à son énième plan de redressement
Or, l'Ondam serait dépassé de 2 milliards au rythme de progression observé au premier semestre. La Confédération syndicale des médecins français (CSMF), principal syndicat des médecins libéraux, a "mis solennellement en garde" contre "toute mesure faisant peser sur une catégorie de médecins les effets du plan d'économie" ; les syndicats de salariés, de leur côté, ont exigé que l'effort ne porte pas sur les assurés ; le gouvernement, via un communiqué commun des ministres de la santé, Roselyne Bachelot, et du budget et des comptes publics, Eric Woerth, a promis qu'il sera "attentif à ce que les accords signés avec les professionnels de santé soient respectés". Faut-il penser, en particulier, à celui qui, le 16 mars, en pleine campagne électorale, prévoyait d'augmenter au 1er juillet la consultation des généralistes de 21 à 22 euros, malgré l'opposition de M. Van Roekeghem ?
"RECRUTER DES EXPERTS"
Ainsi la Sécurité sociale se prépare-t-elle, dans le désordre, à son énième plan de redressement (au rythme d'un tous les dix-huit mois
depuis... 1976), en attendant le prochain : "Je confirme qu'il nous faudra trouver des nouvelles économies sur l'assurance-maladie", a indiqué au Figaro, le 7 juin, le
président de la République, Nicolas Sarkozy, qui, en la matière, semble donc moins pressé d'obtenir une "rupture" que sur le marché du travail ou la fiscalité, où des réformes que le locataire de
l'Elysée estime "structurelles", ont été annoncées.
La question du système de santé n'a pas été abordée pendant la campagne électorale et, selon un bon connaisseur du dossier, "il semble qu'il n'y ait pas de projet de réforme en profondeur
tout prêt à surgir des cartons une fois les législatives passées. Les ministres concernés en sont encore à tenter de recruter dans leurs cabinets des experts de ce domaine
!"......
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