"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
Télécharger la contribution (pdf)
Voir les signataires
Déjà plus de 6000 signatures
n'oubliez pas la vôtre !
Cette observation ne déplaira pas forcément au gouvernement : elle peut accréditer l'idée que les revenus peuvent progresser très vite pour ceux qui travaillent beaucoup. Ainsi, note l'économiste, le salaire moyen du premier centile (les 1 % de foyers fiscaux les plus riches) a augmenté de près de 14 % sur la période, mais celui du premier millième a crû de 29 % et celui du premier dix-millième (soit 3.500 foyers) de 51 %, traduisant " une réticence moins grande à une forte variance des rémunérations parmi les salariés ".
" Divergences de destins "
Pour autant, met en garde Camille Landais, " cette explosion des très hauts salaires contraste avec la grande stabilité de la hiérarchie salariale observée depuis trente ans. Elle s'inscrit dans le cadre d'évolutions déjà observées dans d'autres pays, et en particulier dans les pays anglo-saxons ".
L'autre conclusion de l'économiste contredit, en revanche, l'idée de revenus liés au seul travail : " La forte dynamique des revenus du patrimoine explique une partie des divergences de destins entre les niveaux de revenus. " Sur la période 1998-2005, les salaires ont crû en moyenne de 0,7 % par an, les revenus fonciers de 2,2 %, et les revenus de capitaux mobiliers de 3,9 %. Or, fait observer l'auteur, le patrimoine, sous forme d'immobilier ou d'actions, est plus souvent détenu par les ménages aisés : la part des revenus du capital atteint 23 % parmi le 1 % de foyers fiscaux les plus riches, contre 3 % en moyenne dans les 90 % de foyers les moins riches.
Parmi les revenus du capital, les revenus des capitaux mobiliers et des plus-values occupent une part prépondérante, les dividendes ayant connu la plus forte progression. Alors que les données fiscales disponibles n'ont pas permis à l'auteur de déterminer l'évolution des impôts acquittés par ces ménages à hauts revenus, l'économiste explique par ailleurs qu'" il n'est pas inutile de rappeler que le niveau de la fiscalité des revenus et du patrimoine a fortement diminué à l'endroit des hauts revenus ".
Commentaires
Aucun commentaire pour cet article
ajouter un commentaire









