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Dimanche 31 août 2008

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(De La Rochelle) Les ateliers de travail n’empêchent pas conflits de personnes à l’université d’été du PS. Michel Rocard en a encore fait la démonstration ce samedi, en revenant sur la défaite de Ségolène Royal à la

dernière présidentielle.

L’intervention précédente s’était soldée par de vifs applaudissements. Le socialiste Vincent Peillon venait de livrer son analyse sur les causes des défaites nationales du Parti socialiste depuis 1997 : la gauche donne à penser qu’elle a uniquement comme objectif de mieux redistribuer les richesses, alors que la droite annonce qu’elle vise avant tout à les augmenter.

Arrive alors le tour de l’ex-Premier ministre. D’abord les réjouissances :

« Vous êtes en train de consommer quelque chose d’important. C’est q

ue, intellectuellement, depuis une dizaine d’années, le parti s’unifie. Vous n’avez pas entendu dans tous ces discours des choses gravement contradictoires. »

Re-applaudissements.

Mais ces réjouissances cachent une divergence :

« Je n’ai qu’un point de désaccord, très important, avec ce que vient de dire Vincent Peillon. Et elle n’est pas sur l’économie, elle est sur la cause de notre défaite de 2007. Je ne pense pas du tout qu’on ait été battu dans une confrontation doctrinale, mais je crois que c’était beaucoup plus culturel et beaucoup plus personnel. »

Les applaudissement re-re-naissants sont rapidement couverts par un concert de sifflets. (Voir la vidéo)



Une défaite personnelle pour une candidate culturellement incompatible avec les valeurs du Parti socialiste. Telle est donc l’analyse dressée par Michel Rocard.

Le désormais député européen n’en est pas à son premier coup de poignard. A peine l’élection de Nicolas Sarkozy actée, il avait confirmé avoir déboulé dans le bureau de Royal un mois avant le scrutin présidentiel, pour lui demander de se retirer à son profit, étant donné le peu de chances qu’elle avait, selon lui, de gagner.

Et au mois de janvier dernier, il avait récidivé, dans une tribune publiée dans Libération :

« Le problème est que cette candidate avenante et charismatique n’a à l’évidence pas les capacités nécessaires aux responsabilités qu’elle postule. Elle représente une certitude de défaite, au prix en plus d’une très grave crise dans le parti. »

Photo : Michel Rocard samedi à La Rochelle (Audrey Cerdan/Rue89)

par Yvon GRAIC publié dans : La vie du PS
Dimanche 31 août 2008

Discours Intégral (par Sandrine Garnaud)

Voici le discours de Ségolène Royal lors de l'ouverture de l'université d'été du PS

en ce vendredi 29 août (Source Desirs d'Avenir):

Dimanche 31 août 2008

LA ROCHELLE (AFP) — Le premier secrétaire du PS François Hollande a déclaré dimanche à La Rochelle travailler pour qu'"une nouvelle étape s'ouvre" au sein du PS, coïncidant avec son départ.

"Je ne suis pas dans le discours +je lègue un héritage+, je suis là pour qu'une nouvelle étape s'ouvre, c'est ça que je veux faire", a déclaré à la presse M. Hollande, qui devait prononcer son dernier discours de premier secrétaire à l'université d'été.

Il a souhaité que son parti, "en ce moment difficile pour les Français, fasse preuve de cohésion". "Il y a du travail à faire. Chacun doit prendre ses responsabilités. Nous ne sommes pas là pour choisir l'un ou l'une (qui me succèderait, ndlr), mais pour que ça corresponde à une dynamique collective", a-t-il souligné.

Le député de Corrèze a appelé les socialistes à "partir de l'acquis" de succès électoraux comme les municipales de mars dernier, "pour (se) projeter vers l'avenir". "Si les socialistes essaient de voir la paille dans l'oeil du voisin putôt que de regarder ce que nous pouvons bâtir ensemble, alors les Français peuvent se détourner de nous. C'est pourquoi mon rôle c'est d'appeler à la cohésion, à la cohérence, à des choix clairs", a dit M. Hollande. "Il faut un peu plus d'âme collective", a-t-il ajouté.

Il a jugé "normal" que dans la préparation d'un congrès, "il y ait des rencontres, des discussions, des éventuelles convergences" car "c'est une organisation démocratique, le Parti socialiste".

Le premier secrétaire a relevé que "tous ceux qui sont candidats pour l'instant (à sa succession) étaient d'ailleurs dans la majorité du PS. Donc ils en sont forcément comptables et responsables même s'il faut qu'il y ait un changement". A ceux qui disent que le PS "n'a pas assez travaillé" ces dernières années, il a répondu que "ce qu'il faut, c'est faire du bon travail (...) travailler mieux, pas forcément travailler

plus".

