Valérie Pécresse.....copie à refaire
Les points litigieux de l'avant-projet de loi
uatre points de l'avant-projet de loi sur l'autonomie des universités et la méthode de concertation ont provoqué, du coté des syndicats
d'étudiants, un mécontentement.
Le calendrier.
L'argument du "passage en force" s'est alors installé, de même que le spectre d'un "affrontement" à la rentrée, selon le président de l'UNEF, Bruno Julliard.
L'autonomie à la carte. Le projet de loi présenté au Cneser prévoit que les universités n'avancent pas toutes du même
pas vers l'acquisition de nouvelles compétences dans la gestion de leur budget, de leurs personnels et de leur patrimoine immobilier. "Chaque université, a expliqué Nicolas
Sarkozy, le 20 juin, pourra choisir de rester dans l'ancien système, qui est paralysé, ou d'adopter un nouveau statut fondé sur le principe de liberté. Ceux qui choisiront le
nouveau statut recevront des moyens supplémentaires." Pour les principales organisations d'étudiants, attachées à un fort cadrage national, cela équivaut à instaurer une inégalité de traitement entre étudiants dans des universités "aux compétences à géométrie variable". "Seules les universités les mieux dotées en personnels et en moyens financiers pourront se payer le luxe d'une autonomie accrue", estime la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE). L'UNEF exprime son "refus de l'autonomie optionnelle, source d'inégalités amplifiées entre universités et de précarisation des personnels". La représentation des étudiants. Les conseils d'administration seraient composés de vingt membres, contre une soixantaine aujourd'hui, et le nombre d'étudiants en leur sein devrait se réduire à trois, contre douze à quinze aujourd'hui. Les organisations d'étudiants condamnent cette "atteinte à la démocratie universitaire". Différents aspects de la future gouvernance sont également mis en cause, notamment la possibilité que le président ne soit pas un enseignant-chercheur. Une soixantaine de juristes ont désapprouvé la possibilité laissée aux présidents d'universités de détenir un droit de veto sur les recrutements et les mutations, ainsi que l'instauration d'un comité de sélection comprenant des non-spécialistes. Les présidents deviendraient "les nouveaux propriétaires de l'université", a jugé l'UNEF. "Nous aurons des présidents avec un pouvoir sans partage", a estimé Thiébaut Weber, président de la FAGE, ajoutant que "les étudiants étaient acteurs de l'université, ils deviennent figurants". La sélection en master. C'est un des points qui a fait basculer l'UNEF dans une opposition résolue au projet de loi : la latitude donnée aux universités de pratiquer une sélection dès l'entrée en première année de master (bac +4), au lieu de l'entrée en deuxième année actuellement. Certains masters professionnels sont déjà sélectifs dès la première année, mais une extension, écartée par le précédent gouvernement, serait un casus belli. "En laissant les établissements déterminer librement leur conditions d'accès en master, le gouvernement fait ouvertement le choix d'une sélection après la licence", estime l'UNEF.
Le refus de la sélection à l'entrée en master se fonde sur le fait que "certains concours, comme l'agrégation, nécessitent un master
1", explique la FAGE. Selon Thiébaut Weber, "des dispositions spécifiques sont possibles mais il faudrait des années pour les généraliser et le débat n'est pas terminé. Pour
ne pas mettre la charrue avant les bœufs, il faut d'abord réformer les premiers cycles".[CARRE]
Luc Cédelle
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uatre points de l'avant-projet de loi sur l'autonomie des universités et la méthode de concertation ont provoqué, du coté des syndicats
d'étudiants, un mécontentement.


