"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Enfin. En approuvant le traité simplifié, les Vingt-Sept ont mis un terme à la querelle institutionnelle dans laquelle les Européens s'épuisaient depuis le traité de Maastricht de 1991. Le résultat n'est pas parfait. Mais il n'y avait sans doute pas, aujourd'hui, d'autre compromis possible.
Trente mois après les non français et néerlandais au projet de Constitution européenne, l'Europe élargie va pouvoir, cahin-caha, fonctionner sur de nouvelles bases. Elle sera plus gouvernable, ou moins ingouvernable. L'engagement de Nicolas Sarkozy de ne pas organiser de référendum sur ce nouveau texte est un gage de succès. Sauf incident grave de ratification, le traité entrera en vigueur en 2009, avant les élections européennes.
En quinze ans, l'intégration européenne a finalement accompli de grands pas : le Parlement est désormais doté d'un vrai pouvoir législatif ; la décision à la majorité est devenue la règle générale ; les questions de justice, d'asile et d'immigration font partie intégrante de la politique de l'Union ; l'Europe aura un représentant pour les affaires étrangères et un président stable du Conseil européen élu pour deux ans et demi.
Ces progrès sont indéniables. Mais ils masquent mal les carences d'une Europe anémiée. A force de négocier des dérogations, le Royaume-Uni, dix ans après les ambitions proclamées par Tony Blair, est plus que jamais hors du jeu européen. La politique étrangère reste soumise à la règle de l'unanimité (mais celle de la majoirté serait-elle, ici, un progrès ?). Le Luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, qui préside la réunion des ministres des finances de la zone euro, pourrait être marginalisé, les Européens, à commencer par la France, refusant de coordonner réellement leur politique budgétaire en dépit d'une monnaie partagée. Enfin, la Commission européenne de José-Manuel Barroso a renoncé à être le moteur de l'intégration.
Au-delà des embarras institutionnels, ces carences sont avant tout politiques. A l'évidence, les peuples et les dirigeants européens ne sont pas prêts à poursuivre l'intégration imaginée par les Pères fondateurs. L'Union ne retrouvera pas de souffle tant qu'elle n'aura pas trouvé un projet adapté à la mondialisation et digéré l'élargissement. Le rattrapage économique des anciens pays communistes a commencé, et leur rapprochement culturel est laborieux, comme en témoignent les conflits avec la Pologne des frères Kaczynski.










