"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
Télécharger la contribution (pdf)
Voir les signataires
ce matin plus de 5000 signatures
n'oubliez pas la vôtre !

Edito
Ségolène Royal a donc sauté le pas. Six mois avant le congrès du Parti socialiste, l'ex-candidate à l'Elysée s'est dite prête, vendredi 16 mai, à "assumer cette belle mission de chef du parti". Tout en se défendant de nourrir une "guerre des chefs", Mme Royal est bien décidée à contrecarrer l'offensive lancée par Bertrand Delanoë, qui vient de rendre publics ses premiers soutiens et publiera la semaine prochaine un livre intitulé De l'audace.
Voilà donc le PS engagé dans la deuxième étape de sa remise en ordre. La première était celle de son orientation générale : sa nouvelle "Déclaration de principes" lui permet d'afficher son identité "réformiste", sans craindre de laisser un espace à l'extrême gauche. Reste à se doter d'un leader et à définir de nouvelles alliances, indispensables pour espérer revenir au pouvoir.
Premier dilemme : celui du leader, qui a évidemment vocation à être le leader de l'opposition. La course est désormais lancée. Mais la partie n'est gagnée pour aucun des deux principaux prétendants. Mme Royal doit s'ouvrir un passage sans donner l'impression de vouloir contourner le PS de l'extérieur. M. Delanoë doit élargir son espace, aujourd'hui réduit à une base jospiniste trop étriquée.
Alors que se multiplient les candidatures de second rang, le PS doit décider s'il met à sa tête, ou non, un présidentiable. S'il choisit un "patron" qui renonce à être candidat, il laissera se mener, à ses marches, une guerre permanente entre Mme Royal et M. Delanoë, sans régler la question du leadership. S'il élit un présidentiable, il prend le risque d'une rude bataille, mais au moins aura-t-il un chef qui, comme François Mitterrand en 1974 et Lionel Jospin en 1995, sera légitime pour le mettre au travail et bâtir un projet.
Second dilemme : les alliances. Celle d'Epinay en 1971 avec le Parti communiste ou celle de la gauche plurielle en 1997 avec les Verts sont mortes. Une alliance avec le centre, souhaitée par Mme Royal et combattue par M. Delanoë, est aujourd'hui évanescente, tant le MoDem de M. Bayrou peine à exister. Le PS a pourtant besoin de nouveaux alliés. S'il les cherche seulement à gauche, il risque de perdre. S'il joue le centre, il renforce M. Besancenot. La solution de cette difficile équation est pourtant une des clefs de 2012.
Royal : "Il y aura des règles" et "des sanctions"
Ségolène Royal
"Ce qui s'est passé lors de la présidentielle a prouvé qu'il fallait une harmonie entre le principal parti d'oppposition et le candidat ou la candidate", a-t-elle expliqué. "Je pense que cette harmonie est indispensable mais elle n'est pas forcément un automatisme. Tout se mérite", a-t-elle ajouté.
Concernant sa candidature à la direction du PS, la présidente de la région Poitou-Charentes a affirmé que "les choses sont à la fois simples et mûrement réfléchies" et qu'elle correspondait à "l'agenda que je m'étais fixé".
"Une autre politique est possible"
Ma candidature, a-t-elle dit, "s'adresse à une conception du parti socialiste, à la prise de conscience de la situation en France. Je crois que ça va être un moment historique pour le congrès".
Elle a affirmé avoir "beaucoup appris" et "beaucoup changé aussi" depuis l'élection présidentielle. "J'ai vu ce qui avait fonctionné, ce qui n'avait pas été compris de Français", a-t-elle assuré, soulignant que "la mission historique du PS lors du prochain congrès sera de démontrer à nouveau qu'une autre politique est possible".
Interrogée sur la nécessité d'un leader au PS, elle a répondu : "c'est en tout cas ce que les militants m'ont dit et disent aujourd'hui dans le PS. C'est pour cela que je veux leur répondre en toute clarté".
"La question centrale qui va se poser c'est (...) quels sont les droits et les devoirs qu'il faut redéfinir (pour) que chacun puisse rêver à un avenir meilleur. Le rôle de la politique et des socialistes, c'est de dire à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant qu'il peut avoir un espoir d'un avenir meilleur", a poursuivi Ségolène Royal.
"Il y aura des sanctions"
A propos des critiques qui ont suivi l'annonce de sa candidature, l'ancienne candidate a affirmé que "si un jour je suis à la tête du PS, les responsables ne pourront plus s'exprimer de façon désobligeante ou violente à l'égard d'autres socialistes".
"Il y aura des règles qui seront appliquées, il y aura des droits et des devoirs, il y aura des sanctions. Parce que je pense que nous avons une responsabilité commune de construire un parti fort, un parti uni, un parti où on se respecte. Les militants attendent d'être respectés et c'est le sens de ma démarche", a-t-elle poursuivi.
Elle a assuré qu'elle n'avait "pas d'ennemi dans le PS". "La guerre des chefs, les militants n'en veulent pas et il n'y en aura pas. Vous n'entendrez jamais dans ma bouche une quelconque parole désobligeante", a-t-elle déclaré.










