"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Le travail malade
Le PS en trompe-l'oeil
A l'évidence, le risque était grand que ce chantier s'ouvre dans un climat délétère, avec une citadelle socialiste transformée en camps retranchés à tous les étages. Après le 6 mai, les éléphants ont fait feu sur le quartier général, et d'abord sur François Hollande. Après la défaite enchantée du 17 juin, les mêmes se sont ligués contre une Ségolène Royal décidée à conquérir la direction du PS mais avec une curieuse méthode consistant à battre sa coulpe sur le dos du voisin et à multiplier les provocations à l'égard du parti qu'elle veut mener.
Toute précipitation aurait donc conduit le PS à engager sa rénovation dans un climat mortifère de guerre civile interne. Une fois encore, François Hollande a fait preuve d'une grande habileté tactique. Soumis à la triple pression des éléphants, qui veulent en faire un barrage contre Ségolène Royal, des "jeunes lions" comme Arnaud Montebourg ou Manuel Valls, qui veulent le pousser vers la sortie, et de son ex-compagne, qui guigne sa place, il a dégagé en touche. Comme en 2002, quand il avait trouvé la parade en faisant de Laurent Fabius son numéro deux, M. Hollande a repris la main et imposé son calendrier, avançant le congrès dès le lendemain des municipales de mars 2008.
De même, M. Hollande a passé l'échéance - apparemment épineuse - de l'élection du président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Lundi 25 juin, Jean-Marc Ayrault, que M. Montebourg décrivait comme "le candidat de l'immobilisme", a été tranquillement réélu pour un troisième mandat. Le maire de Nantes a toutefois donné des gages. Il a rompu avec l'opposition "frontale" chère à M. Fabius et prôné une opposition "intelligible" et non "pavlovienne", avec une première initiative louable, celle de la formation d'un cabinet fantôme de quinze membres, à la manière du contre-gouvernement de François Mitterrand en 1966.
Cette unité de façade n'est toutefois qu'un trompe-l'oeil. En 2002, déjà, les apparences avaient été maintenues grâce à de semblables astuces tactiques ; toute réflexion en profondeur sur le projet et la stratégie du PS avait été différée, ce qui n'a pas été pour rien dans la crise du parti. M. Hollande commettrait une erreur similaire s'il imaginait que la bonne surprise électorale du 17 juin et la victoire espérée aux municipales rendent moins urgente la rénovation. Si l'université d'été de La Rochelle, fin août, n'en donne pas le coup d'envoi, il y aura plus qu'une occasion manquée.










