Propriétaires: l'absurde subvention
Pourquoi la puissance publique devrait-elle dépenser ses maigres deniers pour favoriser ceux qui achètent leur voiture par rapport à ceux qui pratiquent la location ? D'autant plus qu'en France être propriétaire de son logement est souvent associé à l'immobilité et non au dynamisme économique, compte tenu de la taxe extrêmement élevée pesant sur les ventes de logement (plus de 5 %, malgré la baisse de 1999). C'est d'ailleurs cette taxe absurde, équivalente à un impôt sur ceux qui traversent la rue, qu'il faudrait supprimer en priorité pour dynamiser la mobilité de la main-d'oeuvre et le marché du logement en France.
Gabrielle Fack a ainsi montré que 80 % des hausses d'allocations logement ont été absorbées par des hausses de loyer. Le même mécanisme s'appliquera probablement aux intérêts d'emprunt. Pour une raison simple : ces aides donnent l'illusion aux ménages d'être plus solvables et augmentent leur demande de logement ; mais compte tenu de la faible élasticité de l'offre de logement et de la trop faible hausse du stock d'habitations disponibles, cette demande supplémentaire nourrit les hausses de prix. Pour prendre un cas extrême, toute subvention fiscale à l'achat ou la location de terre (bien en quantité fixe) se transmet à 100 % aux propriétaires initiaux. Et dans un pays où chacun est prêt à payer cher pour vivre près de ses semblables, le logement est à peine moins inélastique que la terre. L'enjeu aujourd'hui est d'inventer de nouveaux moyens d'actions ciblés permettant de relancer la construction de logements, en particulier pour les plus mal logés. Et certainement pas de déverser de nouvelles aides fiscales à l'ensemble des emprunts en cours et des logements déjà acquis, extension inévitable à partir du moment où elle avait été promise aux électeurs, mais qui porte le coût de la mesure à près de 5 milliards d'euros par an, pour un rendement quasi nul.
En Bretagne, les socialistes voient l'avenir
en rose et se posent en modèles
RENNES (AFP) - A contre-courant de la tendance nationale, les socialistes bretons nourrissent de grandes ambitions pour les élections législatives, espérant enlever plusieurs sièges à la droite et inspirer la "rénovation" du PS par leur positionnement "social-démocrate".
Le PS pense pouvoir gagner "13 à 18 sièges" sur 26 dans les quatre départements bretons, contre 10 en 2002.
Cet optimisme s'appuie sur les bons résultats de Ségolène Royal, qui a rassemblé 52,62% des voix au second tour de la présidentielle, faisant de la Bretagne l'une des rares régions à faire progresser la gauche. "C'est une situation très particulière dans le contexte national" et "nous en sommes plutôt fiers", se félicite Jean-Yves Le Drian, président du conseil régional et l'un des rares élus socialistes dont la notoriété dépasse les frontières bretonnes.
Pour expliquer cette "singularité", les ténors locaux mettent en avant le succès de leur "conception du socialisme" qui promeut "une gauche ouverte et évolutive" et refuse "l'enfermement idéologique". "Sans doute les socialistes bretons sont-ils devenus sociaux-démocrates avant l'heure", souligne Frédéric Bourcier, patron de la fédération d'Ille-et-Vilaine, se faisant le porte-voix des principaux responsables locaux regroupés dans le Bureau régional d'études et d'information socialiste (Breis).
Cette évolution "a permis l'éclosion d'un réseau d'élus reconnus, pragmatiques et proches de la quotidienneté de nos concitoyens", ajoute-t-il, en rappelant que les principales villes, comme Rennes, Brest ou Lorient, trois des quatre conseils généraux et le conseil régional sont gérés par la gauche. Soucieux de ne pas écorner cette image "consensuelle", certains candidats ne souhaitent pas être soutenus dans leur circonscription par les figures nationales du parti.
Au delà des législatives, le PS breton, qui revendique quelque 10.000 adhérents, estime que ses succès électoraux lui donnent "une responsabilité particulière" dans la reconstruction annoncée du parti. "Ce que nous avons fait peut servir d'exemple à d'autres", souligne Jean-Jacques Urvoas, qui tente de reconquérir le siège de député deQuimper.
Les socialistes espèrent également battre la droite dans une circonscription de Brest, à Redon (Ille-et-Vilaine) et réaliser le "grand chelem" dans les Côtes d'Armor, en raflant à l'UMP le seul siège de député qui lui manque. Mais, pour cela, les socialistes devront mobiliser leurs électeurs car, "dans le contexte créé par la présidentielle, notre principal ennemi est l'absentéisme", prévient M. Urvoas.*
reconnaît la suppression d'un article
NOUVELOBS.COM | 04.06.2007 | 13:47
La direction de Bolloré Média a reconnu, lundi 4 juin, avoir refusé de publier dans le
quotidien gratuit Matin Plus un article sur les déboires de musiciens roms avec
la police de l'aéroport de Roissy, estimant que cet article était "extrêmement désagréable pour la France"."Nous avons passé des accords avec Le Monde et Courrier International qui prévoient que nous ne touchons jamais aux articles qu'ils nous transmettent", a expliqué Jean-Christophe Thiéry, directeur général de Bolloré Média. "En revanche, nous pouvons décider de les passer ou de ne pas les passer. (…) C'est la première fois que nous avons utilisé ce droit".
En raison d'un accord entre Matin Plus et le groupe Le Monde, les rédactions du Monde et de Courrier InternationalMatin Plus est issu d'un partenariat entre le groupe Bolloré (à 70%) et Le Monde (à 30%).
