"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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"La France est aujourd'hui en de mauvaises mains"

Ségolène Royal (Sipa)
Ségolène Royal a affirmé, lundi 30 avril, sur France 2, que Nicolas Sarkozy "cherche surtout à capter les voix du Front national" en proposant d'introduire "un peu de proportionnelle au Sénat ou à l'Assemblée nationale".
Interrogée sur le discours du candidat UMP, dimanche à Bercy, Ségolène Royal a observé que Nicolas Sarkozy avait "une nouvelle fois changé d'avis" sur la proportionnelle. "Il y a quelques jours, il n'en était pas question. Aujourd'hui, je crois qu'il cherche surtout à capter les voix du Front national. C'est une perche tendue vers le Front national", a jugé la candidate socialiste.
Revendication du FN et de l'UDF
Pour la première, dimanche, Nicolas Sarkozy a envisagé l'introduction de la proportionnelle à l'Assemblée nationale. Il s'agit d'une revendication, notamment, du Front national et de l'UDF.
Quelques jours avant le premier tour, le président de l'UMP avait pourtant désavoué son bras droit Brice Hortefeux, qui avait évoqué la possibilité d'élire une soixantaine de députés à la proportionnelle à l'horizon 2012.
Héritage de mai 68
Lundi matin, Ségolène Royal a également dénoncé la "grande violence" et la "grande brutalité" du discours de Nicolas Sarkozy à Bercy.
Ainsi, sur mai 68, pourfendu par le candidat UMP, qui veut "liquider" son héritage, elle a rappelé que c'était aussi "11 millions de grévistes qui ont obtenu les accords de Grenelle, le droit des femmes à accéder à la contraception, un vent de liberté contre une société totalement verrouillée".
Bilan gouvernemental
Concernant le débat qui opposera les deux finalistes, mercredi soir, Ségolène Royal a indiqué qu'elle souhaitait "une clarification du choix". "La France est aujourd'hui en de mauvaises mains", estime la candidate. Nicolas Sarkozy devait "accepter d'être mis devant ses responsabilités en ce qui concerne son bilan gouvernemental".
à lire cet entretien dans Le Monde
s'engage derrière Ségolène Royal
PARIS, 30 avr 2007 (AFP) - Le collectif "Sauvons la recherche", qui s'est structuré en 2004 lors d'une vague de contestation des scientifiques français, a appelé lundi à voter au deuxième tour de la présidentielle pour Ségolène Royal, dont le projet "reprend une partie importante" de ses propositions.
"Même si son projet est perfectible, nous pensons que Ségolène Royal dessine une ambition renouvelée pour la recherche et l'enseignement supérieur, alors que Nicolas Sarkozy programme leur déclin par des mesures que nous jugeons profondément déstabilisatrices", écrit SLR dans un communiqué.
Le collectif salue notamment l'engagement de la candidate socialiste à abroger la nouvelle loi sur la recherche, adoptée l'an dernier après la grogne des chercheurs. L'augmentation de 10% par an du budget de la recherche, la promesse d'un statut du doctorant, la création d'emplois nouveaux, l'affirmation du rôle central des organismes et des universités... sont autant de mesures que SLR met au crédit du programme de la candidate.
"Certes", reconnaît SLR, "le bilan en matière de recherche et enseignement supérieur des années où la gauche était au gouvernement a des aspects critiquables. Mais en comparaison avec les cinq dernières années ou avec la période 1993-1997 (...), le bilan est clair".
De M. Sarkozy, le collectif critique la priorité donnée au financement de la recherche par projets, qui favorise, selon lui, le court terme. Il lui reproche aussi ses projets d'autonomie des universités et le soupçonne de vouloir réduire au rang d'agence de moyens des organismes comme le CNRS et l'INSERM.
"Enfin, et peut-être plus gravement encore, ses déclarations péremptoires sur la détermination génétique de la pédophilie ou du suicide des jeunes, mais aussi ses propos sur les limites des sciences humaines et sociales (...) ne peuvent qu'inquiéter les hommes et les femmes de sciences", ajoute SLR.
la phrase qui était inscrite sur le portail d'Auschwitz :
"Arbeit macht frei"
Discours d'investiture de M. Nicolas Sarkozy, le 14 janvier 2007
sur google

Bon, pour le quinquennat, si c'est Sarko, il restera le lexomil pour Sarko, Hortefeux et la clique.
Nicolas Sarkozy veut "liquider"
l'héritage de mai 68

Mai 1968 à Paris (Sipa)
Le virulent discours de Nicolas Sarkozy contre l'"héritage" de mai 68, prononcé dimanche 29 avril lors du meeting du candidat UMP au Palais omnisport de Paris-Bercy, a provoqué de nombreuses réactions. "Mai 1968 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral", a déclaré Nicolas Sarkozy pour qui il faut désormais "tourner la page" et "liquider" cet "héritage".
"Un côté âge d'or qui n'a jamais existé"
"Un discours idéologique", commente Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU (éducation). "L'école de Jules Ferry était une école de tri social extrêmement forte. On se donne l'illusion qu'avant on formait bien tout le monde alors que c'est totalement faux". Selon le leader syndical, "ce discours sur Mai 68, c'est de l'idéologie à l'état brut avec un côté âge d'or qui n'a jamais existé".
"Une société totalement verrouillée"
Mai 68, c'était aussi "11 millions de grévistes qui ont obtenu les accords de Grenelle, le droit des femmes à accéder à la contraception, un vent de liberté contre une société totalement verrouillée", a pour sa part commenté la candidate Ségolène Royal, qui souligne en outre la "grande violence" et la "grande brutalité" du discours de l'ancien ministre de l'Intérieur.
Régression
François Hollande n'est pas en reste. Le Premier secrétaire du Parti socialiste estime que Nicolas Sarkozy mène "une démarche de régression, pour ne pas dire de réaction". "Ce n'est pas la société de demain que prépare Nicolas Sarkozy, (...) c'est la société d'hier ou d'avant hier", estime-t-il. A ses yeux, Nicolas Sarkozy est le "candidat de la régression, du bilan, du statu quo, de l'injustice" mais aussi "de l'incantation".
"Un moment important de la modernisation de la société française"
Enfin Daniel Cohn-Bendit, qui fut un des leaders de mai 68, considère que "parler de liquidation de 68, c'est du bolchevisme". Il juge "incroyable ce terme stalinien, bolchevique, de 'liquidation'".
"Si on veut un bolchevique au pouvoir en France, eh bien: Sarkozy!", a-t-il lancé. L'eurodéputé vert souligne que Mai 68 "a transformé la société française de fond en comble, a libéré l'autonomie des individus". "68, c'est un moment important de la modernisation de la société française", "c'était une soif de vie", a-t-il jugé, tout en ajoutant que "la critique a été faite par des tas de gens, dont moi, depuis longtemps".
NOUVELOBS.COM | 30.04.2007
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