, voire le refus de vote. Le rejet du texte, réclamé par les partisans de Jean-Luc Mélenchon, n'est pas envisagé.
Quant à la revendication d'un référendum, elle est maintenue dans le discours. Aucune voix n'a fait écho à la proposition défendue par Ségolène Royal d'y renoncer bien qu'elle l'ait soutenue durant sa campagne présidentielle.
François Hollande va entamer des consultations en vue de proposer une " position collective " devant le bureau national du 6 novembre. Si un consensus est trouvé, un conseil national exceptionnel sera convoqué dans la foulée pour le ratifier avec quelque solennité. Dans le cas contraire, ce sera " la position majoritaire " qui l'emportera au bureau national.
En charge d'une mission exploratoire destinée à dégager une position commune, le député européen Benoît Hamon – qui fut partisan du " non " à la Constitution européenne – proposait comme solution decompromis le choix de l'abstention.
Une attitude qui s'articulait autour de la demande constante du Parti socialiste d'obtenir un référendum sur le traité simplifié.
Nicolas Sarkozy ayant refusé de recourir à une consultation populaire, l'abstention devait s'imposer. Une telle issue, permettant aux socialistes de ne pas se diviser sur le contenu du texte, présentait l'intérêt de dépasser les anciens clivages entre partisans du oui et du non.
Assez discrets jusqu'alors, les partisans du traité – en particulier Pierre Mauroy, le strauss-kahnien Pierre Moscoviciou le jospiniste Bernard Poignant – sont montés au créneau devant le bureau national. Ils ont souligné les lacunes du projet, notamment sur le plan social, mais ont considéré que celui-ci permet de sortir l'Europe de l'ornière et que ses aspects positifs sont à mettre au crédit de la présidence allemande et non à l'action de M. Sarkozy. De son côté, Bertrand Delanoë a appelé les socialistes à assumer leurs convictions européennes et à ne pas s'inscrire une nouvelle fois en décalage avec les autres partis sociauxdémocrates, favorables au traité.
"SOYONS MITTERRANDIENS !"
Critiquant le texte et insistant sur la nécessité de prendre en considération le vote majoritairement négatif des Français lors du référendum de 2005, les fabiusiens et plusieurs représentants de la gauche du parti prônent l'abstention ou la non-participation au vote. " Soyons mitterrandiens ! ", a lancé le député européen Henri Weber, faisant allusion à l'appel à l'abstention lancé par François Mitterrand lors du référendum de 1972 sur l'entrée de la Grande- Bretagne dans l'Europe.
Au-delà de l'attitude des parlementaires socialistes face au traité, c'est aussi l'avenir de la synthèse générale constituée au sein du PS lors du
congrès du Mans, en 2005, qui sera en jeu dans deux semaines.










