"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Durée des cotisations, nouvelles règles de représentativité, divorce avec l’Unsa… François Chérèque précise les positions de la CFDT.
La bataille des quarante et un ans aura-t-elle lieu ? Rien n’est moins sûr. Hier, Xavier Bertrand a reçu, les uns après les autres, les dirigeants des cinq confédérations syndicales représentatives (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) et des trois organisations patronales (Medef, CGPME, UPA). Au menu : l’adaptation de la réforme des retraites votée en 2003.
Dans le document remis à chacun, le ministre du Travail précise dès les premières lignes que le passage de 40 annuités de cotisations pour bénéficier d’une retraite à taux plein à 41 en 2012 se fera quoi qu’il arrive. Au-delà des oppositions de principe à cet allongement, les réactions des syndicats restent cependant mesurées. Certes Bernard Thibault (CGT) juge la mesure «gravissime». Et Jean-Claude Mailly (FO) appelle l’ensemble des salariés à manifester le 15 mai avec les fonctionnaires. Mais après l’épisode des régimes spéciaux en novembre, la CGT hésite à se lancer dans une bataille contre les quarante et un ans, quasiment perdue d’avance puisque le gouvernement peut imposer l’allongement par simple décret, sans faire voter une nouvelle loi.
Autre agent de division, l’accord du 9 avril 2008 sur la représentativité, signé par la CGT et la CFDT. Il inquiète les autres syndicats qui craignent une bipolarisation. D’où le rapprochement entre la CGC et l’Unsa, que dénonce la CFDT.
Vous avez été reçu hier soir par Xavier Bertrand. Quels sont les points d’accord et de désaccord avec le gouvernement ?
Nous avons plusieurs points de désaccord. D’abord, la copie est à revoir sur le déclenchement progressif du passage à quarante et un ans, dès 2009, et sur l’absence de revalorisation des basses pensions. Par ailleurs, je déplore que la question de la pénibilité ne soit pas évoquée et que rien ne soit prévu pour augmenter le Fonds de réserve des retraites. En revanche, la CFDT est satisfaite de la reconduction du départ anticipé des salariés qui ont commencé à travailler jeunes, les fameuses «carrières longues».
La vraie question n’est-elle pas d’abord celle de l’emploi des seniors ?
Elle est centrale. Et c’est bien parce que l’emploi des seniors n’a pas progressé depuis 2003 que nous disons stop. Pas d’allongement de la durée de cotisation tant que des progrès significatifs ne sont pas faits. Je rappelle, qu’en France, seulement 38 % des 55-64 ans sont encore au travail au moment de liquider leur retraite, contre 44 % en moyenne en Europe. Les négociations à venir sur l’assurance chômage, la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC) et la formation professionnelle doivent permettre de changer les mentalités et les pratiques dans ce domaine.
Il est aussi question de basculer une part de la cotisation d’assurance chômage sur l’assurance vieillesse. Où en est la négociation, alors que le gouvernement réunit une table ronde le 6 mai ?
Elle doit se terminer avant la fin de l’année. L’enjeu de la réunion du 6 mai est de déterminer la part de cotisations d’assurance chômage qui doit être affectée au remboursement de la dette de l’Unédic, celle qui sera consacrée à l’amélioration du système, et celle que l’on pourrait transférer vers les retraites. Et ce dernier thème n’est pas négligeable, quand on sait qu’un point transféré permettrait d’améliorer de 40 % le financement de l’assurance vieillesse d’ici 2020.
Sur l’assurance chômage, la CFDT n’est-elle pas échaudée par son expérience de gestionnaire de l’Unédic ?
L’épisode des recalculés en 2004 nous a conduits à nous interroger sur notre rôle de gestionnaire et sur la façon dont ce rôle est compatible avec nos objectifs revendicatifs. Ainsi, nous avons pris la décision de ne jamais confier à la même personne la conduite de la négociation et la gestion d’un organisme. L’autre question importante est celle du partage des rôles entre les partenaires sociaux et la puissance publique. L’Etat doit assurer la gestion de ce qui ressort de la solidarité nationale, qu’il finance avec les impôts. Notre responsabilité est de gérer l’assurantiel, c’est-à-dire le salaire différé.
