"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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PARIS (Reuters) - Ségolène Royal s'est livré lundi à une attaque en règle contre Nicolas Sarkozy, accusant le candidat de l'UMP d'être un "menteur", "prêt à tout", qui "ne respecte pas les règles démocratiques".
La candidate présidentielle du PS a appelé les Français à voter pour elle le 22 avril "pour relever la France qui mérite beaucoup mieux que ce qu'elle a".
"Monsieur Sarkozy a menti et un menteur est-il apte à devenir président de la République ?", s'est-elle demandé sur Canal+.
Ségolène Royal était interrogée sur le mot "ignoble" qu'elle a, selon le candidat de l'UMP, utilisé à son égard.
"Je n'ai jamais tenu de tels propos. Cet homme qui est vraiment prêt à tout et à dire vraiment n'importe quoi dans le cadre de cette campagne présidentielle, je pense qu'il faut que ça cesse", a-t-elle dit.
Elle a précisé avoir utilisé ce terme pour décrire "l'amalgame" entre immigration et identité nationale après la proposition du candidat de l'UMP de créer un ministère de l'Immigration et de l'identité nationale.
Nicolas Sarkozy l'a attaqué à plusieurs reprises sur ce sujet, déclarant lundi : "que devrais-je dire quand elle a dit 'ignoble' quand j'ai prononcé le mot 'identité nationale'?".
Réagissant à la proposition du candidat UMP de créer un ministère de l'Identité nationale et de l'Immigration, Ségolène Royal avait jugé le 10 mars "assez ignoble de faire cet amalgame entre l'identité française et les travailleurs immigrés, étrangers, qui viennent ici pour contribuer à la croissance économique".
"J'appelle les Français à venir voter, à ne pas s'abstenir, et avec leurs voix, le 22 avril, je veux relever la France qui mérite beaucoup mieux que ce qu'elle a", a-t-elle ajouté mardi.
"UN AVERTISSEMENT"
Ségolène Royal avait auparavant affirmé que Nicolas Sarkozy ne respectait pas les "règles démocratiques" en utilisant les couleurs du drapeau français en couverture de son récent ouvrage.
"Un candidat à l'élection présidentielle doit respecter les règles", a-t-elle déclaré, précisant qu'"il y a une commission de contrôle des opérations électorales qui interdit aux candidats d'utiliser le drapeau français sur tous les documents de campagne".
Selon elle, "un livre publié dans le cadre d'une campagne électorale émarge aux comptes de campagne et la façon dont les couvertures sont affichées sont assignables à des affiches donc à des documents de propagande électorale".
"La projection ou l'affichage de la couverture de ce livre n'est pas autorisée par la commission de contrôle et je regrette que monsieur Sarkozy ne respecte pas les règles démocratiques", a-t-elle ajouté.
Ségolène Royal a précisé qu'elle ne saisirait pas elle-même la commission. "
"Je ne saisirai pas la commission mais je veux que les citoyens sachent qu'il y a des règles très claires", a-t-elle expliqué, ajoutant : "je ne crois pas que l'ancien ministre de l'Intérieur puisse ignorer cette règle".
Interrogée sur les propos de Nicolas Sarkozy qui lui a demandé mardi de débattre, elle a déclaré : "j'observe qu'il a retenu la leçon que je lui ai donnée".
"Avoir prétendu, pour exploiter les graves incidents de la gare du Nord, que j'étais du côté des fraudeurs, des voleurs, et de ceux qui étaient en infraction avec la loi (...) ce sont des méthodes qui sont particulièrement indignes du débat public".
"Je lui ai donné un avertissement et je me réjouis qu'il ait entendu cet avertissement", a-t-elle déclaré.
Rebondissant sur le terme "fraudeur", elle a souligné que l'ex-ministre de l'Intérieur appartenait au gouvernement "qui a prononcé l'amnistie pour Guy Drut", ancien ministre des Sports condamné dans une affaire de corruption.
"Si je suis présidente de la République il n'y aura pas de décision de ce type, les règles seront les mêmes pour tous", a-t-elle assuré.
