"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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ce matin plus de 5000 signatures
n'oubliez pas la vôtre !
Les commentaires de la presse, mercredi 1er août,
LE TELEGRAMME
Alain Joannès
"(...) Pour éviter une rebuffade du Conseil constitutionnel, garant de l'égalité des citoyens dans l'accès aux soins, Nicolas Sarkozy oblige une fois de plus son gouvernement à imaginer une "
usine à gaz " pour décliner les exonérations de franchises dans les différents programmes de gestion de l'assurance-maladie. Au sein d'une même famille, différents assujettis peuvent en effet
cotiser à des caisses différentes, comme salariés ou travailleurs indépendants. D'une manière plus générale, cette mise à contribution des cotisants brouille la politique de relance engagée
depuis juin. D'abord, des allègements fiscaux pour améliorer le pouvoir d'achat. Puis des " mises à contribution ", qui contredisent les allègements puisqu'elles s'apparentent à des prélèvements.
En réalité, c'est plus subtil : les allègements profitent essentiellement à quelques catégories favorisées, tandis que les " mises à contribution " touchent les catégories moyennes, plus
nombreuses."
SUD OUEST
Franck De Bond
"La bataille du chômage est en train d'être gagnée, celle d'Alzheimer ne fait que commencer. L'une bénéficie du retournement démographique, l'autre est la contrepartie de l'allongement de la vie.
La baisse du chômage et la progression de la maladie d'Alzheimer ont en définitive la même cause: le vieillissement de la population française. Il est à craindre que la diminution du coût de l'un
sera tôt ou tard compensée par l'augmentation de la charge financière liée à l'autre. (...) La gestion du grand âge est un enjeu majeur pour des pays dont la population s'emploie, d'ailleurs avec
un certain succès, à vivre plus vieux en vieillissant le plus tard possible. Ce joyeux et parfois épuisant combat se heurte néanmoins à la progression constante de l'espérance de vie qui a une
face cachée moins attrayante."
LA MONTAGNE
Daniel Ruiz
"(...) Les recherches sont en cours sur un autre, plus pur, mais rien qui permette de penser que le résultat est proche, même en " mettant le paquet ", comme le promet Nicolas Sarkozy. Le "
paquet ", c'est la mise en place d'une franchise sur les dépenses de santé plafonnée à 50 par an qui, malgré les précautions annoncées, générera forcément de l'inégalité et nous obligera à mettre
la main à la poche. Il y a une telle charge d'humain et d'affectif dans cette situation que ce sera sans trop rechigner. Tout en pensant quand même que si le chantier présidentiel est une cause
nationale, l'État doit s'en donner les moyens et ne pas prendre le risque de l'incantatoire. Plus personne ne se souvient ni du plan Kouchner, en 2001, et ni du plan Douste-Blazy, en 2004. Et ce
n'est pas un trou de mémoire. C'est qu'ils n'ont servi à rien ou presque."
LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU CENTRE-OUEST
Hervé Cannet
"Il faut probablement remonter à 1981 et à l'été mitterrandien qui vit la vague rose faire adopter les grandes réformes socialistes pour trouver une telle activité. En trois mois, Nicolas Sarkozy
a lâché les chevaux et maintenu la pression sur ses amis et ses adversaires. Qui a pu les arrêter ? Légitimé par le vote, conforté par les sondages, soutenu par d'anciens ténors du camp d'en
face, le chef de l'État n'a pratiquement connu aucun obstacle réel dans sa course. Ce ne sont pas les maigres troupes syndicales qui ont courageusement répondu à un appel quasi symbolique qui
changeront la donne. L'été n'est pas la meilleure saison pour les bras de fer. Mais l'automne sera-t-il plus favorable ? En attendant, après le conseil des ministres, ce sera une grande
interruption du son et de l'image sarkoziens. Pendant trois semaines, on le verra moins, on l'entendra moins, on le sollicitera moins : l'espace médiatique, tout entier tourné vers l'astre
élyséen devra se trouver d'autres soleils. Ce sera l'été !"
