vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail
collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous.
»
AFP Envoyé spécial en Lorraine DAVID REVAULT
D’ALLONNES
Ségolène Royal et Olivier Besancenot ne sont pas dans le même bateau. Mais ils étaient hier dans le même TGV,
à destination de Metz. Avec un dessein partagé, sinon commun : une rencontre avec les salariés d’ArcelorMittal. «Un hasard ? C’est bizarre, quand même», s’étonne la socialiste. Le
leader de la LCR, en écho, s’interroge : «Un grand hasard ? Si demain, plutôt que d’y aller les uns derrière les autres, on peut y aller tous ensemble, Ségolène Royal, Marie-George
Buffet, Arlette Laguiller, moi-même, c’est tant mieux.» Et Olivier Besancenot de souligner qu’il n’a pas prévu, lui, de visite du site (celle qui était calée par le staff de Ségolène
Royal sera finalement annulée par la direction) : «Je ne cherche pas à rencontrer les directions d’entreprises», ici qualifiées de «fieffés voyous». La concurrence à gauche,
toujours…
«Désinvolture». Mais pour l’heure, c’est plutôt la compétition interne au PS qui focalise l’attention. Même si, à en
croire la principale intéressée, cette escapade lorraine n’a que peu à voir avec la bataille du congrès. «C’était fixé depuis longtemps, assure-t-elle. Je ne veux pas
instrumentaliser cette visite. La semaine dernière, j’étais avec les enseignants, et vendredi, je serai avec les pêcheurs.» L’idée est toujours de «parler aux militants comme aux
Français». Et d’incarner, au-delà des luttes d’appareil, la figure de l’opposante numéro un, fustigeant hier la «désinvolture présidentielle». Pour préfigurer la suite ? «Un
premier secrétaire, c’est quelqu’un qui montre ce qu’est le PS, et en quoi il peut être utile aux Français», glisse le sénateur David Assouline, qui l’accompagne entre visite à l’usine
Corus Rail, filiale du groupe indien Tata, rencontre avec les syndicats d’ArcelorMittal à Gandrange et arrêt au piquet de grève de la CGT.
Mais même en terre de sidérurgie, les opérations socialistes continuent. La deuxième liste de soutiens rendue publique,
hier, par Bertrand Delanoë, où figurent nombre d’adhérents de base - on y croise néanmoins Jean-Claude Antonini, maire d’Angers, Christophe Girard, adjoint au maire de Paris et Jean-Yves Le
Bouillonnec, député-maire de Cachan - est accueillie avec soulagement par le staff royaliste : «Nous, si on va chercher les militants, on en aura des milliers !» Ségolène Royal, elle,
sent une «mobilisation» depuis sa déclaration de candidature, vendredi : «Ça a déclenché quelque chose», veut-elle croire. Tout en affectant de ne pas toucher aux
«méthodes du passé. Je ne cherche pas à engranger des gens». A l’heure où Michel Sapin la lâche (lire ci-contre), elle ne dédaignera pourtant pas le soutien du premier secrétaire
fédéral de Lorraine, Jean-Marc Todeschini, jusqu’ici proche de François Hollande : «Ce sera plutôt Ségolène. Pourquoi la remplacerait-on alors qu’elle a fait le même score que Jospin en
1995 ? Pour le moment, je n’en vois pas l’intérêt.»
«Mon job». Après les primaires socialistes, après la présidentielle, les législatives et les municipales, voilà
Ségolène Royal repartie sur le terrain. Avec l’évident souci de l’occuper. «C’est le contraire qui serait un événement, si j’arrêtais et si je disais : "Je me cache jusqu’en 2011." Il faut
repartir, à nouveau s’engager, ne pas s’épargner. Je fais mon job.»«échéances difficiles»«Jene suis pas la plus mauvaise pour mener la bataille des régionales.»
Ségolène Royal ou la candidate permanente.Sa cinquième campagne en moins de deux ans, donc. Avec, dans
le viseur, la sixième et les qui attendent le prochain premier secrétaire. Qu’elle transforme en argument de vente politique :«Jene suis pas la plus mauvaise pour mener la bataille des régionales.»Ségolène Royalou la candidate permanente.
Tout est arrivé d'un coup ce matin, coup de tonnerre dans ma mailbox : Delanoe s'annonce libéral. Après un 2e café ,
passage sous la douche, je consulte les liens envoyés par mes potes blogeurs...
Voici donc les citations de Bertrand Delanoe telles que rapportées par Reuters. Evidement le Figaro estime alors que
Delanoe invite la gauche a accepter le libéralisme. Ca doit les amuser. On attend la sortie de Lefebvre le CON-muniquant de l'UMP.
