"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Ségolène Royal reconnaît des "faiblesses" et tient à ses valeurs pour rénover le
PS
Mme Royal et son équipe se sont retrouvés dans une salle de l'Assemblée nationale pour une première réunion de travail post-élections: le matin avec une trentaine de membres de son équipe de campagne, celle installée au 282 du Boulevard Saint-Germain, et l'après-midi, pour une réunion élargie aux parlementaires qui l'ont soutenue et aux experts.
"J'ai compris mes forces et mes faiblesses", a confié à l'AFP l'ex-candidate, qui a employé plusieurs fois un mot qu'elle évite d'ordinaire, celui de "défaite". "Certes nous avons perdu mais nous avons aussi fait des choses extrêmement positives, c'était une belle campagne, on en est fiers", a-t-elle ajouté.
Côté forces, elle a rappelé que "même s'il y a eu défaite, il ne faut pas renoncer à tout ce qui a fait lever ce formidable élan pendant la campagne". Elle a rappelé aussi ses "intuitions", même si elles étaient "parfois insuffisamment précises", et les "éléments refondateurs" qui se sont levés: la démocratie participative, la valeur travail, l'ordre juste... "Nous ne devons pas abandonner les raisons pour lesquelles tant de gens nous ont rejoints", a-t-elle déclaré.
Pour elle, le parti socialiste devrait examiner ces éléments "avec beaucoup de clairvoyance". Des éléments sur lesquels "il faut continuer à travailler" et dont il faut "tirer les conséquences en termes d'actions concrètes", et qui devraient servir selon elle d'"éléments de travail pour continuer la refondation du parti". Ces éléments devraient permettre selon elle de rendre le PS plus "attractif".
Elle a reconnu, côté faiblesses, les difficultés de "traduction" de ces concepts et le "manque de réactivité", notamment à la télévision. Elle a réitéré ses regrets de n'avoir pas fait elle-même, quand elle était à Paris, les points de presse quotidiens de campagne. "C'est moi qu'on attendait", a-t-elle dit.
Elle a regretté aussi que la "greffe avec le parti" dans la deuxième phase de campagne ait dû se faire "dans l'urgence".
Mme Royal a donné rendez-vous pour sa rentrée politique le 25 août à la Fête de la rose de Melle (Deux-Sèvres), assurant qu'elle participerait ensuite à l'université d'été du PS, du 31 août au 2 septembre. "Mon action se situe à l'intérieur du Parti socialiste", a-t-elle assuré.
Les participants à la réunion ont manifesté leur satisfaction.
"On s'est dit ce qu'on avait sur le coeur", "la façon dont chacun avait vécu cette campagne", a indiqué Najat Belkacem, une jeune Lyonnaise qui faisait partie de son équipe.
Jean-Louis Bianco, directeur de campagne, a parlé de "séance de travail amicale, sympathique, pleine d'énergie". "On prépare l'avenir, on fera la synthèse le moment venu, à soumettre au débat collectif du PS", a-t-il déclaré.
Il a aussi relativisé l'échec de 2007 en l'incluant dans une mauvaise période pour la gauche. Il faut faire, a-t-il dit, aussi bien "une analyse de ce qui a été fait, et pas bien fait", qu'une "analyse idéologique depuis 2002".
François Rebsamen, co-directeur de campagne, a abondé dans le même sens en parlant de "séance de travail pour analyser les forces et les faiblesses (...) de la gauche en général".
Pour expliquer les raisons de l'échec, "les tendances sont lourdes, profondes, et ne datent pas d'aujourd'hui", a-t-il dit, notant que depuis 1993 "le PS ne vole pas de succès en succès".
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Ségolène Royal: "Nous devons tous nous remettre au travail"
"Nous devons tous nous remettre au travail, en examinant avec beaucoup de clairvoyance tous les éléments refondateurs qui se sont levés pendant la campagne, et sur lesquels il faut continuer à travailler", a déclaré Mme Royal à l'AFP, à l'issue de la première réunion du "séminaire de travail sur l'analyse de la campagne".
Une trentaine de personnes, dont ses codirecteurs de campagne François Rebsamen et Jean-Louis Bianco, se sont réunis à huis clos autour de l'ex-candidate PS lundi matin au Palais-Bourbon, avant une séance élargie dans l'après-midi.
