Le PS et des responsables du PRG appellent
M. Baylet à confirmer son
engagement à gauche
La rencontre de mercredi 16 mai entre le chef du PS, François Hollande, et celui du Parti radical de gauche (PRG),
Jean-Michel Baylet, était "prévue depuis longtemps", selon la direction du PS. Mais elle a pris un tour particulier au lendemain de l'appel lancé par M. Baylet, après une rencontre avec
Nicolas Sarkozy, en faveur d'un rapprochement entre radicaux de droite et de gauche, pour créer "une grande force centrale".
Le premier secrétaire du PS a ainsi réclamé "un engagement dans la clarté" pour le rassemblement de la gauche, condition du maintien de l'accord électoral avec le PRG pour les législatives, a indiqué Stéphane Le Foll, le directeur de cabinet de M. Hollande. "Il ne peut y avoir de députés boorloïstes soutenus par le PS", a-t-il insisté, alors que Jean-Louis Borloo, vice-président du PR, associé à l'UMP, a répondu favorablement à l'appel du président du PRG.
L'accord conclu avec le PS réserve 32 circonscriptions au PRG. Selon M. Le Foll, "Jean-Michel Baylet a dit qu'il ne remettait pas en cause cet accord", lors de l'entretien, qui a duré plus d'une heure. Stéphane Le Foll a par ailleurs dénoncé "la méthode du débauchage" pratiquée, selon lui, par Nicolas Sarkozy.
ENGAGEMENT À GAUCHE "INDISCUTABLE"
Six des neuf députés radicaux de gauche (Gérard Charasse, Joël Giraud, François Huwart, Chantal Robin-Rodrigo, Roger-Gérard Schwartzenberg et Emile Zuccarelli) ont annoncé mercredi dans un communiqué, qu'ils "désapprouvent" les déclarations du chef du parti. Rappelant que le PRG a "activement participé dès le premier tour à la campagne de Ségolène Royal" pour le scrutin présidentiel, ils "entendent évidemment demeurer fidèles" à "l'engagement à gauche des élus et des militants" du PRG. Christiane Taubira, députée de la Guyane, n'a pu être jointe, a précisé l'un des signataires.
LEMONDE.FR | 16.05.07