"M. Sarkozy se veut souverain omnipotent. Le libéralisme c'est le contraire, c'est la tolérance devant les démarches
individuelles. Je suis libéral, la droite ne l'est pas. La gauche doit se réapproprier avec fierté le mot et la chose"(...) Si les socialistes du XXIe siècle acceptent enfin pleinement
la libéralisme, s'ils ne tiennent plus les termes de 'concurrence' et de 'compétition' pour des gros mots, c'est tout l'humanisme libéral qui entrera de plein droit dans leur corpus
idéologique
Bien sûr, la gauche radicale celle du NPA qui est attendu pour nous bouffer entier ( mouaaarph) fait dans le résumé
et le raccourci intellectuel qui facilite amplement le débat entres gens qui pensent la même chose. Je le invite à lire l'article de médiapart sur les débats
en section PS sur l'insipide déclaration de principes du PS. Cela montre que le décalage entre nos élites en mode Bunker et les militants est assez fort. Ceci donc pour expliquer qu'il ne faut
pas confondre les déclarations et écrits dûment relus dans un ouvrage avec tout ce que les socialistes pensent ou veulent. A moins bien sûr de vouloir faire de la désinformation.
Sur l'Humanisme libéral, je rappellerai que pendant la campagne présidentielle de 2007, les fans de Bayrou nous
opposaient leur humanisme libéral à notre dogmatisme socialiste. C'est assez croustillant de voire Bébère se réferer à l'humanisme libéral après avoir essayé d'étrangler le MoDEM à
Paris. Je ne sais pas ce qu'en pensent mes potes blogeurs du MoDEM. Il faut d'ailleurs noter que leur penseur en chef a estimé que le capitalisme ne pouvait pas être un choix de société pour
notre nation. Là il fait de l'entrisme trotskiste à l'envers : Plutôt que de travailler avec le MoDEM devenons le MoDEM !
Par contre, oui nous sommes des humanistes, par ce que pour nous le respect de la personne humaine dans sa diversité est une
obligation, que la reconnaissance des droits de l'homme est la base de notre culture politique. Mais qui ne l'est pas ? Je suis sûr que si on pose la question à Marine le Pen elle répondra oui.
Mais pourquoi lui coller "libéral" alors ? On pourra discuter du fait que le libéralisme peut être de gauche par ce qu'il s'oppose à la rente. Syntax Error et simplification abusive
qui peut mener loin: On parle du libéralisme dans son ensemble, pas uniquement de l'opposition à la rente et à l'oligarchie. Et donc des délires individualistes, avec lutte contre toute
notion collective, fantasmes sur des solutions dignes du monde de Candy avec du fric comme seul valeur d'ajustement.
Bien sûr on pourra me dire que le
mot libéral n'est pas un gros mot. Certes, mais c'est la pratique libérale qui est odieuse, celle qui retire à la puissance publique ( nationale ou locale) son rôle pour laisser la
concurrence "libre et bon faussée" s'exprimer. Demandez aux Africains qui doivent libéraliser l'eau et le coton ce qu'ils pensent de ce concept ! Associer humanisme et libéralisme,
c'est assez osé.
Et Bébère propose de se ré-approprier le mot et la chose. (voir + haut). Donc à la fois le mot et son sens. Si ce
n'est pas embrasser le libéralisme qu'est ce donc ? Il faudrait dire amen à l'AGCS ? Allons mes amis et camarades du PS, il nous faut raison garder.
Alors oui, on verra de belles figures de gymnastique de la part des soutiens de Bébère pour justifier leur coté
social-libéral affirmé. J'en vois déjà dans mes groupes googole. Je les attend sur les blogs et dans les commentaires de certains. J'en salive d'avance. Pour l'instant mes blogopotes qui
trouvaient Bébère potentiellement à leur goût sont silencieux. Je ne peux donc pas faire de liens sur eux. C'est dommage par ce que derrière ce débat de fond, très théorique, se cache le besoin
de tester les pratiques des uns et des autres?
Et dans la pratique ça donne quoi ?
Prenons l'exemple du logement social à Paris. Des HLM donc. Je vais décrire ici du vécu avec témoignages sérieux ( j'ai des
copies des documents en question si on me cherche).
A Paris (et ailleurs hélas) on confie des services publics à des boites privées ou gérées comme tel. Ca s'appelle confier
des délégations de service public à des boites privées ou statut privé, exemple le logement social.C'est pareil sur le Velib. Moi, je demande un contrôle des usagers sur ces services public
même délégués, tout simplement par ce qu'ils en sont les usagers et les payeurs. C'est un truc qui n'est pas social-libéral.