Le 1er mai, vous défilez à Paris avec Bernard Thibault. Une première depuis 2003. Faut-il y voir le signe de l’alliance des deux grands syndicats contre les petits, résultat de la «position commune» sur la représentativité syndicale signée par la CFDT et la CGT?
Cela n’a rien à voir. Tous les ans, je participe à un défilé du 1er mai, souvent unitaire comme l’année dernière à Metz. Cette année, l’union régionale CFDT d’Ile-de-France a décidé de participer à la manifestation parisienne avec la CGT, la FSU, l’Unsa et Solidaires. J’ai donc choisi de défiler avec eux. Et les sujets d’actualité ne manquent pas.
Le secrétaire général de l’Unsa, Alain Olive, sera lui à Strasbourg. Que pensez-vous d’un éventuel rapprochement entre l’Unsa et la CFE-CGC ?
C’est déjà un premier résultat plutôt positif de la «position commune» ! Deux organisations syndicales envisagent un rapprochement : notre réflexion vise justement à éviter un trop grand morcellement du syndicalisme. C’est le sens de la règle des 10 % dans les entreprises et de 8 % dans les branches ou au niveau interprofessionnel. Mais je suis convaincu que la fusion de deux syndicats par le sommet n’est pas opérante. Nous avons nous-mêmes engagé, il y a quelques années, un travail de ce type avec l’ex-FEN [Fédération de l’éducation nationale, dont est issue l’Unsa, ndlr]. Nous avions mis en place des groupes de réflexion et décidé qu’un rapprochement serait étudié après la création de l’Unsa et une adhésion commune à la Confédération européenne des syndicats (CES). En faisant le choix de se rapprocher de la CGC, l’Unsa met fin à nos réflexions passées.
Donc la CFDT a décidé de virer l’Unsa de la Confédération européenne des syndicats ?
La représentation commune de la CFDT et de l’Unsa s’appuyait sur une démarche de rapprochement de nos deux organisations. L’Unsa a rompu cette dynamique. Nous en prenons acte. C’est dommage car la Confédération européenne des syndicats favorise souvent les convergences entre les syndicats français, y compris avec la CGT.
Quand l’Unsa s’est créée en 1994 après l’implosion de la FEN, il était question de créer, avec la CFDT, un pôle syndical réformiste. N’êtes-vous pas dans le dépit amoureux ?
L’idée qu’il y aurait un pôle syndical réformiste et un pôle révolutionnaire n’est pas forcément très pertinente. Quand en 1990, alors que le mur de Berlin venait de tomber, des militants de la FEN, dont son secrétaire général, Yannick Simbron qui vient de disparaître, se sont rapprochés de nous, c’était un débat de fond qui partait des pratiques syndicales. Aujourd’hui les responsables de l’Unsa, dont une partie est issue de FO et formée au militantisme par le trotskisme, raisonnent uniquement en termes d’organisation sans s’appuyer sur des valeurs et des pratiques syndicales de terrain. Or, entre la CGC et l’Unsa, elles sont bien souvent opposées, et pas uniquement entre leurs syndicats de policiers.
Pourtant ces deux syndicats sont souvent proches de la CFDT. La CGC par exemple sur les retraites, ou l’Unsa sur l’assurance maladie…
Sauf que l’Unsa s’est opposée à la réforme des retraites de 2003 que soutenait la CGC. Et je ne suis pas certain que les militants Unsa qui gèrent la mutuelle de l’Education nationale se retrouvent sur les positions de la CGC en matière de complémentaire santé.
N’êtes-vous pas en train de changer les règles de la représentativité syndicale au profit des deux principales confédérations, la CGT et la CFDT, en reléguant à plus ou moins brève échéance tous les autres dans un rôle marginal ?
Nous voulons changer en profondeur les règles de représentativité, c’est une évidence, et 2008 va marquer un tournant essentiel. Mais les règles issues de la position commune, qui doivent encore être transposées dans la loi, ne sont pas dirigées contre les petits syndicats. Elles remettent en question l’ensemble de nos organisations, y compris la CFDT et la CGT, en fondant leur légitimité sur leur présence et leurs pratiques dans les entreprises et les administrations. Nous risquons tous de nous voir remis en cause dans une entreprise ou une branche professionnelle où nous ne serions pas capables de démontrer la réalité de notre présence. Mais c’est à ce prix que nous pouvons légitimer la démocratie sociale.
