"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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"dramatiquement insuffisant"
Selon Mme Royal, ancienne ministre de l'Environnement, "comme le disait Jacques Chirac +notre maison brûle et nous regardons ailleurs+". "Et ce qui s'est passé au G8 est pire que cela : notre maison brûle et ils l'ont regardé brûler sans rien faire puisque (...) le socle de Kyoto de 1990 n'a même pas été reconnu", a-t-elle commenté.
après les "insultes" de Fillon
Invitée sur France Inter, Mme Royal a regretté que "des ministres de gauche, parce que je ne leur dénie pas cette étiquette, en tout cas à certains, ne réagissent pas lorsque nous sommes insultés par le Premier ministre".
"C'est fort dommage de laisser ses convictions aux vestiaires", a-t-elle dit.
Elle a réaffirmé qu'entre Nicolas Sarkozy et François Fillon, "il y a une répartition assez subtile qui ne trompe personne : d'un côté un président qui parle d'ouverture, qui caresse dans le sens du poil, de l'autre un Premier ministre qui manie l'injure verbale".
Elle a critiqué la décision de Martin Hirsch d'avoir accepté d'entrer au gouvernement Fillon comme haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté. "Ce n'est pas une bonne chose la confusion des places, des valeurs", a-t-elle dit à propos de l'ancien président d'Emmaüs.
Ségolène Royal "a bien l'intention de contribuer"
à créer une "opposition neuve"
Ségolène Royal a ajouté que face "à chaque projet de droite, il faudra un contre projet pour préparer l'alternance future".
Elle a déploré le manque de soutien de certains socialistes, qui "a fait beaucoup de dégâts". "Cela démontre qu'une organisation politique doit aussi être une organisation disciplinée. Pour qu'elle soit disciplinée, il faut que les militants aient le temps de faire un choix clair avec des arbitrages politiques. Cette clarification est absolument nécessaire", a-t-elle dit.
Réaffirmant qu'elle "s'adaptait au calendrier" du PS, qui prévoit un congrès en novembre 2008, Ségolène Royal a indiqué être "candidate d'abord à un travail qui va permettre aux militants de se prononcer sur un projet politique".
La question du poste de premier secrétaire du parti, "cela se fait dans un second temps", a-t-elle dit.
Interrogée un peu plus tard par un auditeur sur l'hypothèse d'un congrès dès juillet 2008, Mme Royal a indiqué ne pas être "contre le fait d'aller assez vite". "S'il y a un accord majoritaire global pour que les discussions s'engagent vite et que le choix de la ligne politique se passe assez rapidement, j'y serai favorable", a-t-elle dit.
Toutefois, a-t-elle observé, "un certain nombre de socialistes" mettent en garde contre "le risque d'un débat assez vif avant les élections municipales" de mars 2008.
Ségolène Royal a assuré être dans "la logique du rassemblement". "Je n'entrerai pas dans des batailles d'appareil, des conflits de personne. Cela, j'ai donné", a-t-elle dit.
François Hollande a indiqué qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat de premier secrétaire en 2008. Elle a jugé "excellent" son bilan, car "sans lui, le PS n'existerait peut-être plus".
Jeudi, Mme Royal avait indiqué qu'elle présenterait pour la première fois sa "propre motion" au Congrès du PS prévu en 2008, et qu'elle aurait brigué la succession de François Hollande à la tête du parti si ce dernier avait démissionné dans la foulée de la présidentielle.
les Français vont être condamnés à une triple peine"
"On voit ce qui se profile: des cadeaux fiscaux d'une main et de l'autre, puisque qu'on connaît l'état d'endettement de la France, les Français vont être condamnés à une triple peine", a expliqué sur France Inter l'ancienne candidate à la présidentielle.
"Je ne crois pas du tout que ça va avantager les catégories moyennes. Je crois que le réveil va être très douloureux", car "en annonçant de façon aveugle des avantages fiscaux, sans relancer la construction, il y a un risque d'augmentation du coût du logement", a prédit Ségolène Royal. "Ce qui va coûter extrêmement cher, ce sont les promesses aux plus nantis".
Quant à l'exonération des droits de succession, Ségolène Royal a observé que "les catégories moyennes sont déjà exonérées: en passant de 70% à 90%, on touche les catégories supérieures". Selon elle, "le bouclier fiscal va avantager les 15.000 contribuables les plus riches".
Cependant, la présidente de la région Poitou-Charentes a reconnu que "les Français attendent une opposition subtile, c'est-à-dire: quand des choses positives sont faites, qu'elle accepte de le dire". "Cela rendra d'autant plus crédibles les combats politiques contre ce qui paraîtra nocif à l'intérêt des Français".
"Dans l'esprit général", l'idée de faciliter l'accès à la propriété est une bonne chose, "mais cela dépend comment cela est fait", a ajouté Ségolène Royal. AP