Ségolène Royal : "Grand journal", Canal+, Spécial candidats
le 03/04/07
Ségolène Royal est la mieux placée pour remettre sereinement la France sur le chemin d'une nouvelle croissance, durable et partagée. |
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| Nous sommes des économistes aux parcours divers et aux opinions variées travaillant dans des universités et des centres de recherche français ou étrangers. Nous sommes convaincus que pour redresser l'économie française et répondre aux défis du plein-emploi et de la préservation de l'environnement, plusieurs réformes fondamentales sont nécessaires. Les politiques publiques doivent soutenir l'innovation, l'investissement, non la rente. Ces politiques doivent prendre pleinement en compte les objectifs du développement durable. Il faut attaquer l'échec scolaire à la racine, réformer les universités et offrir une formation professionnelle tout au long de la vie, car le capital humain est le déterminant fondamental de notre croissance. Pour réduire le déficit et redonner des marges de manoeuvre à la puissance publique, l'Etat doit devenir plus efficace, fixer des missions aux services publics et les évaluer. Les entreprises françaises doivent gagner en souplesse pour être compétitives, mais cette souplesse ne peut s'obtenir au prix de la précarité des individus. La négociation sociale doit jouer pleinement son rôle pour favoriser l'emploi et la progression du pouvoir d'achat des salaires. La fiscalité doit être simple, peser moins lourdement sur le travail et conduire à économiser les ressources naturelles. Les freins à l'activité économique des femmes doivent être levés. Nous ne partageons pas nécessairement toutes les idées du pacte présidentiel de Ségolène Royal, mais nous soutenons sa candidature à la présidence de la République parce que son approche est la seule qui prenne en compte ces différents aspects. Ségolène Royal veut investir massivement dans la recherche et l'éducation. Elle propose de limiter le nombre d'élèves par classe et d'augmenter les moyens des établissements dans les ZEP. Elle propose d'accroître l'autonomie et les moyens des universités, en contrepartie d'une exigence accrue pour le placement des étudiants et la qualité des recherches. Elle souhaite réformer l'Etat en mobilisant les fonctionnaires, et non en leur jetant l'opprobre. Elle veut mettre la négociation entre partenaires sociaux au coeur du système économique et diminuer d'autant les interventions législatives. Elle propose de créer un service public de l'emploi, qui sache accompagner, former et, quand il le faut, sanctionner les abus. Ces réformes permettront de concilier la souplesse des entreprises et la sécurité aux individus. Elle s'est engagée de longue date en faveur du développement durable, et ses convictions lui donnent dans ce domaine une crédibilité unique parmi les principaux candidats. Elle propose la création d'un service public de la garde d'enfants pour améliorer la situation des femmes sur le marché du travail. Elle choisit de stabiliser les prélèvements obligatoires et de réduire progressivement la dette publique pour financer ces réformes structurelles, au lieu de promettre des baisses immédiates. Nous, signataires de cet appel, sommes convaincus que Ségolène Royal est la mieux placée pour remettre sereinement la France sur le chemin d'une nouvelle croissance, durable et partagée. Les signataires de cet appel sont : PHILIPPE AGHION, professeur à Harvard ; JEAN-PIERRE ALLEGRET, professeur à l'université Lyon-II ; PHILIPPE ASKENAZY, chercheur au CNRS ; FRANÇOIS BÉLORGEY, chercheur à l'Ires ; ANDRÉ CARTAPANIS, professeur, doyen honoraire, Aix-Marseille ; GILBERT CETTE, professeur à l'université de la Méditerranée ; DANIEL COHEN, professeur à l'Ecole normale supérieure ; CHRISTINE ERHEL, maître de conférences à Paris-I ; MARC FLEURBAEY, directeur de recherche au CNRS ; JACQUES FREYSSINET, professeur émérite, Paris ; ANDRÉ GAURON, ancien conseiller de Pierre Bérégovoy ; BERNARD GAZIER, professeur à l'université Paris-I ; JEAN-FRANÇOIS GOUX, professeur, doyen honoraire, Lyon-II ; NATHALIE GREENAN, chercheuse au CNRS ; JÉRÔME LALLEMENT, professeur à l'université Paris-V ; PHILIPPE LANGEVIN, maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille ; CHRISTOPHE LAVIALLE, maître de conférences, Orléans ; EL MOUHOUB MOUHOUD, professeur à l'université Paris-Dauphine ; ROBERT LION, ancien directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations ; PIERRE-ALAIN MUET, ancien président de l'Association française de science économique ; THOMAS PIKETTY, professeur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales ; THOMAS PHILIPPON, professeur à New York University ; MICHEL RAINELLI, professeur, Nice Sophia-Antipolis ; PIERRE RALLE, professeur associé, Paris-Dauphine ; ALAIN SAND, professeur, ENS Lyon ; PATRICK VILLIEU, professeur à l'université d'Orléans ; HÉLÈNE ZAJDELA, professeur à l'université Paris-Nord |
"Le motif invoqué par la mairie était un retard de paiement, les repas devant être payés pour un mois au début du mois, mais peut-on vraiment parler de retard le 2 avril ?", a protesté Magalie Diez, une des parents d'élève. "On a regroupé les enfants concernés et on leur a dit qu'il fallait gronder leurs parents. C'est un procédé ignoble. On doit s'en prendre aux parents, pas aux enfants", ajoute-t-elle.
La maire du village, Pascale Coffinet, a rétorqué que le paiement d'avance des repas vaut réservation. Elle a également invoqué l'impossibilité de fournir un repas aux enfants. "Légalement nous n'avions pas le droit d'aller acheter quelque chose aux enfants, en cas d'allergie. Notre tort a été de prendre ces enfants à midi. Les instituteurs auraient dû les garder et appeler les parents négligents".
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