Tibet: "la stratégie de la France est en train de payer" pour l'UMP
PARIS (AFP) — Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a affirmé samedi dans un communiqué que "la stratégie de la France, défendue courageusement par le Président de la République sur la question tibétaine, est en train de payer".
"Tellement mise en doute par les démagos de tous poils, la stratégie de la France, défendue courageusement par le Président de la République sur la question tibétaine est en train de payer", écrit M. Lefebvre.
Effectivement ça paye , Au jourd'hui :
Des émeutiers tibétains écopent de peines de prison allant de 3 ans à la perpétuité
Dix-sept personnes ont été condamnées, mardi 29 avril, pour leur participation aux manifestations contre la Chine de la mi-mars à Lhassa. Un tribunal chinois installé dans la capitale tibétaine a prononcé des peines allant de trois ans de prison à l'enfermement à vie. Le tribunal a annoncé les verdicts lors d'un "procès ouvert" auquel assistaient plus de deux cents personnes. Mais il n'a pas, pour l'heure, précisé les détails du jugement, qui devraient être dévoilés dans la journée.LEMONDE.FR | 29.04.08
« C'était il y a très très très longtemps.
En ce temps-là, il y avait le ciel.
A droite du ciel, il y avait la planète
Gibi.
Elle était complètement plate, et elle penchait soit d'un côté, soit d'un autre.
A gauche du ciel, il y avait la planète Shadok.
Elle n'avait pas de forme spéciale, ou plutôt, elle
changeait de forme.
Au milieu du ciel, il y avait la Terre, qui était ronde et qui bougeait. »
Il y avait donc, en ce temps-là, des Shadoks avec les pieds en bas et des Shadoks avec les pieds en haut. Les Gibis étaient leurs ennemis, réputés intelligents et gentils. Tout le contraire des Shadoks, selon eux. Le plus simple est derevoir ses classiques. Face aux Shadoks, hier comme aujourd'hui, la France éternelle sera bipolaire. Shadokophiles contre Sarkophiles ? C'est vite dit. Tout le monde s'accorde en tout cas sur un point : il y eut bien au départ une série télévisée d'animation. Les trois premières saisons (1968-1973) furent suivies d'une quatrième (à partir de janvier 2000). Et, toujours, ils reviennent.Autre point d’accord, hier comme aujourd’hui, le langage de base est des plus réduits. Pourquoi ? Parce que le vocabulaire des Shadoks se limite à la combinaison de quatre syllabes, ga bu zo meu. La langue gabuzomeuse, en d’autres termes. Zoga pour pomper, c’est un exemple. Cela n'empêche pas les subtilités. « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? » est ainsi une devise Shadok. « S’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème », cela ne vous rappelle rien?
En ces temps de réforme des programmes scolaires, les Shadoks nous invitent à revoir leur philosophie et leurs devises, que l'on trouvera brillantissimement illustrées.
Les jaloux et les méchants vous diront que les « trucs et les machins » inventés par les Shadoks fonctionnent mal, c’est un fait. Le professeur Shadoko a notamment inventé la cosmopompe, qui doit pomper le cosmogol 999. On verra de belles tentatives de réformes au chapitre Logistique d’un fanatique de la géométrie shadok.
En 1968, les téléspectateurs (sachant écrire) avaient le droit d'envoyer des lettres, pour adorer ou pour rouspéter. Il y avait une émission fameuse, « Les Français écrivent aux Shadoks ». Mais en 1969, dans une séquence en fanfare,le synopsis d'un entretien avec Nicolas Sarkozy.
Grâce à feu le Service de recherche de l'ORTF, il paraît enfin que l'on verra, à partir de ce soir, sur la première chaîne, après les actualités, un nouveau retour des Shadoks (deux minutes, montre en main). Jean Yanne et Jacques Rouxel annoncèrent l’arrêt de cette guerre épistolaire. On y entend la voix immortelle des Shadoks, Claude Piéplu. Dans la même veine, on devine
PS condamné à de petits replâtrages»
Dans l’épais brouillard qui entoure aujourd’hui la préparation du congrès, quels scénarios se dégagent ?
