"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
- le 17 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les
nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la
discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »
-le 24 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
richesse ?
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !
Ségolène Royal
Mais c'est "le service minimum", dit-il, et le titre, Forget 68, annonce la couleur. Il faut oublier 1968. "Je crois que Mai 1968 était un moment extraordinaire pour tous ceux qui l'ont vécu, a été un accélérateur de l'histoire, a changé beaucoup de choses, mais on vit dans un autre monde. En 1968, chômage ? Connaissait pas. Le sida ? Pas davantage. La dégradation climatique ? Non plus. C'est la dernière révolte qui ne savait rien du CO2. On a d'autres problèmes aujourd'hui", explique-t-il. "Je ne suis ni un nostalgique ni quelqu'un qui renie", dit-il encore. La volonté affichée par Nicolas Sarkozy de "liquider" l'héritage de Mai 1968 le fait rire. "S'il y a un soixante-huitard à l'Elysée, c'est bien lui ! Jouir sans entraves ? C'est ce qu'il fait. Il n'arrête pas. Cela commence à énerver les Français, d'ailleurs", dit-il. "On ne peut pas, dans une structure aussi autoritaire que celle de la Ve République faire n'importe quoi. Et il est en train de le payer", ajoute-t-il. Le fameux discours du candidat Sarkozy à Bercy, entre les deux tours, au cours duquel celui-ci a dénoncé le "relativisme intellectuel et moral" qui caractériserait Mai 68 ? L'orateur n'en croyait pas un mot ! Il draguait effrontément les voix des électeurs âgés, des catholiques traditionnels et des deux à la fois. Il en faisait des tonnes, au point de faire remonter au joli mois de Mai la dégradation de la "morale du capitalisme", et même, dans la foulée, la naissance des parachutes en or, des retraites chapeaux et des patrons voyous. Bref, il n'était pas sérieux.
Entendre qualifier l'hôte de l'Elysée de soixante-huitard honteux par un Daniel Cohn-Bendit hilare était un grand moment de télévision... Venait ensuite fatalement, et en parfaite contradiction avec le refus de toute commémoration, la séance de souvenirs. Serge Moati demandait à son invité quel était son souvenir le plus fort de ce mois-là. Sa rencontre avec Jean-Paul Sartre ! "J'étais nerveux, pour une fois", explique-t-il. "Alors, c'est la révolution ?", lui a demandé Sartre. "Non", a-t-il sobrement répondu. "Vous êtes sûr ?" a insisté Sartre. "C'est une révolte. Ce n'est pas la prise du Palais d'Hiver", a répondu Cohn-Bendit. L'écrivain était un peu déçu.
Il y a bientôt quarante ans, la France s'embrasait. Les étudiants bloquaient leurs universités et dressaient des barricades, les ouvriers se révoltaient contre leurs employeurs, la grève devenait générale... A coups de pavés et de slogans, les révoltés exigeaient une société libérée des carcans, où il serait "interdit d'interdire" et où l'on pourrait "jouir sans entrave".
1968, date mythique pour des générations. Date idéologique pour les révolutionnaires dans l'âme. Date repoussoir, aussi, pour toute une partie de la droite, Nicolas Sarkozy en tête : elle fait porter à l'"idéologie" d'alors tous les maux de la France d'aujourd'hui. Pour le président de la République, il faut "liquider" l'héritage de Mai-68.
Quarante ans après le printemps des barricades, un "Mai-2008" est-il possible ? Quelles révoltes pourraient se radicaliser et se généraliser à ce point ? Celle des jeunes de la précarité ou de la banlieue ? Celle des exclus du pouvoir d'achat ou des discriminés ? Celle des mal-logés ou des sans-papiers ?










