Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
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Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
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"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 

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« Chères amies, chers amis,

vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.

Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »

                                                                                Ségolène Royal


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Jeudi 3 avril 2008

«Jack Lang est venu me voir pour me dire: "Tu avais raison sur Laurent Gbagbo,je te fais mes excuses." J'ai savouré.» Dans son bureau de l'Assemblée nationale, le député Henri Emmanuelli raconte volontiers combien son camarade socialiste a été bien reçu à Abidjan. Objet d'un vif contentieux interne en 2004, débouchant sur la «prise de distance» du parti socialiste, la relation PS-Gbagbo évoluerait-elle vers un rapprochement,par la grâce des discothèques de la rue Princesse ?

 


© RTI

 

Le 29 mars, dans une interview au quotidien Fraternité Matin, Jack Lang estime «qu'en France même, il y a eu une énorme manipulation, organisée par certains médias et le gouvernement sans doute.
Et quelques autres. Quoique de bonne foi, mais ça n'excuse rien, les socialistes ont été victimes ou complices de cette manipulation»
. Et d'indiquer son intention de «rétablir le pont entre les socialistes français, le président Laurent Gbagbo et la Côte-d'Ivoire».


Les appels à la démission du Front populaire ivoirien de l'Internationale socialiste ne seraient donc plus d'actualité?

Egalement du voyage en Côte-d'Ivoire, le député strauss-kahnien Jean-Marie Le Guen dit avoir «une mémoire vive des tensions d'alors, et surtout de leur principal thuriféraire, le grand socialiste Eric Besson».

Pour le vice-président de l'Assemblée nationale, interrogé par Mediapart, «on n'est pas forcément un lobbyiste quand on essaie d'agir et il est évident que le PS a eu des mots injustes pour Gbagbo, qui a été victime d'une politique de désinformation».

Présent à Abidjan«à l'invitation du gouvernement ivoirien et parce que des gens nous ont dit qu'il était important d'avoir un regard renouvelé sur la situation», Le Guen confie enfin avoir été «impressionné par la dimension humaine, profonde et solide du président Gbagbo».

 

- "Sur le fond" du dossier ivoirien, Jean-Marie Le Guen dit avoir constaté que «le processus de Ouagadougou [lire le rapport de l'Onu] était à l'œuvre et que tout le monde s'y retrouvait à peu près». De son séjour, il se dit «stupéfait de voir combien la France est désengagée du pays» et il estime ne pas voir «comment la France pourrait être absente d'un processus démocratique invraisemblablement cher et compliqué», faisant allusion au contrat de 100 millions d'euros liant le pays avec la société Sagem. Enfin, il confirme «réfléchir à la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire sur les événements de Bouake» [lire le dossier de RFI]. Lui et Jack Lang étaient repartis quand ont éclaté les heurts et manifestations contre la vie chère, dans les rues d'Abidjan.

- Lire aussi cet article de Rue89 du 31 mars, sur un complot anti-Gbagbo jugé à Paris

- La fiche «Côte-d'Ivoire» extraite du rapport 2007 d'Amnesty international

- Le dossier Côte-d'Ivoire du Monde diplomatique

par Yvon GRAIC publié dans : La vie du PS
Jeudi 3 avril 2008

"La rigueur est là. Il n'y a plus besoin de l'annoncer

AFP | 03.04.2008 | 14:17
Le secrétaire national du PS à l'économie, Michel Sapin, a estimé jeudi que l'on était aujourd'hui dans

Le secrétaire national du PS à l'économie, Michel Sapin, a estimé jeudi que l'on était aujourd'hui dans "la rigueur extrême", avant même la prise en compte des "effets de la crise mondiale" qui se traduira "inévitablement par des prélèvements sur tout le monde".

"La rigueur est là. Il n'y a plus besoin de l'annoncer, plus besoin de la nier. Aujourd'hui, elle se traduit simplement par de la rigueur budgétaire, mais de la rigueur extrême, des coupes claires dans les budgets de l'Etat (...)", a déclaré le député de l'Indre lors d'une conférence de presse.

M. Sapin a attribué cette situation, non pas à la crise mondiale, mais au "décalage" entre les hypothèses budgétaires pour 2008 (inflation, déficit budgétaire, croissance) et les prévisions révisées, qualifiant ce décalage d'"erreur volontaire", les prévisions initiales étant selon lui, irréalistes.

L'ancien ministre de l'Economie et des finances a rappelé le gel de 7 milliards d'euros de crédits par le gouvernement cette année - "jamais une somme aussi importante n'avait été gelée", a-t-il dit -, sans compter les économies toutes prochaines de plusieurs milliards d'euros dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques.

Encore n'est-ce "qu'une première étape", car l'affaissement de la croissance américaine "aura des conséquences lourdes pour notre économie", a affirmé M. Sapin.

"Les effets de la crise mondiale n'ont pas encore été intégrés dans les comptes publics, dans les décisions du gouvernement. Le jour où il devra prendre en compte cette réalité, il y aura une deuxième étape, et ce seront inévitablement des prélèvements sur tout le monde, pour financer en particulier les 15 milliards d'euros qui n'ont profité qu'à quelques-uns", a-t-il expliqué en se référant au "paquet fiscal" voté en juillet 2007 par le parlement.

Au chapitre des propositions, M. Sapin a estimé que, sur ces 15 mds, "12 peuvent être annulés sans conséquence négative pour l'économie". Seule serait maintenue la réduction d'intérêts versés pour l'achat de la résidence principale.

