"tous les matins, je me demandais quel était le socialiste
qui allait porter une critique sur ce que je disais"
Ségolène Royal a demandé samedi 12 mai à l'occasion du conseil nationale du PS, que le candidat socialiste pour la prochaine présidentielle soit désigné "rapidement" après les législatives de juin à l'occasion du prochain congrès du parti, une idée immédiatement rejetée par Dominique Strauss Kahn et Laurent
Fabius.
Tirant les premières leçons de sa "défaite" à la présidentielle
-mot qu'elle a prononcé pour la première fois depuis dimanche-, Ségolène Royal a critiqué un processus de primaire interne trop tardif et "destructeur" et le manque de "discipline" au
PS.
Pour éviter cela, "il faudra réformer le calendrier de désignation", a-t-elle plaidé. "Il faut que le candidat ou la candidate soit désigné beaucoup plus tôt, qu'il ne soit pas épuisé dans des querelles et dans des conflits internes" et que la primaire ne "soit pas aussi près du combat principal pour pas ne laisser un certain nombre de séquelles", a-t-elle jugé.
Alors qu'on lui demandait quelle date elle envisageait pour cette désignation, la candidate malheureuse à l'Elysée a répondu: "rapidement", "après les législatives" de juin, "dès le prochain congrès" du parti. Le PS doit théoriquement réunir son congrès après les municipales de mars 2008 ou à l'automne. Elle ne s'est pas prononcée sur sa date. Son ancien directeur de campagne Jean-Louis Bianco a toutefois plaidé pour un congrès "assez rapide" en "septembre ou après les municipales".
De même, elle a souhaité que le projet présidentiel soit élaboré "avec le ou la candidate et pas avant" pour éviter un télescopage entre le projet du PS et celui de son champion. Ensuite, il faut "que le parti fasse totalement bloc derrière". la suite


