"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
Télécharger la contribution (pdf)
Voir les signataires
Déjà plus de 6000 signatures
n'oubliez pas la vôtre !
"Il faut redonner la parole aux militants, a plaidé Mme Royal, et plus les militants auront la parole, plus la clarification sera possible. Je suis favorable à ce qu'ils soient saisis le plus vite possible. Sinon, il y a un risque d'inertie. Maintenant, le conseil national va trancher sur un calendrier. Je ne vais pas faire un conflit, mais je pense qu'il aurait été meilleur d'aller plus vite." Hors micro, la présidente de la région Poitou-Charentes a confirmé son intention de réactiver les comités Désirs d'avenir pour engager ce travail de "rénovation idéologique".
Selon Mme Royal, la gauche et le PS "ont pris du retard". Elle dit avoir "souffert pendant la campagne présidentielle du déficit de clarification politique". "Il faut remettre en cause un certain nombre de dogmes du passé, a-t-elle estimé, et remettre à plat les idées que les socialistes ont avancées, celles qui ont été crédibles, celles qui ne l'ont pas été, les idées neuves que j'ai pu avancer pendant la campagne présidentielle, celles qui n'ont pas eu le temps d'être transformées en propositions concrètes."
"J'AVAIS UN DOUTE"
Ainsi s'est-elle clairement démarquée du projet adopté par le PS et censé servir de "socle" au programme du candidat. "Il faut en particulier remettre en cause certaines choses comme le smic à 1 500 euros, qui était une idée phare de Laurent Fabius, ou la généralisation des 35 heures, a-t-elle affirmé. Ce sont deux idées qui étaient dans le projet des socialistes, que j'ai dû reprendre dans le pacte présidentiel, et qui n'ont pas du tout été crédibles. Moi-même j'avais un doute là-dessus. Je pense qu'il faut sortir de la confrontation traditionnelle et dépassée entre les salariés d'un côté et les employeurs de l'autre. Voilà ce que je crois fondamental pour la rénovation du Parti socialiste, pour un projet économique et social moderne."
Prenant garde, cette fois, de ne pas citer le nom de François Bayrou, Mme Royal n'en a pas moins réitéré sa volonté d'ouverture. "J'ai une vision des alliances politiques, et en particulier du travail qu'il faut faire avec le centre-gauche, ce n'est pas forcément le choix de tous les socialistes", a-t-elle reconnu.
L'ancienne candidate a porté un jugement très sévère sur les premières annonces de Nicolas Sarkozy. "On a là un exemple de ce qu'il ne faut pas faire en politique, a-t-elle constaté à propos du "paquet fiscal". Il n'ose pas dire ce qu'il fait vraiment et il fait le contraire de ce qu'il dit. Qu'il dise qu'il va faire payer les privilèges fiscaux accordés à quelques-uns grâce à l'impôt sur la consommation. La vérité est là, tout le reste est de l'emballage."