François Hollande a affirmé que la principale menace qui guette le PS est

celle de "l'ingouvernabilité", à dix semaines du Congrès de Reims qui doit désigner son successeur. "Il faut que ce parti soit dirigé, il faut un pôle central, on ne peut pas être dans la dispersion, la fragmentation, dans l'émiettement", c'est "l'ingouvernabilité qui peut être la menace principale", a affirmé le premier secrétaire.

"J'ai toujours voulu la cohésion, l'unité, l'esprit collectif et je mets en garde tous ceux qui seraient tentés de faire l'inverse", a prévenu M. Hollande. "Il ne faut pas porter d'exclusive, nous avons besoin de tous au PS", a-t-il dit ajoutant: "Il faut "reconnaître les différences quand elles existent, mais marquer les convergences quand elles s'imposent". Selon M. Hollande, "il faut situer la question des personnes à sa juste place", sinon ce sera "une compétition entre nous sans portée politique".

"Le PS, c'est jamais un fleuve tranquille surtout qu'il a plusieurs rivières et même quelques torrents!", a plaisanté le patron du parti. M. Hollande qui prononce son dernier discours à une université d'été du PS a affirmé qu'il éprouve de "l'émotion, pas de nostalgie". "J'assume ce que j'ai fait, je prends toute ma part des défaites, j'assume aussi nos victoires collectives", a-t-il dit.
par Yvon GRAIC publié dans : La vie du PS
Dimanche 31 août 2008
http://www.mediapart.fr/sites/all/themes/zen/mediapart/images/mediapart_head.pngStéphane Alliès

On y voit un peu plus clair dans le paysage socialiste d'avant-congrès, alors que se termine l'université d'été du PS.

Au sortir du week-end, six motions semblent se dégager, alors que

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François Hollande n'a pas encore dévoilé sa préférence quant à son successeur, et que l'issue du vote militant paraît plus incertaine que jamais. Un atelier sur la politique économique de la gauche a confirmé un consensus autour de l'«investissement massif vers l'économie de la connaissance»…

La «tactipolitique» socialiste s'impose à l'observateur venu à l'université d'été du PS à la Rochelle, quand bien même il aurait espéré découvrir de nouvelles idées. Malgré de nombreux ateliers où se pressaient des militants toujours aussi nombreux, c'est la préparation du congrès qui était sur toutes les lèvres des dirigeants socialistes, à un mois et demi de sa tenue.

Au sortir du week-end, on y voit vaguement plus clair dans la répartition des forces socialistes. Comme annoncé par Mediapart vendredi, et ce fut le feuilleton du séjour charentais, Pierre Moscovici se retrouve isolé, comme une conclusion logique de l'aventure des «reconstructeurs». Mais il n'abandonne pas pour autant le chemin de la conquête du parti. Laissé en plan par Martine Aubry, qui a regroupé autour d'elle les proches de Laurent Fabius, Arnaud Montebourg et Jean-Christophe Cambadélis, le député du Doubs a annoncé en début de soirée samedi qu'il déposerait une motion de son côté, avec «la ligne claire» de Gérard Collomb et Jean-Noël Guérini. Et il rencontrera Bertrand Delanoë lundi matin à Paris.

À noter par ailleurs que Pierre Mauroy a fait savoir qu'il désapprouvrait le rapprochement entre celle qui lui a succédé à la mairie de Lille et Laurent Fabius. Ce qui pourrait amoindrir son score dans les puissantes fédérations du Nord-Pas-de-Calais. Tandis que le staff de Ségolène Royal est déjà en train de rechercher les citations assassines d'Aubry à propos de Fabius, au moment du gouvernement Jospin ou du traité européen.

La gauche du parti est divisée en deux courants aux stratégies différentes. D'une part, Jean-Luc Mélenchon, allié à Marc Dolez (et sans doute Gérard Filoche), soumettra un texte au vote militant de novembre. D'autre part, Benoît Hamon et Henri Emmanuelli devraient eux s'unir avec les «reconstructeurs» de Martine Aubry. Le pôle écologiste devrait aussi «aller à la motion» et poursuivre son «œuvre utile d'interpellation», selon les termes d'un de ses responsables.

Et puis il y a Bertrand Delanoë et Ségolène Royal.

Ceux que la presse n'en finit pas d'appeler «les deux présidentiables», Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, sont restés sur leur ligne. Tous deux ont confirmé à La Rochelle leur intention de briguer la tête du parti, tous deux invoquant «la clarté hors des combinaisons». Entre les deux, François Hollande. Le premier secrétaire sortant, sur le départ, souhaite rester le plus influent possible. Cherchant à rester fidèle à sa réputation de «manieur de ficelles» hors-pair, il hésite encore à prendre parti pour un successeur, hésitant entre le nouvel héritier du courant jospino-rocardien et son ex-femme. Et il a passé de longues minutes à discuter ostensiblement avec Jean-Noël Guérini samedi dans la soirée......Le texte intégral PDF

Dessin de Damien Glez


par Yvon GRAIC publié dans : La vie du PS
 

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citation

"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


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