"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Le PS, en plein doute, fait sa rentrée

Merci CHAUNU
Des barons socialistes cherchent
à retarder un duel Hollande-Royal
LE MONDE | 01.09.07 |
Les fédérations du PS ont dressé une "liste noire" : ni Manuel Valls, ni Arnaud Montebourg, ni
Gaëtan Gorce pour premier secrétaire lors du congrès de 2008. Ni François Hollande ni Ségolène Royal non plus. Depuis le début du mois de juillet, à raison de plusieurs réunions, la moitié des
"fédés", parmi lesquelles le Nord, les Bouches-du-Rhône, la Charente-Maritime, la Charente, le Finistère ou encore l'Isère se sont mises d'accord sur cette position (ndlr :quelles instances ont été réunies dans chaque fédération? les militants auront-ils un jour la parole...).
Redoutant l'affrontement entre le premier
secrétaire et l'ex-candidate à la présidentielle, les dirigeants départementaux veulent se donner le rôle de modérateurs. Puisque "François" a annoncé qu'il ne se représenterait pas en 2008,
ces barons du PS considèrent que "Ségolène" ne doit pas chercher à lui succéder dans l'immédiat et préféreraient un premier secrétaire "de transition" jusqu'en 2010, date à laquelle un nouveau
congrès arbitrera entre les candidats pour la présidentielle de 2012. Ce faisant, ces fédérations préservent les chances de M. Hollande qui ne fait pas mystère de ses ambitions.
"UNITÉ"
Le chef de transition pourrait être
François Rebsamen, numéro deux du parti, qui connaît bien à la fois M. Hollande et Mme Royal. Jeudi 30 août, à la veille de l'ouverture de l'université d'été du PS à La Rochelle, ce dernier
refusait d'ailleurs de choisir un camp. "Je suis du côté de François et du côté de Ségolène", indiquait-il. Mais Pierre Mauroy, très influent dans le Nord, pencherait plutôt pour le député
européen Vincent Peillon. "Les problèmes de couple risquent d'être gênants pour le fonctionnement interne", estime Gilles Pargneaux, premier secrétaire de la fédération du Nord.
A La Rochelle, François Hollande et
Ségolène Royal ont tous deux déployé des trésors d'organisation pour éviter de se croiser. Jeudi soir, leurs entourages respectifs ont veillé à ce que le couple, séparé depuis la fin de la
campagne présidentielle, et qui dînait dans le même restaurant, chacun à un étage différent, ne risque pas de se rencontrer. Vendredi, M. Hollande s'est contenté de faire d'une discrète
apparition parmi les militants, lors du discours d'ouverture prononcé par son ex-compagne. Et Mme Royal n'a pas prévu d'assister à l'allocation de clôture que prononcera le chef du parti
dimanche. "C'est un choix entre plusieurs contraintes", dit-elle.
La première journée de l'université, où
les militants sont venus plus nombreux qu'à l'accoutumée, a en tout cas permis à l'ex-candidate socialiste de soigner une image délibérément consensuelle. "J'ai une responsabilité particulière,
a-t-elle commenté. Je suis la cible, je l'ai été, je continue de l'être et paradoxalement c'est à moi de faire les plus gros efforts." Vendredi soir, elle a pris soin de convier à dîner, outre
ses fidèles, deux partisans de Dominique Strauss-Kahn, Alain Bergounioux et Pierre Moscovici, et un proche de Laurent Fabius, Henri Weber.
Ségolène Royal veut s'organiser, "prendre
son temps", "structurer une équipe", en réseau plutôt qu'en courant dans des nouveaux locaux qu'elle inaugurera à la fin du mois. Quant à François Hollande, il prépare sa sortie en soignant son
bilan. Devant le Mouvement des jeunes socialistes, le premier secrétaire dressait ainsi l'inventaire de ses dix années passées à la tête du PS : "Il a préservé l'unité des socialistes, il leur
a permis après chaque victoire, après défaite, de rester ensemble." Son objectif, dans la perspective du congrès de 2008, est de rester maître du jeu en formant un bloc majoritaire, et
réformiste, allant de Ségolène Royal à Bertrand Delanoë.
Isabelle Mandraud et Jean-Michel Normand
Michel Rocard affiche son optimisme
sur le projet du PS à la Rochelle
NOUVELOBS.COM | 01.09.2007 | 18:08
Pas tendre avec le PS depuis sa défaite présidentielle de mai, Michel Rocard s'est montré optimiste, samedi 1er septembre, sur les chances de son parti de parvenir à élaborer d'ici à "un an, un an et demi" un projet "présentable à l'opinion".
L'ancien Premier ministre était venu participer dans la matinée à un débat intitulé "Où en est la gauche?" à l'Université d'été du PS à la Rochelle. "On a bien travaillé", s'est-il réjoui à l'issue, interrogé par les agences de presse.
Maintenant, "il faut que nous passions à la capacité d'écrire un projet, un objet présentable à l'opinion. Mais je ne suis pas pessimiste sur le fait
d'y arriver en un an, un an et demi", a-t-il assuré. Ajoutant: "A condition que le monde journalistique nous fiche la paix sur les problèmes d'hommes pendant ce temps-là. C'est une condition
majeure."
"On va en crever, nous !"
Un optimisme qui tranche avec les propos peu amènes qu'il avait tenus sur le PS le 25 août dernier. "Mon sentiment principal est que le PS français n'est plus pour un paquet d'années en situation de gouverner".
"Ceux qui sont à l'intérieur du gouvernement ne sont plus socialistes"
Chargée d'animer le débat, l'ancienne garde des Sceaux, Marylise Lebranchu a défendu Michel Rocard. L'"ouverture" est "une manœuvre" et "ceux qui sont à l'intérieur du gouvernement ne sont plus
socialistes", a-t-elle accusé, faisant cependant "une différence importante avec la participation à des groupes de travail". (avec AP)










