"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
Télécharger la contribution (pdf)
Voir les signataires
Déjà plus de 6000 signatures
n'oubliez pas la vôtre !
QUOTIDIEN : mardi 16 octobre 2007
Encore pourquoi ? Parce que c’est un test qui va à l’encontre de ce qui fonde la «filiation»
dans notre République, à savoir la reconnaissance et la déclaration, une véritable déclaration d’amour. Oui, une déclaration d’amour ! Oui, oui, car si je dis «il est mon fils»,
«elle est ma fille», la République et tous ses citoyens leur reconnaissent alors la légitimité de porter ce titre, et bien plus, de porter un nom : en faisant ainsi, la République inscrit
nos enfants dans une lignée, dans une histoire.
Nous refusons en bloc un amendement qui, sous couvert d’intégrer plus rapidement celles et ceux qui attendent ici leur famille, les stigmatise, les marque au fer rouge, en inscrivant un soupçon d’irrégularité dans le sang d’hommes et de femmes qui sont, rappelons-le, totalement en règle.
Il s’agit bien de l’ère du soupçon ! Car ce qui est désigné ici c’est «l’étranger», «l’autre», cet autre qui veut à tout prix mentir et tromper ! Et pour le prouver il serait alors demandé un traçage génétique, comme s’il s’agissait de bétail, de vaches folles !
Sommes-nous donc devenus fous au point d’oublier que quand la xénophobie fait appel à la science et à la technologie, alors le pire a toujours été possible… Et le pire reste toujours à craindre ! Cet amendement est tout simplement hors la loi au regard des règles de la bioéthique.
Nous sommes tous des sang-mêlé, nous sommes tous des Français, nous sommes tous des filles et des fils de France, qui refusons que l’amour d’une mère et l’amour d’un père puissent être réduits à une paire de chromosomes !
La France est le pays des droits de l’homme et du citoyen. Accepterons-nous qu’il y ait demain des droits pour les citoyens d’un côté et de l’autre côté des droits différents pour ces «autres», ces hommes et ces femmes qu’on empêcherait d’être citoyen. Comme si ces hommes et ces femmes, en quittant leur pays, avaient perdu le droit, ici, d’être tout à fait des êtres humains.
Je veux espérer que notre président de la République ne laissera jamais pareille chose se produire, et comme lui, je veux croire qu’ensemble tout devient vraiment possible.
Commentaires
Aucun commentaire pour cet article