"J'ai beaucoup appris pendant la campagne. J'ai compris aussi mes forces et mes faiblesses. Nous ne devons pas abandonner les raisons pour lesquelles tant de gens nous ont rejoints", a poursuivi Mme Royal.
Pour la présidente de la Région Poitou-Charentes, "même s'il y a eu défaite, il ne faut pas renoncer à tout ce qui a fait lever ce formidable élan pendant la campagne".
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Ségolène Royal et son équipe se sont retrouvés dans une salle de l'Assemblée nationale pour une première réunion de travail post-élections: le
matin avec une trentaine de membres de son équipe de campagne, et l'après-midi pour une réunion élargie aux élus qui l'ont soutenue et aux experts. "Je suis engagée dans le bilan de la campagne présidentielle, mais pour ouvrir des perspectives", explique Ségolène Royal. Le but de cette réunion est de "regarder ce qui s'est passé". Elle souhaite qu'"à la lumière de ce qui c'est passé, ce travail, cette réflexion puissent contribuer fortement à la rénovation des idées socialistes, pour faire en sorte que la société française soit mieux connue et que l'espoir qui s'est levé pendant l'élection présidentielle ne soit pas perdu". Ségolène Royal a en effet décidé de mettre en place"un groupe de coordination" et "des groupes de travail" autour des valeurs qu'elle a défendues pendant la campagne présidentielle et des "insuffisances des réponses concrètes apportées". "Ce travail sera mis à disposition du parti socialiste" précisant qu'une première synthèse en serait faite le 25 août à la Fête de la rose de Melle (Deux-Sèvres), lors de sa rentrée politique. "Je viendrai régulièrement restituer le produit, le fruit de ces réflexions collectives devant les instances du parti, je viendrai chaque fois que j'aurai avancé dans le cadre de ces groupes de travail sur des idées bien construites et bien structurées, je viendrai, puisque l'occasion m'en est proposée, devant le bureau national du parti socialiste pour les restituer et mettre dans le patrimoine commun". "J'ai confiance, je suis optimiste, nous allons reconstruire, nous allons rénover, accompagner la société française, répondre au désarroi et aux attentes des militants. Je suis là et bien là, avec eux, je vais le faire avec ma parole libre de femme libre, mais appuyée sur un mouvement collectif , je serai là et bien là au sein du parti socialiste". "Nous devons tous nous remettre au travail, en examinant avec beaucoup de clairvoyance tous les éléments refondateurs qui se sont levés pendant la campagne, et sur lesquels il faut continuer à travailler". "J'ai compris mes forces et mes faiblesses. Certes nous avons perdu mais nous avons aussi fait des choses extrêmement positives, c'était une belle campagne, on en est fiers. Je ne fuirai pas ce bilan dans ses points forts, dans ses points faibles, dans ses lumières, ses échecs, et ses insuffisances, c'est en ayant le courage de faire ce bilan de vérité et d'authenticité que l'on pourra ensuite bâtir sur des bases très solides". Côté forces, elle rappelle que "même s'il y a eu défaite, il ne faut pas renoncer à tout ce qui a fait lever ce formidable élan pendant la campagne". Elle évoque également ses "intuitions", même si elles étaient "parfois insuffisamment précises", et les "éléments refondateurs" qui se sont levés: la démocratie participative, la valeur travail, l'ordre juste... "Nous ne devons pas abandonner les raisons pour lesquelles tant de gens nous ont rejoints". Ségolène Royal reconnaît, côté faiblesses, que "l'élaboration du pacte présidentiel est intervenue très tard par rapport à celui de Nicolas Sarkozy, qui lui était prêt beaucoup plus tôt". Elle évoque aussi les difficultés de "traduction" de ces concepts et le "manque de réactivité", notamment à la télévision. Elle réitère ses regrets de n'avoir pas fait elle-même, quand elle était à Paris, les points de presse quotidiens de campagne: "C'est moi qu'on attendait". Ségolène royal regrette également que la "greffe avec le parti" dans la deuxième phase de campagne ait dû se faire "dans l'urgence". |










