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Mercredi 16 mai 2007
La face cachée du socialisme
logo FIGARO Publié le 12 mai 2007

par Guillaume Bachelay, membre du conseil national du PS et maire adjoint de Cléon (76)

 

 
«Rénovation », « re- construction », « re- fondation » : au parti socialiste, depuis la défaite, chacun s'imagine en architecte. Mais pour l'heure, des archéologues seraient plus utiles pour comprendre l'origine de nos désillusions.

Qu'il faille un leader rassembleur et sérieux, c'est entendu. Que le PS soit plus qu'une belle machine électorale, c'est souhaitable. Qu'il doive occuper tout le champ de la gauche depuis les antilibéraux jusqu'aux sociaux-démocrates, sans être l'otage des gauchistes ni la béquille des centristes, c'est recommandé. Reste le hic principal : pourquoi peine-t-il à accéder aux responsabilités depuis qu'on l'a vu à l'oeuvre ?

François Mitterrand avait mis fin à la malédiction qui condamnait son camp à briller dans l'opposition ou à gouverner par éclipses. Un an en 1924 avec le Cartel, à peine plus avec le Front populaire, trois fois cinq ans depuis 1981 : dans la capacité à durer, la tendance est à la hausse. Peut-on en dire autant de la volonté de transformer la société ?(...)

(....)La politique n'infléchissait plus la logique économique, l'État ne pouvait pas tout et la République ne servait plus à grand-chose ? Qu'à cela ne tienne, le PS changea de terrain. Ses propositions se firent de plus en plus sociétales et morales. Récemment, on y ajouta même une dose de régional et une ration de familial. Résultat : les catégories populaires et les couches moyennes déclassées ont déserté la gauche. On l'a vu le 21 avril 2002. Rebelote en 2007 : au premier tour, le duo Sarkozy-Le Pen a recueilli deux fois plus de suffrages des ouvriers et des employés que Ségolène Royal. Pendant que les inclus des grandes villes, la bourgeoisie d'artistes branchouilles, une partie de la jeunesse et les minorités (ndlr lesquelles?) sont devenus notre base sociale , Sarkozy fait un carton chez les salariés du périurbain et dans le monde rural en parlant travail, pouvoir d'achat, lutte contre les délocalisations et Europe qui protège.

La leçon de cette histoire, c'est que la gauche doit clarifier son rapport au réel. La mondialisation est un fait dont il faut corriger les effets. Le problème, pour un socialiste, commence quand cette contrainte ne lui apparaît plus comme une donnée extérieure à laquelle il peut opposer une politique, mais comme l'intériorisation de l'impossibilité d'agir. C'est alors que le gestionnaire tue le réformiste, que la droite consume la gauche et que les dégelées succèdent aux déroutes. Et si on parlait enfin de tout cela au PS ?(ndlr: chiche!) suite ici

Lu sur le blog de JL Mélanchon le 14 mai

LES PRESENTS ONT TOUJOURS TORT

Quelle situation consternante au PS! Pour tout potage post électoral nous aurons donc d’abord les réactions à « la femme fatale » livre sur le personnage de Ségolène Royal, selon lequel nous aurions été tous le choeur inconscient et aveuglé d’une pièce de boulevard, ensuite les bruits de ralliements à Sarkozy d’importants nomenklaturistes socialistes qui couvrent de honte le PS qui n’en peut mais, et la pantalonnade de Conseil National du PS le samedi. Les deux premiers ont leur vie, indépendante de notre volonté. Et ce sera bientôt le cas du troisième, au rythme actuel de la décomposition de la tête du PS.
Bigre pourquoi me suis-je levé samedi. Pourquoi ? Réunion soit disant « à huis clos ». Ca paraissait sérieux. En fait j’ai appris dans les couloirs qu’il s’agissait d’empêcher la salle d’être envahie par les supporter de Ségolène Royal. C’est sans doute faux. Mais comme on me l’a répété deux ou trois fois, ça signale quand même au minimum un état d’esprit : celui des gens qui répètent l’info. De toutes façons un détachement de supporters étaient à l’entrée et on m’a dit (sans que je l’ai vu) que le fils Hollande le commandait. Comme ils disaient « merci untel .., merci » à ceux qui passaient, quand ils se sont adressé à moi j’ai pris ça au pied de la lettre et je suis allé les saluer. En fait il s’agissait de nous insulter en nous accusant de n’avoir rien fait pendant la campagne puisque c’est le mot d’ordre du quartier général des nouveaux gardes blancs (couleur de la veste de maman). Ils avaient une banderole très branchée dans un joli drap à fleurs que la grand-mère de Jeanne Sophie a du donner à sa petite fille Marie Chantal pour mettre dans son sac de couchage au JMJ et que cette petite peste a prêté à ses copains socialistes pour y faire des graffitis ! Quand j’ai compris ma méprise j’avais déjà le cœur au bord des lèvres. Cette sorte de raëlliens qui dansent devant le siège du Parti le soir des défaites et vient menacer des dirigeants socialistes devant leur conseil national me fait gerber. La suite n'a rien arrangé.

 


deux contributions (?) au débat .
par Yvon GRAIC publié dans : Débat
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citation

"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


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