"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Ségolène Royal: sortir
forts des législatives
pour "bâtir la gauche de demain"
Moins d'un mois après son échec à la présidentielle, Mme Royal, l'ambition intacte, a repris son bâton de pèlerin pour aller soutenir des candidats socialistes aux législatives des 10 et 17 juin en vue d'avoir "l'opposition la plus forte possible" au parlement.
L'ex-candidate à l'Elysée, qui n'exclut pas de prendre les commandes du Parti socialiste et songe à 2012 - "dans cinq ans, dans cinq ans!", ont crié quelques jeunes -, est relativement confiante: le scrutin ne sera "pas mauvais" pour le PS, dont l'effectif des députés pourrait progresser "un peu", a-t-elle confié aux journalistes.
Depuis le début de la semaine, elle multiplie les déplacements. Elle s'est arrêtée jeudi à Lyon, devenue un bastion "ségoléniste" au PS autour du maire Gérard Collomb, et devait achever sa journée à Digne, chez son ex-directeur de campagne Jean-Louis Bianco, candidat à sa réélection.
A Privas, Mme Royal s'est souvenue de l'affluence lors de sa première réunion publique en mars 2006, qui avait marqué le début du "phénomène Ségolène". "Esprit de Privas, es-tu là ? Tout est parti de Privas, donc tout redémarre de Privas", a-t-elle déclaré d'emblée devant 500 personnes.
"Tout ce que j'ai accumulé comme énergie, je vous le rends et le mets à votre disposition pour vous remettre en mouvement", a affirmé la présidente du Poitou-Charentes. "Ne restez pas chez vous et mobilisez-vous bien".
Certes, "tout est doucereux" côté gouvernement tant qu'il n'a pas gagné les élections. Mais, a-t-elle averti, "ce qui se prépare, c'est un creusement des inégalités": baisse des impôts des plus fortunés, franchise médicale et hausse de la TVA "pour tous".
A "la vague bleue" prédite par "les relais médiatico-financiers et sondagiers qui matraquent tous les jours", elle a demandé à ses électeurs de substituer "une vague blanche", sa couleur fétiche comme celle de la veste qu'elle portait, plus exactement "une vague de toutes les couleurs". Allusion à la "majorité arc-en-ciel" qu'elle souhaitait faire émerger avec François Bayrou ?
Mais Ségolène Royal, qui ne se représente pas dans les Deux-Sèvres, voit au-delà. "Un groupe parlementaire fort, c'est une gauche forte qui se renouvelle, créative, qui réfléchit aux dogmes dont elle a parfois été prisonnière et qui continue le mouvement de rénovation engagé lors de la campagne présidentielle" , a-t-elle affirmé.
Pour celle qui se refuse toujours à qualifier de défaite son résultat du 6 mai, il s'agit maintenant d'"imaginer la gauche de demain, celle qui préparera des victoires". Elle veut aussi "structurer des contre-pouvoirs avec les élus" grâce à l'internet.
Sa première préoccupation: éviter le départ des nouveaux adhérents qui ont assuré sa suprématie au PS depuis l'automne. "Continuez à venir à Désirs d'avenir, venez au Parti socialiste". L'heure est venue de "faire un parti de masse" , y compris par "un dépassement du PS" dont les formes restent à inventer, a-t-elle dit en confidence.
Quant à une prise en main du PS - elle a réaffirmé lundi qu'elle "ne s'interdit rien" -, Ségolène Royal n'entend pas "se précipiter", ni s'engager dans "des affrontements". Elle veut garder toute sa liberté et ne pas "être sous pression de qui que ce soit".










