"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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sur la présidentielle cet été
PARIS, 2 juin 2007 (AFP) - Ségolène Royal, candidate malheureuse à la présidentielle, a déclaré samedi qu'elle avait l'intention d'organiser pendant l'été un "séminaire de
travail" pour réfléchir sur les points forts et les points faibles de sa campagne.

"Il faudra faire une analyse, une remise à plat", a-t-elle déclaré lors d'une rencontre informelle avec des journalistes, estimant déjà qu'il n'y
avait pas eu "assez de relais sur son pacte présidentiel".
Pour l'avenir, elle s'est dite partisane d'une "opposition constructive". "La théorie de l'opposition frontale, je n'y crois plus du tout, les
Français ne veulent plus entendre +on abroge tout+", a-t-elle déclaré. Pour elle, "si on brandit trop l'opposition frontale sur tous les sujets, on n'est plus crédible".
"Je l'avais déjà dit pendant la primaire, et qu'est-ce que j'ai pas entendu!", a-t-elle noté.
Pendant la campagne présidentielle, l'ancien Premier ministre Laurent Fabius avait estimé qu'il faut s'opposer frontalement à Nicolas Sarkozy et à François Bayrou, car "si l'opposition n'est pas
assez claire, assez frontale, la différence gauche-droite se brouille".
"La droite parle maintenant de façon différente, il faut repenser les choses", a estimé Mme Royal.
Pour elle, "quels que soient les résultats des législatives, il faut une reconstruction, il faut être dans la contre-proposition beaucoup plus qu'on ne l'a été", pour "dessiner une
alternative".
Ségolène Royal en campagne en Ile-de-France: "bravo Ségolène !"
PARIS, 2 juin 2007 (AFP) - "Il faut continuer, bravo Ségolène !": l'ex-candidate PS à la présidentielle a retrouvé la ferveur de ses supporters en
sillonnant samedi l'Ile-de-France pour soutenir les socialistes dans des circonscriptions qui lui avaient fait particulièment honneur le 6 mai.
"On veut mourir avec toi, Dieu va te garder jusqu'à loin", lui lance Henriette à Tremblay (Seine-Saint-Denis), circonscription de Christophe Borgel. bras droit de Dominique Strauss-Kahn lors des
primaires socialistes pour l'Elysée. Sur ses affiches, est inscrit : "Christophe Borgel, le candidat de Ségolène Royal". La circonscription lui avait donné près de 56% des voix
au second tour.
Aux fenêtres, des draps sur lesquels est inscrit : "Tremblay avec Borgel Royal".
Au cours de cette tournée, Ségolène Royal martèle des appels à la mobilisation: "Il ne faut pas rester chez vous le jour du vote", "c'est grâce à vous que la République va
continuer à fonctionner", affirme-t-elle, évoquant une nécessaire "respiration démocratique".
Lors d'une rencontre informelle avec la presse, elle assure que "tout va dépendre de la participation".
Une nouvelle adhérente du PS estime qu'elle avait donné "un nouveau visage au parti". "Ce serait bien" qu'elle en prenne la tête, ajoute-t-elle.
Après un arrêt à Saint-Ouen, Ségolène Royal rejoint le XXème arrondissement, où se présente la Guadeloupéenne George Pau-Langevin, dont l'investiture est contestée par le
député-maire sortant Michel Charzat. "Je pense que je gagnerai", affirme Mme Pau-Langevin.
Dans cette circonscription, la 21e, la candidate socialiste avait obtenu 62% des voix.
Arrivée de Ségolène Royal. "C'est vrai qu'elle est très jolie, même de près", glisse un jeune homme. On retrouve le tempo de la campagne présidentielle, quand elle échange avec
la foule: "Vous la voulez à l'assemblée nationale ? oui ! Pour qui il faut voter ? George !". "Il n'y a qu'une seule candidate socialiste ici, c'est bien clair pour tout le monde ?",
demande-t-elle encore.
M. Charzat, comme tous les dissidents, a été exclu du PS.
"La République a besoin de contre-pouvoirs, de surveillance, de propositions fortes, d'une opposition qui puisse se faire entendre", poursuit Mme Royal, veste rouge, jupe
imprimée. "Je compte sur vous, en avant !". Les termes sont ceux de la campagne présidentielle, la foule, la ferveur et les bousculades aussi.
Un partisan de Charzat essaie de la filmer -"pour détourner les images sur le blog du député sortant", accuse l'entourage de Mme Pau-Langevin. Quelques gros bras le bousculent, les pro-Charzat
annoncent qu'ils porteront plainte. "Ils essaient de perturber cette rencontre", selon Mme Pau-Langevin.
Patrick Bloche, premier secrétaire fédéral, candidat dans la circonscription voisine, rejoint le groupe. "Merci Ségolène, on est avec vous!", lancent des badauds.
Une heure plus tard, la candidate est à Trappes (Yvelines). Aux journalistes, elle explique que c'est pour elle "une forme de respect de retourner dans ces quartiers qui (lui) ont donné les
meilleurs scores". "Quelque chose de très fort s'est passé, les gens le vivent encore, ils ne comprendraient pas que je ne sois pas là".
"Vous êtes là en vrai, comme ça fait plaisir !", s'exclame une admiratrice.
La promenade se termine à Sainte-Geneviève des Bois (Essonne), chez son ami Julien Dray. On lui montre une chevrette de 15 jours, "surnommée Royale". Elle lève son verre de jus de pêche "à la
victoire de Julien". Des jeunes demandent des autographes. "Ca servira pour 2012", glisse un adolescent.