Du coup, dans des HLM a but social, on trouve chez ceux gérés par Logirep: Des frais en cas de retard de 1 mois de loyer, des huissiers qui se déplacent pour saisir les meubles après 2
mois de retard, et assignent au tribunal pour demander l'expulsion et demandent 300 euros de frais pour 500 euros de loyer dus. Il est où le coté social de la chose ? Alors que les
proprios privés n'osent même pas le faire aussi vite! (ils n'ont pas d'avocats au forfait payés par la mairie). Ca se passe à Paris dans les logements de Monsieur Delanoë, et je pense que ça
doit se produire ailleurs dans d'autres villes. On trouve aussi des bailleurs "sociaux" qui rejètent les candidats en CDD pour cause de "risque juridique" ( bah oui, il va
etre au chômage ensuite). C'est à Paris aussi.
Ca doit être ça l'humanisme libéral dont parle Bertrand Delanoe dans son livre. A moins qu'il ne parle d'autre chose, dans
ce cas, je suis prêt à lire son ouvrage, à condition toute fois de le recevoir chez moi.
Deux évènements majeurs de l'histoire récente du Parti Socialiste ont pesé lourd dans la défaite de la gauche aux
élections présidentielles.
Le Congrès du Mans , tout d'abord, qui a donné lieu à une dramaturgie de façade vers une synthèse finale sensée rassembler les
socialistes. Cette synthèse , vide de sens et foulée aux pieds par les responsables socialistes, a discrédité le Parti Socialiste dans sa capacité à proposer un projet à nos concitoyens. Puis, ce
fut l'organisation de primaires internes à quelques mois seulement du scrutin présidentiel. D'une volonté de mener un débat démocratique exemplaire et transparent, cet exercice s'est transformé
en une bataille qui laissa des traces profondes dans les mois qui suivirent au Parti Socialiste.
Malgré un parti socialiste désorganisé, les militants socialistes ont
fait une campagne électorale de terrain participative, innovante et enthousiaste. Avec une fierté retrouvée, et malgré la défaite, les militants ont dit merci à Ségolène Royal au soir du deuxième
tour. Car, chacun des militants gardait en mémoire le silence volontaire, les coups bas de ceux des socialistes qui n'avaient pas emporté la primaire. Car, chacun des militants gardait en
mémoire l'effet dévastateur des attaques menées contre Ségolène Royal par ses challengers socialistes et reprises par Nicolas Sarkozy tout au long de la campagne électorale.
Le 18 mai 2008, « Rénover Maintenant » a décidé de se rapprocher des socialistes qui veulent renouveler cette même stratégie suicidaire. Dans cette volonté de séparer l'orientation politique
du Congrès et l'élection présidentielle, ils veulent priver notre parti de la cohérence nécessaire avec le calendrier électoral au nom d'une ambition qui ne dit pas son nom.
Aujourd'hui, le temps de la clarification et de la cohérence est venu pour le Parti socialiste. Le prochain Congrès doit être utile et constituer un temps fort de la refondation de notre parti.
Le projet que nous choisirons au Congrès de Reims devra être porté par notre premier secrétaire aux présidentielles de 2012. Parce qu'alors, nous aurons collectivement le temps de construire
notre projet. Parce qu'alors, les socialistes arriveront sereins aux présidentielles de 2012.
C'est pourquoi , membres fondateurs de Rénover Maintenant, nous avons décidé de démissionner de notre courant. Nous ne pouvons, aujourd'hui, accepter de cautionner une stratégie de chaos destinée
à préserver les postures de quelques-uns . Il en va du respect envers tous celles et ceux qui comptent sur le Parti socialiste pour leur apporter un espoir.
Nous voulons rester fidèles à la rénovation de notre parti pour laquelle nous avons oeuvré toutes ces années. Nous avions fait le choix en 2007 de soutenir Ségolène Royal . Elle a porté nos
idées au delà de nos espérances : démocratie participative, réforma institutionnelle, développement durable, pacte social européen. Aujourd'hui, nous faisons le choix de continuer avec elle le
travail de rénovation entrepris.
--------------- Yvette Roudy, Vice présidente de Rénover Maintenant et ancienne Ministre Françoise Mesnard, Vice-présidente de Rénover Maintenant ministre et Vice-Présidente de la région Poitou-Charentes Béatrice Arruga, Membre de la Direction Nationale de Rénover Maintenant et Vice-Présidente de la région Centre