Charte éditoriale
"Nous avons une charte éditoriale prévoyant que nous faisons un journal neutre. Là, on avait un article qui était extrêmement désagréable pour la France parce qu'il comparait ce que faisaient ses fonctionnaires à ce qui se passait au temps de l'URSS", a expliqué Jean-Christophe Thiéry.
Le refus de publier l'article a été rendu public par Alexandre Lévy, chef du service Europe de l’Est de Courrier international, dans un message publié sur (Groupe Le Monde) fournissent chaque jour plusieurs pages du quotidien gratuit. son blog le vendredi 1er juin. Le journaliste y rapporte que l'article a été purement et simplement retiré du quotidien gratuit, le vendredi 25 mai.
"Plutôt ironique que méchant"
"En lieu et place d'un article sur les péripéties d'un groupe de musiciens Roms hongrois en France, le journal gratuit Matin Plus publia une page entière de publicité sur… un festival de musique", écrit Alexandre Lévy. Un article traduit du quotidien hongrois Magyar Harlap, au ton "plutôt ironique que méchant", mais qui met en cause les méthodes de la police à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle: la découverte d'un étui de cigare suspect donne lieu à des interrogatoires laborieux et à une fouille prolongée (lire l'article en cause).
"On ne peut pas parler de la sorte de la police française!"
Mais l'article sur la police française n'est pas du goût de la direction de Matin Plus: "L'équipe de Bolloré (propriétaire du gratuit, NDLR) ne l'a pas entendu de cette oreille", poursuit Alexandre Lévy, qui indique que la direction a fait ce commentaire: "On ne peut pas parler de la sorte de la police française!"
C'est là, estime le journaliste, "l'histoire toute simple d'une petite censure, franche et décomplexée, pour un papier qui, ma foi, n'en méritait pas autan".
Les syndicats protestent
Les syndicats de Courrier International ont pour leur part publié un communiqué pour exprimer leur indignation après "la censure par le gratuit Matin Plus d'un article fourni, en application d'un accord entre les publications, par la rédaction de Courrier International pour parution dans l'édition du vendredi 25 mai du quotidien Matin Plus". L'intersyndicale a demandé à la direction de Courrier International et à celle du groupe Le Monde de "faire respecter la liberté d'expression et l'indépendance éditoriale, correspondant aux principes de la profession, du groupe et du titre."
"Incompétence"
Dans une interview à Libération, le directeur de la rédaction de Courrier International, Philippe Thureau-Dangin, a estimé que "c'est par incompétence" que l'article a été supprimé par Matin Plus. "Avec Pascal Galinier, le rédacteur en chef chargé à Matin Plus des relations avec le Monde, nous avons tout de suite réagi auprès de Bolloré et de la rédaction en chef de Matin Plus : nous leur avons dit que c’était scandaleux et que cet article devait passer." Selon Philippe Thureau-Dangin, l'article devait alors être publié quelques jours plus tard. Cependant le sujet avait été évoqué à la radio, et "nous avons considéré qu’il était un peu éventé, donc nous avons renoncé."
La circulaire sur le financement communal
des écoles privées annulée
Le Conseil d'Etat ordonne également à l'Etat de verser "la somme de 600 euros chacun" aux plaignants, soit à la Ligue de l'enseignement, le syndicat
Unsa-Education, la fédération de parents FCPE, le syndicat Se-Unsa et les fédérations des DDEN (directeurs départementaux de l'Education nationale).
Ces cinq organisations de l'Education regroupées dans le Comité national d'action laïque (Cnal) avaient déposé en février 2006 un recours contre cette circulaire.
Cette circulaire était un texte d'application de l'article 89 de la loi de décentralisation d'août 2004. Elle imposait à une commune de participer financièrement à la scolarité de ses élèves
inscrits dans une école privée d'une commune voisine, même si elle disposait elle-même d'une école publique pouvant les accueillir.
"C'est une bonne nouvelle pour l'école publique et pour le contribuable car ce texte permettait aux établissements du privé de recevoir un financement public", a déclaré à l'AFP Laurent Escure,
secrétaire national du syndicat Se-Unsa, très mobilisé contre cette circulaire.
A la rentrée 2006, des dizaines de conseils municipaux avaient voté des délibérations demandant l'abrogation du texte qu'ils jugeaient contraire au fondement de l'école publique laïque et
gratuite.
Le Planning familial appelle à voter "à gauche"
PARIS, 4 juin 2007
(AFP) - Le Mouvement français pour le planning familial (MFPF) a appelé lundi dans un communiqué à "voter et à voter à gauche" aux élections législatives, pour "garantir un débat démocratique" et
"barrer la route aux remises en cause des droits acquis".
Le Planning familial condamne "l'insuffisance des politiques nationales et locales concernant la lutte et la prévention contre les violences,
risques sexuels, accès à la contraception et à l'IVG".
Il s'"inquiète" du devenir de ses revendications "dans le contexte politique actuel, avec un président de la République engageant avec son
gouvernement une politique libérale, sécuritaire et dangereuse pour les libertés individuelles".
C'est pourquoi, le MFPF appelle à voter pour les candidats de gauche pour permettre "à l'opposition d'être suffisamment puissante pour garantir
un débat démocratique et barrer la route aux remises en cause possibles des droits acquis, concernant l'égalité et les libertés".
04/06/2007
Ségolène Royal invitée du 19/20 à 19h30 sur France 3
Meeting de Ségolène Royal au Zénith de Nantes à 20h00
05/06/2007
Ségolène Royal invitée de France info à 18h10
08/06/2007
Ségolène Royal invitée de France inter à 8h15