Rarement congrès, dans l’histoire du PS, aura été aussi incertain, avec des lignes de force aussi changeantes. Trois intrigues sont possibles. Un duel frontal entre Delanoë et Royal, une opposition entre cette dernière et des «reconstructeurs», groupe aux frontières aujourd’hui très floues, ou encore une configuration plus classique, comme à Dijon ou au Mans, avec confrontation entre gauche et droite du parti. Avec un risque commun à tous ces scénarios : qu’il n’y ait, à l’arrivée, aucune clarification idéologique.
Pourquoi une telle incertitude ?
C’est le signe d’un parti qui n’est plus structuré par des loyautés idéologiques durables. Les courants sont devenus des coteries instables. Les identités y sont fluides, et les reclassements permanents. A part, peut-être, à la gauche du parti. Encore faudrait-il que celle-ci dépasse une certaine culture de la division et de la balkanisation idéologique. Car, au fond, qu’est ce qui distingue Marie-Noëlle Lieneman, Jean-Luc Mélenchon ou Benoît Hamon ?
Est-ce la fin des courants ?
C’est en tout cas la crise des sensibilités organisées. Un exemple : le courant strauss-kahnien était l’un des plus structurés, avec une vraie identité idéologique construite autour de la modernisation et du refus du surmoi marxiste. Mais il n’a pas résisté au départ de son leader, ni aux rivalités qui l’ont miné de l’intérieur. Au-delà, les positions sont devenues interchangeables : quelles sont, sur la durée, les positions sur l’Europe de Julien Dray, Arnaud Montebourg ou Vincent Peillon ? Qu’est ce qui distingue, sur le fond, Ségolène Royal, François Hollande ou Bertrand Delanoë ? Il n’y a même pas d’accord sur les désaccords ! Les clivages sont artificiels et ne masquent que des luttes d’intérêts. La déshérence idéologique est totale.
Que signifie l’inflation du nombre de prétendants au poste de premier secrétaire ?
Le jeu est tellement ouvert que tout le monde tente sa chance. Dans la mesure où le débat ne porte plus sur les idées, la question des personnes devient surdéterminante. Le leadership est devenu le nouveau mantra du PS. Mais, plutôt qu’à l’homme ou à la femme providentiel(le), il faudrait réfléchir aux conditions à réunir pour qu’il existe une autorité au PS. Aujourd’hui, il n’y en a plus.
Partant de ce constat, la rénovation s’avère-t-elle une mission impossible ?
Le PS a déjà perdu beaucoup de temps. La défaite de 2007 avait ouvert une fenêtre d’opportunité. Mais elle n’a débouché que sur une période de latence. Aujourd’hui, il y a retour à la routine de l’organisation, et le mot de rénovation a perdu tout son crédit. Même au sein du parti, personne n’y croit plus. Le PS est condamné à de petits replâtrages en coulisses. Avec un effet délétère sur l’opinion publique. Le PS est même devenu illisible pour ses propres militants…
Justement, comment expliquer que le PS ait perdu 40 % de ses militants ?
D’abord parce que, dans toute organisation politique, les défaites sont toujours suivies d’hémorragies militantes. Mais aussi parce que le départ des nouveaux «adhérents à 20 euros» était écrit. Le PS se retrouve à son étiage historique, autour de 130 000 adhérents, plus que jamais retracté sur son réseau d’élus. Et ceux-ci n’ont pas intérêt à ce qu’arrive le nouvel adhérent, qui est celui qui va remettre en cause les équilibres établis et se montrer critique. Le PS est un monde fermé, qui ne cherche pas à recruter. Sa logique est celle d’un repli sur soi.
Beaucoup de socialistes promettent un congrès pas comme les autres, avec des militants qui ne voteront plus selon la consigne du patron de la fédération…
Le vote des militants reste captif. Certes, les militants sont de moins en moins sensibles aux pressions et aux intimidations de leur secrétaire de section, ou de leurs responsables fédéraux. Mais le poids des élus demeure déterminant. Et d’abord parce qu’énormément de militants sont des collaborateurs des élus, qui travaillent dans les cabinets ou les collectivités locales. Ils sont donc dans des relations de dépendance. Le poids des grands féodaux du PS demeure donc très important.