Mme Royal évoque un rapport "caché" sur les rapports police-population
SAINTE-GENEVIEVE-DES-BOIS, 2 juin 2007 (AFP) - Ségolène Royal s'est insurgée samedi contre le fait qu'un rapport finalisé fin 2006
et dressant un constat accablant des relations entre police et population en Seine-Saint-Denis ait été "caché aussi longtemps", évoquant "des vérités qui dérangent".
De passage à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), pour soutenir les candidats socialistes aux législatives, l'ex-candidate socialiste à la présidentielle a demandé au président de la République
quelles décisions vont être prises pour "rétablir l'indispensable lien de confiance entre la population et le grand service public de la police".
Mme Royal évoquait un rapport de l'Institut national des hautes études de sécurité (INHES), qui dépend du ministère de l'Intérieur, rapport auquel l'AFP a eu accès samedi. Ce
document, demandé par le Préfet de Seine-Saint-Denis mais jamais rendu public officiellement, évoque un "climat d'insécurité permanent" entre police et population dans le département, climat qui
risque même de s'envenimer.
Mme Royal a rappelé que le préfet de Seine-Saint-Denis avait déjà précédemment "tiré la sonnette d'alarme" mais que "le ministère de l'Intérieur d'alors, qui est l'actuel
président de la République, l'avait réduit au silence".
"Je demande au président de la République pourquoi ce rapport a été caché aussi longtemps et quelles décisions vont être prises sans tarder pour rétablir les moyens de fonctionnement de la
police", a insisté la présidente de Poitou-Charentes: "Sans doute pendant la présidentielle ne fallait-il pas dire des vérités qui dérangent".
LEMONDE.FR | 02.06.07
L'ex-candidate socialiste à l'Elysée venait de rencontrer sur un marché du XXème arrondissement une mère de famille avec un enfant handicapé, qui lui avait fait part de sa "détresse".
"Il y a un recul considérable pour les classes d'accueil. S'il a dit la vérité pendant la campagne, il doit passer aux actes", a lancé la présidente de Poitou-Charentes, en allusion à son adversaire victorieux du 6 mai.
"Parents d'enfants handicapés, rendez-vous dans toutes les écoles de vos quartiers, allez voir les directeurs d'école, les principaux des collèges et des lycées, exigez que la promesse de campagne soit tenue, que les enfants soient accueillis à l'école", a lancé Mme Royal.
"Vous devez être des vigies importantes, les surveillants, les sentinelles, les éclaireurs des citoyens qui n'ont pas forcément les moyens de se défendre, c'est ça la solidarité citoyenne", a-t-elle déclaré à un public de sympathisants rassemblés dans un centre culturel de quartier.
"Allez-y à dix ou vingt les inscrire à l'école, exigez que les paroles soient tenues, c'est ça la nouvelle citoyenneté à laquelle je vous appelle", a encore dit la députée des Deux-Sèvres.
Ségolène Royal (PS): l'abaissement de la majorité pénale, "la pire des
solutions"
PARIS, 2 juin 2007 (AFP) - Ségolène Royal (PS) a estimé samedi que l'abaissement de la majorité pénale prévu dans le projet Dati
serait "la pire des solutions", proposant à la place un renforcement des moyens de la justice des mineurs et une "sanction au premier acte de délinquance".
"Le projet de loi en préparation va remplir les prisons", a-t-elle observé, en campagne en Ile-de-France pour soutenir des candidats aux législatives.
La finaliste malheureuse de la présidentielle a préconisé de "faire en sorte qu'il y ait une baisse de la délinquance des mineurs, sans leur offrir comme seule perspective la prison à 16
ans".
"Non à la prison pour les mineurs, non à cette solution qui les fait sortir plus délinquants", a lancé la responsable, en campagne dans la 21ème circonscription de Paris aux côtés de George
Pau-Langevin et de Patrick Bloche, candidat dans la 7ème limitrophe.
"Ils annoncent précipitamment des mesures sur les jeunes délinquants, mais ils ont eu cinq ans pour (les) mettre en place", a relevé la présidente de Poitou-Charentes, faisant allusion au
gouvernement mis en place par Nicolas Sarkozy, président et ex-ministre de l'Intérieur. "Pendant ce temps, la délinquance des mineurs a augmenté", selon elle.
Jugeant nécessaires des "contre-propositions" au projet de réforme de la garde des Sceaux Rachida Dati, elle a suggéré de "mettre les parents devant leurs responsabilités, régler les problèmes de
logement, gagner la bataille de l'emploi pour les jeunes".
Les mineurs délinquants sont tous "en situation d'échec scolaire. La première obligation de la République, c'est de faire réussir les enfants à l'école", a dit Mme Royal.
A ce propos, elle a demandé que "le soutien scolaire individualisé gratuit que Nicolas Sarkozy a repris dans (son) pacte présidentiel" à elle soit "mis en place dès la prochaine rentrée
scolaire".
"Si on abaisse la majorité pénale comme le propose Rachida Dati, la seule solution sera la prison pour les mineurs, c'est-à-dire la pire des solutions", selon Mme Royal, qui
demande "une réponse dès le premier acte de transgression": "Réparation, travail d'intérêt général et aussi éventuellement encadrement militaire".
Mme Royal a préconisé de "rendre leurs moyens à l'école et à la justice des mineurs, qui est dans une situation de misère incroyable".
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