"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Le service minimum de M. Sarkozy irrite
les régions dirigées par la gauche
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Autre président socialiste, Jacques Auxiette (Pays-de-la-Loire) s'insurge. "Le gouvernement fait preuve d'hypocrisie et manque de courage, assène-t-il. S'il veut limiter le droit de grève, il ne doit pas se décharger sur les autorités organisatrices de transport", soit les régions, les départements et les communes. De plus, dit-il, toutes les conventions actuellement négociées avec la SNCF prévoient des clauses sur un service garanti, assorties de pénalités en cas de non-respect.
Michel Destot, président du Groupement des autorités responsables de transports publics, prévient aussi : "Nous aurions préféré une démarche contractuelle et pas législative et nous savons qu'il ne sera pas possible de tenir les délais prévus par la loi, soit le 1er janvier 2008." Le député (PS) de l'Isère ajoute que, "dans les petites agglomérations, les départements, cela va être dur de négocier avec toutes les sociétés de cars par exemple, cela sèmera le trouble alors qu'il n'y a jamais de problème ; on sera hors délai". Selon lui, "pour le gouvernement, cela ne compte pas, l'important c'est l'affichage politique et que la loi soit votée".
Autre point possible de blocage, dans les actuels exécutifs régionaux, la responsabilité des transports est très fréquemment confiée à des communistes : c'est le cas dans 13 régions sur 22. Premier d'entre eux, l'ex-ministre des transports de Lionel Jospin, Jean-Claude Gayssot, chargé de ce dossier en Languedoc-Roussillon, rappelle les liens entre son parti et l'entreprise nationale SNCF, relation étroite aussi avec la CGT, premier syndicat chez les cheminots. "François Mitterrand, en 1981, a confié ce ministère à Charles Fiterman, communiste, et ces liens ont toujours existé", explique l'ex-cheminot M. Gayssot. Dit autrement par le socialiste chargé des transports en Rhône-Alpes, Bernard Soulages : "La plupart des régions choisissent des gens en phase avec la SNCF, ses agents... et la CGT."
M. Gayssot affirme son opposition à la loi examinée par les députés à partir de lundi et qui a été votée par les sénateurs le 19 juillet : "Comme vice-président de la région Languedoc-Roussillon, je ne participerai pas, ni de près ni de loin, à la remise en cause du droit de grève."
Et ses collègues communistes lui emboîtent le pas. "C'est M. Sarkozy qui veut cette loi, dit Daniel Beurdeley, vice-président PCF de Picardie, il n'a qu'à se débrouiller." Pour lui, la plupart des régions ont déjà négocié avec la SNCF, et il n'est pas question de recommencer. "Je voudrais que l'on fasse de la résistance, souhaite M. Beurdeley, par rapport à ce gouvernement de combat."
Berlin dénonce l'accord nucléaire entre Paris et Tripoli
Déjà agacés par l'intervention du couple Sarkozy dans la libération des infirmières bulgares, les Allemands ont critiqué l'accord nucléaire signé le 25 juillet entre Paris et Tripoli. "Politiquement, l'accord est problématique", a déclaré Gernot Erler (Parti social démocrate, SPD), le secrétaire d'Etat au ministère des affaires étrangères, dans le quotidien économique Handelsblatt paru vendredi 27 juillet. Le responsable a accusé Paris d'agir contre les intérêts allemands, l'Allemagne ayant fait plusieurs offres à la Libye pour y développer les énergies renouvelables.

..l'intervention du couple Sarkozy..
Le président des Verts, Reinhard Bütikofer, s'en est pris directement au chef de l'Etat français. "Le président Sarkozy vient de faire preuve d'un activisme débridé à coloration nationaliste", a-t-il affirmé au quotidien régional Passauer Neuen Presse. Dans le même journal, le député social-démocrate Ulrich Kelber a accusé M. Sarkozy d'avoir utilisé la libération des infirmières bulgares pour procurer des commandes à l'industrie française : "Il s'agissait de faire un show et d'imposer de manière primitive ses intérêts." Moins virulent, Karl-Theodor Freiherr zu Guttenberg, député CSU, a déclaré qu'"il serait souhaitable que de telles mesures soient prises avec l'ensemble de l'Union européenne".
A Paris, le Quai d'Orsay a répondu aux critiques de Berlin en rappelant que la Libye a renoncé à tout programme d'armes de destruction massive en 2003, et se conforme de manière "totalement satisfaisante" aux contrôles de l'AIEA.
En Allemagne, la plupart des attaques proviennent du SPD auquel appartient le ministre des affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier. Le ministre, qui s'était engagé avec énergie pour la libération des infirmières bulgares durant la présidence allemande de l'Union européenne au premier semestre, s'était irrité de l'intervention française. A l'annonce du rapatriement des infirmières, Berlin a laissé entendre que l'attitude de Paris avait pu inciter les Libyens à faire monter les enchères.
De plus, Berlin a souligné que M. Steinmeier et la commissaire européenne aux relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, avaient négocié
l'essentiel de l'accord de libération. M. Steinmeier s'appuyait notamment sur ses contacts noués avec Seif Al-Islam Kadhafi, le fils du colonel Mouammar Kadhafi, depuis sont intervention en 2000
pour faire libérer des Allemands pris en otage par le groupe Abu Sayyaf aux Philippines.

DIDIER MIGAUD, DÉPUTÉ SOCIALISTE DE L'ISÈRE.
Quel rôle peut jouer un président de commission permanente issu de l'opposition ?











