"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Comme d'habitude..
Ouf, voilà le calendrier du Parti socialiste fixé pour les cinq années à venir. A la quasi-unanimité, après que Jean-Luc Mélenchon eut déjoué une tentative de putsch menée par une absente. On respire. Après la déconvenue de la présidentielle, il était vital que le Parti socialiste se remette en question et bouleverse ses habitudes. C'est pourquoi :
- Une université d'été aura lieu à La Rochelle, fin août, qui établira un diagnostic sur la crise du parti. Comme d'habitude. - Ensuite, on nommera hardiment trois commissions chargées de proposer une adaptation du parti au monde nouveau qui nous entoure. On nous assure que le mot social-démocrate y sera prononcé sans nuance péjorative. Comme d'habitude. - Au printemps 2008, un congrès << ordinaire >> ( ô combien !) désignera le successeur de François Hollande après le succès du parti aux élections municipales. Comme d'habitude. - En 2010, un congrès extraordinaire ( ô combien !) désignera le candidat du parti à l'élection présidentielle de 2012, qu'il perdra avec les honneurs. Des indiscrétions permettent au << Nouvel Observateur >> de révéler que les quatre candidats à la candidature devraient être MM. Delanoë, Fabius, Hollande et Strauss-Kahn. Comme d'habitude. On aurait pu, évidemment, dire les choses plus simplement et annoncer : 1 ) qu'on se débarrasse de Ségolène Royal ; 2 ) qu'on recommence comme avant. L'essentiel est que tout le monde l'ait compris. Comme disait jadis le regretté président Henri Queuille, l'immobilisme est en marche, rien ne saurait l'arrêter.
Quelle est donc, pour parler sérieusement, cette loi secrète, quel est donc ce malin génie qui, au Parti socialiste, empêche des gens intelligents de parler et d'agir intelligemment dès qu'ils se réunissent ? Il a un nom, il s'appelle la représentation proportionnelle. C'est elle qui explique le découpage du parti en << courants >> rivaux et, la constitution de la France étant ce qu'elle est, en écuries présidentielles concurrentes. Car en vertu des règles de vote sur les motions << en présence >>, c'est jusqu'à la plus petite et la plus reculée des sections du PS que cette << lottizzazione >>, comme disent les Italiens, s'étend et perdure. A Trifouillis-les-Oies, la section locale du PS comprend des << fabiusiens >>, des << strausskahniens >>, des << hollandais >> et maintenant des << royalistes >>. L'une des particularités de la proportionnelle est d'amortir tous les mouvements d'opinion à l'intérieur et à l'extérieur du parti et de rendre les leaders absolument indéboulonnables. De cette représentation proportionnelle, en apparence juste et équitable, en vérité fondement de la structure mafieuse du parti et de l'éléphantiasis dont il souffre, la FEN ( Fédération de l'Education nationale ), jadis toute-puissante, est morte. Il ne fait guère de doute que le PS en mourra un jour. Pour moi, qui considère depuis toujours la << RP >> comme une calamité démocratique et comme le justicialisme des imbéciles, ce qui se passe depuis des années dans ce parti est une raison supplémentaire de la combattre aux élections générales. Je suis prêt à m'allier avec n'importe qui pour éviter à mon pays ce malheur, et notamment avec Nicolas Sarkozy.
Par quoi la remplacer ? Par le leadership démocratique, bien sûr. La majorité du parti et son leader présentent un texte d'orientation, élaboré sans souci de dosage et susceptible d'être appliqué même en cas de malheur, je veux dire de succès à l'élection présidentielle. L'ensemble des militants se prononce pour ou contre. En cas d'échec, l'équipe battue se retire au profit de l'opposition. Une telle procédure éviterait le carnaval nocturne des << commissions de synthèse >>, qui au soir du congrès élaborent un texte où chaque << courant >> apporte son grain de sel, pour accoucher d'un veau à deux têtes et à cinq pattes. C'est le leadership démocratique qui a permis à Nicolas Sarkozy de faire l'unité de son parti autour de lui. C'est la proportionnelle qui a infligé à Ségolène la généralisation des 35 heures et le smic à 1 500 euros tout de suite. Elle vient d'oser dire que ce fut pour elle un handicap. Et dire que c'est elle que l'on accuse d'hypocrisie !
Jacques Julliard
Le Nouvel Observateur
PARIS (Reuters) - Le président Nicolas Sarkozy a confié à l'ancien ministre des Affaires étrangères socialiste Hubert Védrine une mission de
réflexion et de prospective sur la place de la France et de l'Europe dans le monde, annonce lundi l'Elysée.
