"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
Télécharger la contribution (pdf)
Voir les signataires
Déjà plus de 6000 signatures
n'oubliez pas la vôtre !
NOUVELOBS.COM | 05.10.2007
Le gouvernement Fillon appuyé par le président de la République a préféré laissé voter un amendement à peu prés inapplicable tant il est confus mais qui ouvre des brèches très claires sur l’encadrement juridique de la maîtrise des flux migratoires. Par pure volonté d’affichage et de musculation sécuritaire. Sans doute pour récupérer une partie de l’influence dans l’opinion que la conjoncture économique est en train de lui faire perdre.
Ce cynisme politicien là est coupable. Si personne ne se fait aujourd’hui l’avocat d’une totale liberté d’aller et venir aux frontières de l’Union Européenne, si tous les partis admettent que la régulation des flux migratoires est une nécessité et une tâche difficile, il ne faut pas compter sur nous pour approuver dans la foulée l’adoption d’une batterie de dispositifs qui priverait les seuls migrants des droits fondamentaux de la personne humaine.
Et ce ne sont pas là des paroles verbeuses et angéliques. On est sur ce chemin lorsqu’il est envisagé de refuser aux sans papiers l’accès aux foyers d’hébergement d’urgence. Ou lorsque le ministre Brice Hortefeux fixe aux préfets non plus des missions de contrôle mais des objectifs chiffrés de reconduite à la frontière ouvrant la voie aux rafles collectives. Le rapport de la Cimade, rendu public jeudi, liste toute cette avalanche de privations ou d’édulcoration des droits élémentaires. Objectif : donner le sentiment aux étrangers en situation bancale, célibataires ou en famille, qu’ils sont traqués. Qu’ils n’ont plus le choix qu’entre la valise ou l’enfer.
Cette vision statistique et anonyme de la réalité migratoire n’est pas la nôtre. On ne peut pas regarder ces hommes et ces femmes comme des ombres qu’il faut balayer. L’infraction au séjour est certes un délit mais cela ne fait pas des contrevenants des criminels. Des bandits qui devraient, comme dans les grandes affaires pénales, être soumis au scanner de l’empreinte génétique. Chacun d’entre eux a droit à une procédure individuelle assortie de recours.
Que Monsieur Hortefeux se souvienne que, dans ce pays, une dizaine de millions de nos concitoyens sont d’origine étrangère. Que sans doute une bonne partie a voté Sarkozy le printemps dernier mais qu’ils ont aussi de la mémoire. Beaucoup se souviennent que lorsque leurs parents, leurs grands parents, leurs aïeuls sont arrivés d’Italie, d’Espagne ou d’Europe centrale, ils n’avaient pas tous, loin s’en faut, des passeports nickels. Ou même le moindre papier. Cette mémoire là est aussi une part non négligeable du code génétique de nos concitoyens. GM
Commentaires
Aucun commentaire pour cet article










