Tripoli annonce avoir signé un contrat d'armement avec la France
Jeudi 02 août 2007 (©AFP / 02 août
2007 21h13)
Si l'on en croit les révélations d'un haut responsable libyen à Tripoli, la Libye aurait signé jeudi un contrat d'armement avec la France pour l'achat de missiles antichar Milan à hauteur de 168 millions d'euros. Ce contrat aurait été signé avec MBDA, le numéro un mondial des systèmes d'armes guidées, filiale d'EADS, a ajouté la même source, précisant qu'il s'agit du premier contrat d'armement signé avec un pays européen depuis la levée d'un embargo européen sur les ventes d'armes à la Libye en 2004.
Tripoli aurait conclu un deuxième contrat avec le groupe européen de défense et d'aéronautique EADS pour un système Tetra de communication radio à hauteur de 128 millions d'euros, a ajouté ce responsable sous le couvert de l'anonymat.
Le "coeur du sujet" : "l'affaire militaire"
Paris et Tripoli avaient conclu le 25 juillet un mémorandum sur un projet de fourniture d'un réacteur nucléaire civil, permettant le dessalement de l'eau de mer, ainsi qu'un accord dans le domaine militaire, après la libération des infirmières et du médecin bulgares.
Mais dans une interview pour le quotidien Le Monde mercredi, Seif al-Islam, le fils du colonel Mouammar Kadhafi, avançait que le "coeur du sujet" entre Paris et Tripoli n'était pas ce projet nucléaire civil, mais "l'affaire militaire". "D'abord, l'accord recouvre des exercices militaires conjoints, bien sûr", expliquait ainsi le fils du dirigeant libyen, acteur clef de l'accord sur la libération des infirmières bulgares.
"Puis, nous allons acheter à la France des missiles antichar Milan", révélait Seif al-Islam. "Ensuite, il y a un projet de manufacture d'armes, pour l'entretien et la production d'équipements militaires", affirmait encore Seif al-Islam. Nicolas Sarkozy avait immédiatement réaffirmé la position française depuis le début de cette affaire, assurant qu'il n'y avait eu "aucune" contrepartie à la libération des infirmières et du médecin bulgares.