Face aux "bouleversements majeurs" de ces 20 dernières années dans un "monde nouveau, globalisé" (fin du monde bipolaire, terrorisme, réchauffement climatique, pandémies, etc), "la France et l'Union européenne doivent repenser leur rôle, leur positionnement", écrit le président dans une lettre envoyée à Hubert Védrine et dont l'Elysée a publié une copie.
"Elles doivent imaginer, dans la fidélité à leur histoire et à leurs alliances, les initiatives leur permettant de promouvoir leurs idéaux, leurs valeurs, dans un esprit de dialogue et de coopération, comme de défendre au mieux leurs intérêts", ajoute-t-il.
Nicolas Sarkozy demande à Hubert Védrine de "conduire cette nécessaire réflexion, qui devra déboucher sur des propositions concrètes".
L'ancien ministre de Lionel Jospin, qui a accepté la mission, est invité à remettre un rapport "avant la mi-septembre".
Hubert Védrine avait été pressenti comme l'une des personnalités socialistes susceptibles d'entrer dans le gouvernement de François Fillon.
Nicolas Sarkozy a par ailleurs confié une mission sur la croissance à Philippe Séguin, le premier président de la Cour des comptes.
Selon l'hebdomadaire l'Express, le chef de l'Etat s'apprête en outre à lancer une réflexion sur la rénovation des institutions, à laquelle pourraient participer l'ancien président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud, l'ancien Premier ministre Edouard Balladur et l'ex-ministre socialiste Jack Lang. Selon l'hebdomadaire, les présidents de l'Assemblée et du Sénat, Bernard Accoyer et Christian Poncelet, participeront aussi aux travaux.
Hollande (PS) dénonce "l'omniprésidence" de Nicolas Sarkozy
PARIS (AFP) - Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a dénoncé mardi à l'Assemblée nationale
"l'omniprésidence" de Nicolas Sarkozy qui est "omniprésent, omnipotent, omniscient", dans son intervention après la déclaration de politique générale du Premier ministre François Fillon.
Vous venez de présenter la politique de votre gouvernement, j'aurais dû dire, la politique du président de la République, c'eût été plus exact", a lancé M. Hollande dans un discours très offensif.
"La pratique de l'exécutif depuis l'entrée en fonction du président de la République marque une inflexion, sans doute, une rupture, une mutation vers l'omniprésidence", a-t-il ajouté.
M. Sarkozy est "omniprésent, omnipotent, omniscient" et "le chef de l'Etat décide de tout, parle de tout" et "quand il ne le fait pas, ce n'est pas vous qui le faites mais le secrétaire général de l'Elysée", a-t-il assuré.
"Nous sommes dans une dérive présidentialiste et dans le faux-semblant" a-t-il accusé.
Evoquant la réforme des institutions annoncée par M. Fillon, François Hollande a prévenu: "s'il s'agit d'offrir au président de la République une tribune de plus, cette réforme (NDLR, des institutions) ne sera qu'un artifice de plus".
Le dirigeant socialiste a ensuite mis en doute la "rupture" prônée par le Premier ministre. "Ce bilan est le vôtre, vous voulez rompre avec lui, c'est le signe qu'il ne doit pas être fameux", s'est-il indigné.
Il s'est élevé contre le paquet fiscal qui va être mis en discussion au Parlement, le qualifiant "d'inapproprié" et "socialement injuste".
"Votre seule réponse est de donner des avantages fiscaux à ceux qui ne les consommeront même pas", "vous prétendez favoriser le travail, c'est la rente que vous privilégiez", a-t-il jugé.
Il a mis en cause "un choix aventureux sur le plan budgétaire", estimant que le paquet fiscal allait "coûter 12 milliards d'euros".
M. Hollande a enfin dénoncé "un budget de rigueur" et "les 10.000 suppressions d'emploi" dans l'Education nationale ainsi que la "TVA dite anti-sociale" qui "servira à financer les cadeaux fiscaux des plus favorisés".
"Vous avez le choix, soit de laisser creuser les inégalités, soit de laisser creuser les comptes publics et je pense que vous ferez les deux à la fois", a-t-il dit.
Il a demandé que la politique du gouvernement soit "évaluée tous les 6 mois" et que les parlementaires puissent "en débattre". "Nous sommes prêts à cette confrontation démocratique, à faire des propositions et à être utiles", a conclu le numéro un du PS.