Cette somme serait affectée d'abord au désendettement de l'Etat puis au "soutien au pouvoir d'achat": + 50% à la prime pour l'emploi, doublement de l'allocation de rentrée scolaire, abaissement d'un demi-point du taux de TVA sur les produits de première nécessité.

Pour "restaurer la compétitivité des entreprises", le PS préconise une modulation de l'impôt sur les sociétés en fonction de l'investissement des entreprises, une refonte des aides directes et fiscales, un effort budgétaire pour l'innovation et la recherche.

par Yvon GRAIC publié dans : Economie
Jeudi 3 avril 2008
Il y a un problème entre Nicolas Sarkozy et la politique économique. S'exprimant récemment à un colloque au Sénat, le président déclarait que, contre les conseils de tous ceux qui lui disaient de pratiquer une politique de l'offre, il avait heureusement choisi de faire, avec les heures supplémentaires, et son slogan "travailler plus pour gagner plus", une politique de la demande, devançant ainsi George Bush face au ralentissement mondial, et que, au demeurant, il n'avait jamais bien compris la différence entre une politique de la demande et une politique de l'offre.

 

Cela se voit. Toute économie de marché chemine sur une ligne de crête bordée de deux précipices : d'un côté, si elle croît trop vite, elle tombe dans l'inflation ; de l'autre côté, si elle croît trop lentement, elle tombe dans le chômage. Entre ces deux écueils, l'équilibre est difficile à trouver. En France, pendant les "trente glorieuses" de croissance à 5 %, nous avons souffert de l'inflation. Puis, après 1974, durant les trente années suivantes de croissance à 2,5 %, nous avons souffert du chômage. Pas facile de piloter une économie !

Les recettes sont pourtant connues : en période d'inflation, il faut libérer l'appareil productif par une politique de l'offre de production en faveur des entreprises. En période de chômage, il faut injecter du pouvoir d'achat par une politique de demande en faveur des ménages. Quand on a, comme en 2008, à la fois un peu trop d'inflation et un peu trop de chômage, on peut chercher un dosage des deux politiques.

Or, que dit M. Sarkozy ? Il entend faire une politique de la demande en donnant du pouvoir d'achat grâce aux heures supplémentaires. Profonde erreur ! "Travailler plus pour gagner plus", c'est une politique de l'offre. On agit en faveur des entreprises pour qu'elles accroissent leur production et distribuent ensuite plus de salaires. La politique de la demande serait l'inverse : "Gagner plus pour travailler plus." C'était la découverte géniale de John Maynard Keynes de montrer que, si on commence par distribuer du pouvoir d'achat, celui-ci est alors consommé et permet à la machine économique de redémarrer.

Rappelons-nous la crise de 1930 : tout s'arrêta et les gouvernements, devant la chute de leurs recettes fiscales, se dirent avec "bon sens" que, quand on a moins de recettes, il faut réduire ses dépenses, ce qui eut l'effet inverse. Le "bon sens" mena à la catastrophe : l'Etat, en réduisant ses dépenses, aggrava la crise. Keynes montra alors qu'il fallait continuer à dépenser, en acceptant un déficit, jusqu'à ce que l'économie redémarre. La leçon fut suivie avec succès durant toutes les décennies ultérieures.

Aujourd'hui, les choses sont moins simples pour deux raisons : la France s'est tellement endettée qu'elle ne peut plus accepter de déficits budgétaires nouveaux ; et, surtout, la mondialisation fait que, si on distribue du pouvoir d'achat aux Français, ils en utilisent une bonne part à acheter des produits chinois, indiens ou coréens, et que cela fait tourner les usines, mais pas en France.

FAIRE SAUTER LES BLOCAGES

Alors ? Alors, il faut se faire à l'idée que, en politique économique, les idées simples sont en général fausses. Toute décision de politique économique doit être examinée, non sur son effet immédiat, mais sur la réaction en chaîne qu'elle induit ensuite sur les comportements des ménages et des entreprises. En ce début d'année 2008, morose sur le plan mondial, il est vain de ramer à contre-courant en France par des mesures à court terme. Augmenter les prestations sociales serait une folie budgétaire. Augmenter le smic au-delà de son indexation légitime ne servirait qu'à créer de nouveaux smicards.

Seules des réformes de structure au niveau de l'offre peuvent remettre en marche l'économie française et réduire les déficits budgétaire et extérieur catastrophiques. On ne peut plus se contenter de contourner les obstacles : les 35 heures par les heures supplémentaires, ou l'aberrant impôt sur la fortune par le bouclier fiscal... Il faut d'urgence faire sauter les blocages, non par idéologie, mais au nom de ce pragmatisme dont se prévaut, à juste titre, Nicolas Sarkozy.

A l'Elysée, le président s'appuie sur un pôle international solide piloté par un professionnel reconnu, Jean-David Levitte, et sur un pôle social solide piloté par un professionnel reconnu, Raymond Soubie. Mais il n'y a pas de pôle économique équivalent. A défaut, le président devrait, comme le font certains de ses collègues, s'entourer d'un tout petit groupe consultatif de professionnels reconnus, pour lui fournir un diagnostic régulier de la situation française, très complexe en ce moment, et des mesures à prendre, dans le cadre d'une stratégie d'ensemble claire, lisible, et surtout continue, ce qui n'est pas le cas pour l'instant. Pour que l'économie française reparte dans le bon sens, il faut aujourd'hui plus que du bon sens.

Lionel Stoléru est économiste, ancien ministre.
 

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"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


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