L'ALSACE
Patrick Fluckiger
"Service minimum, franchise médicale, suppressions de postes dans la fonction publique. Après avoir déblayé le terrain avec des mesures populaires comme la lutte contre la délinquance, ou loin
des regards de la population, comme le paquet fiscal, le terrassier Sarkozy attaque les couches dures de son chantier pour réformer la France. Il le fait avec habileté : il déploie certes
plusieurs marteaux piqueurs à la fois, mais il les manie à un moment où de nombreux riverains sont en vacances.(...)Cela dit, des travaux de cette envergure durent des années, alors que les
vacances ne sont qu'une brève parenthèse. Quand les gens reviendront bronzés, l'essentiel restera à faire. Après les terrassements, il faudra creuser les fondations, couler le béton des réformes.
Cela n'ira pas sans nuisances, supposées ou réelles, que les syndicats et la gauche ne manqueront pas d'exploiter. Le maître d'oeuvre Sarkozy le sait bien, et c'est pour cela qu'il dirige
lui-même la manoeuvre."
LE MIDI LIBRE
Michel Noblecourt
"(...) Le french doctor voyage beaucoup mais il n'est jamais en première ligne. Cela a été particulièrement le cas pour la libération des infirmières bulgares gérée par le couple Sarkozy. Dans ce
cadre, il n'est pas étonnant que son audition, hier, par la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, sur l'affaire libyenne n'ait pas tourné à son avantage. M.Kouchner a eu du
mal à convaincre qu'il avait été informé et associé tout au long du feuilleton. Ses anciens amis socialistes l'ont soumis à un feu roulant de questions. Et François Hollande lui a porté
l'estocade en jugeant qu'un acteur +qui n'a joué aucun rôle+, ça s'appelle ''un spectateur''. M. Kouchner, qui a façonné sa réputation dans l'humanitaire en Docteur Miracles, qui a administré le
Kosovo et théorisé le droit d'ingérence, n'est sûrement pas surpris. En acceptant d'être le ministre des affaires étrangères de M. Sarkozy, il savait que ce ne serait pas à lui d'être le Dr
Miracles."
NICE-MATIN
Jean-Louis Gombeaud
"Présenter, ainsi que l'a fait hier le président de la République, l'instauration d'une franchise médicale comme un moyen de financer la dépendance et non pas comme une source d'économie au
bénéfice de l'assurance maladie n'est certes pas faux, mais surtout fort habile de sa part. Car une franchise constitue un déremboursement de fait. Si la mesure avait été annoncée ainsi, elle
aurait été sans doute mal acceptée par l'opinion. Après le forfait d'un euro, le forfait hospitalier, la contribution pour soins lourds... la future franchise, en effet, augmente la prise en
charge par le patient. Il est vrai que la Sécurité Sociale, qui a déjà du mal à faire face au gonflement ininterrompu des dépenses, doit se préparer à de nouveaux coûts comme celui de la
dépendance. D'ici à 2025, le nombre de personnes dépendantes augmentera de 40 % et le coût de leur prise en charge - aujourd'hui d'une quinzaine de milliards - de l'ordre de 50
%.(...)"
LE REPUBLICAIN LORRAIN
Pierre Fréhel
"(...°On compte un peu plus d'un million de plus de 85 ans aujourd'hui en France. Dans dix ans, ils seront deux millions. Le nombre des centenaires double tous les cinq ans. Notre pays, comme ses
voisins européens, est condamné à trouver des solutions pour gérer le grand âge et son avatar: la perte d'autonomie. En ouvrant le chantier de la dépendance, dont l'ampleur risque de surprendre,
le président de la République ne pourra se voir reprocher d'ignorer qu'au-delà de la question non vraiment résolue des retraites, le vieillissement de la société française n'a, à ce jour, fait
l'objet d'aucune mesure préventive ou préparatoire à la hauteur des problèmes qu'il va inévitablement générer dans les vingt ans à venir."










